mardi 10 février 2015

Cheerleader un jour ... cheerleader toujours ! (3ème partie)















Le lendemain, il avait été très surpris de voir Marion sortir de la salle de bains en jupe plissée, haut réglementaire et cheveux attachés en une jolie queue de cheval.

-         Ah ! Tu as osé ?
-         Ben oui … c’est pour te montrer, mais profite ! Je l’enlève dans une minute.
-         Oh, je peux t’aider, si tu veux !

Ils avaient plaisanté encore quelques minutes, et puis ce fut une broutille qui déclencha leur dispute.

-         Bon … tu vas le préparer, ce petit-déjeuner ?
-         Oui, tu viens m’aider ?
-         Ben pourquoi ? Tu es là pour me servir, non ?
-         Marion … je ne suis pas d’humeur à plaisanter quand tu prends ce ton là.
-         Et bien figure-toi que je ne plaisante pas du tout !
-         Ah ?
-         Oui. Moi, je vais me changer, et toi tu vas me préparer mes œufs et mon bacon, mes tartines, un jus d’orange et …
-         … une bonne fessée, peut-être ?
-         Sam ! Je VEUX mon petit-déjeuner !
-         Mademoiselle Marion se met à me donner des ordres, maintenant ?
-         Et tu te dépêches !

Marion avait tourné le dos à Sam. Moins d’une seconde après, elle ressentit sur sa cuisse une douleur soudaine, accompagnée d’un clac ! sonore.

-         Marion ! Je n’admets pas ce type de comportement !

La voix de Sam avait changé.

-         Et je vais t’expliquer comment je gère les caprices des petites filles comme toi.
-         Je ne suis pas une petite fille !
-         Oh que si. Et d’ailleurs tu vas garder ton costume, c’est parfait.
-         Mais … je … je me sens ridicule dedans ...
-         Ce n'est pas ton costume qui est ridicule. C'est ton comportement. Oui, tu as été ridicule de t’énerver. Oui, je ne suis pas content. Et tu sais combien je déteste quand tu es comme cela. Une jeune fille capricieuse, qui a besoin de quelques règles de comportement … et de savoir que quand elles sont transgressées, certaines méthodes sont appliquées pour qu’elle les comprenne.
-         Sam … je … je suis désolée …
-         Tu peux. Parce que je suis en colère.

Sam s’approcha de Marion, saisit son bras et l’emmena sans ménagements jusqu’à la chaise la plus proche. Quand Marion bascula sur ses genoux, elle poussa un petit cri, qui se transforma en une succession de Non ! affolés quand elle sentit la petite jupe plissée se relever sur ses reins et découvrir une petite culotte blanche parsemée d’étoiles bleues de différentes tailles.

-         Ah ! Je vois aussi que tu portais des petites culottes adaptées à la situation ! C’est vrai qu’être cheerleader, et surtout flyer, c’est monter vers les étoiles ! Et bien tes petites fesses vont devoir revenir sur terre … et elles vont bien rougir, crois-moi.

Les claques commencèrent. Les petites fesses se mirent à tressauter en cadence. Marion battait des jambes, en équilibre sur les genoux de Sam. Fermement tenue, elle ne put retenir un cri désespéré lorsqu’elle sentit sa petite culotte glisser.

-         Ah ! Je vois deux globes qui ont commencé à rosir. La leçon commence à porter, dirait-on. Tu es toujours décidée à me donner des ordres ?
-         Non ! Sam ! Arrête ! Pas la culotte ! Pas la …
-         Il fallait y penser avant.

Enfin la fessée s’arrêta. Marion, en larmes, glissa maladroitement sur le sol et se releva, honteuse et profondément malheureuse. Elle remonta en pleurant sa petite culotte blanche constellée d’étoiles. Elle se sentait comme une petite fille punie et n’aspirait qu’à une chose, être consolée.

-         Sam …
-         Oui ?
-         Pardon …
-         Allez, ma petite Marion … viens …

Marion se réfugia avec un soulagement indicible dans les bras qui venaient de se tendre. La voix de Sam était soudain redevenue douce et grave avec des accents chantants, et le contraste avec cette même voix si dure exprimant la colère il y a encore quelques instants lui déclencha une nouvelle crise de larmes.

-         Allons … ça y est … c’est fini …
-         Sam …ça … ça fait mal, une fessée …
-         Oh oui … je connais une petite cheerleader qui en a reçu une bonne, n’est-ce pas ?

Marion se serra un peu plus fort contre Sam.

-         Une petite cheerleader qui a été insolente … désagréable … et dont j’ai dû rougir les fesses …

La main de Sam, qui caressait le dos de Marion, venait de descendre, effleurant les reins et caressant les deux petits globes rebondis qui étaient à présent de nouveau enserrés dans leur protection de coton.

-         Sam … non …
-         Et pour ce faire, j’ai dû baisser cette petite culotte … et claquer ces petites fesses nues qui se trouvaient à portée de main lorsque tu étais sur mes genoux … tu as honte, j’espère … tes fesses nues et rouges … fessée comme une gamine … 
-    Sam ... je t'en prie ... je ...
 

Marion serra soudainement fort Sam contre elle et posa ses lèvres sur les siennes.

lundi 9 février 2015

Cheerleader un jour ... cheerleader toujours ! (2ème partie)















A cet instant-là, pour dire la vérité, Sam croyait tout à fait autre chose. Il aimait bien taquiner Marion et pensait d’ailleurs que celle-ci en avait besoin.

-         Oh … si je te le dis, tu vas encore me traiter de pervers !
-         Au point où tu en es !
-         Mais bon … sans plaisanter – ce qui n’est pas mon genre du tout, d’ailleurs – je trouve que c’est une jolie expérience. D’abord parce que tu étais sportive, être « top », cela nécessite d’être une très bonne gymnaste. Ensuite parce que je suis sûr que tu t’es trouvée bien dans ce rôle, assumer très tôt ta féminité, le regard des hommes, apprendre la séduction … même si ton objectif n’était certainement pas de sortir avec le capitaine de l’équipe, ce qui pour le coup aurait été très stéréotypé. Et puis c’est la culture américaine. Madonna a été cheerleader ! Et dans un autre style, plusieurs présidents des Etats-Unis.
-         C’est vrai …  forcément, on était à la fois concurrentes dans l’équipe, mais aussi on était fières d’avoir pu y entrer. Toutes les nouvelles commençaient d'abord par être remplaçantes … On avait toutes les cheveux longs et on se les coiffait entre nous, c'était une sorte de tradition. Avec des élastiques pour les attacher.
-         En fait, tu aimais déjà les cadres, non ?
-         Peut-être … je ne me suis jamais posé la question.
-         Ca te ferait quoi, d’imaginer avoir enfreint le règlement, et devoir t’expliquer avec … disons … moi ?
-         Tu veux devenir cheerleader ?

Marion avait pris un air mutin, ne ratant pas l’occasion de renvoyer la balle à Sam.

-         Oh … ce n’est pas franchement mon ambition à court terme, pour être franc.
-         Mais tu serais prêt à recadrer ces demoiselles pour leur rendre service, en fait !
-         Cela fait plaisir d’être compris ! Mais je suis sûr que si tu remettais ton costume, cela serait charmant d’une part, et d’autre part … cela nous donnerait un champ d’expérimentation … intéressant …

Marion avait failli, dans un premier temps, décocher une pointe ironique en guise de réponse. Elle s’était ravisée en s’imaginant en jupe courte, devant Sam, la tête baissée, se sentant coupable. Et cette pensée l’avait troublée plus qu’elle ne l’aurait imaginé.

-         Ah oui … surtout pour toi … mais d’abord tu te moquerais de moi, je suis sûr.

Sam s’approcha de Marion et l’entoura de ses bras.

-         Non …Viens avec moi sur le lit … Je vais t’expliquer …

Ils s’allongèrent l’un à côté de l’autre. Marion tournait le dos à Sam, et celui-ci, tout contre elle, lui chuchota à l’oreille :

-         Marion … tu sais, je ne trouverais pas ridicule que tu remettes ton costume … parce que tu le ferais pour moi … parce qu’il représente un cadre symbolique … parce que ce serait jouer avec ce que nous aimons tous les deux … et c’est cela qui a du sens …
-        

Sam avait longuement parlé, rassurant Marion sur son passé. Nous ne sommes pas maîtres de toutes nos expériences, lui dit-il, et il est de notre responsabilité d’en garder le meilleur.

Marion n’avait rien dit et ils s’étaient endormis l’un contre l’autre, Sam caressant doucement les petites fesses de Marion par-dessus son jean. A vrai dire il ne croyait pas trop à ce que Marion enfile de nouveau un jour son costume, mais il avait souri par devers lui en l’imaginant ainsi.

dimanche 8 février 2015

Cheerleader un jour ... cheerleader toujours ! (1ère partie)















Marion venait de faire tomber une boîte en carton remplie de vieilles photos. Lorsque Sam les ramassa, son regard s’arrêta sur la photo d’un groupe de jeunes filles souriantes, toutes vêtues d’un justaucorps aux couleurs vives et d’une petite jupe.

-         Mais … dis-moi … c’est toi, là ? Au centre ?
-         Euh … oui … c’était quand j’étais cheerleader …
-         Tu as été cheerleader ?!? Tu ne m’avais jamais dit ça !
-         Ben … c’est un épisode de ma vie que tu peux oublier.

Sam et Marion avaient parlé quelques minutes autour de la photo. Marion lui avait confirmé qu’elle n’était pas spécialement fière d’avoir contribué à ce pan de culture populaire qui avait été importé de l’Amérique, même si elle en gardait des souvenirs d’esprit d’équipe, de discussions avec les autres filles, de paillettes dans les yeux. Mais tout ceci lui paraissait aujourd’hui un peu ridicule, presque humiliant, comme si elle s’en voulait d’avoir naïvement cédé à l’admiration éperdue de sa mère qui ne manquait jamais de la photographier et de la filmer à chaque match et qui la complimentait sans cesse sur la grâce de sa fille lorsqu’elle était projetée en l’air en tant que « volant », « flyer » en anglais, mot qui désigne la fille souple et légère que l’on fait tourbillonner en l’air. Marion avait mis fin à la conversation en rangeant prestement la photo.

Le soir, ils avaient préparés ensemble le repas, et ce moment partagé avait été simple et délicieux. Toutes les deux minutes ils s’étaient embrassés, et Marion avait senti le désir de Sam lorsque il s’était penché derrière elle pour l’aider à mélanger les ingrédients du repas. Puis ils avaient mangé et Marion avait servi le thé. Ils devisaient à présent tranquillement sur le canapé.

-         Au fait … Et si on reparlait de ton passé de cheerleader ?
-         Ah non ! Pas ça ! Je déteste cette période ! Je n’aurais jamais dû t’en parler, d’abord !
-         Mmmmhhhh … pourquoi ? Tu devais être charmante en petite jupe plissée !
-         Ah ben je t’imagine bien en train de me mater lors d’un match !
-         Oh … tu sais, si tu remettais ton costume, je ne vois pas pourquoi j’éviterais de regarder tes jolies cuisses fuselées dépasser d’une petite jupe plissée !
-         Pervers va ! lâcha Marion avec un sourire amusé.
-         Moi ? Tu n’aimes pas quand je te regarde ?
-         Ben si … mais quand même … et puis c’est un épisode de ma vie dont je ne suis pas très fière, tu sais …
-         Ah … à cause du stéréotype de la cheerleader ?
-         Euh … tu veux dire quoi ?
-         D’après Wikipedia, dans la culture populaire américaine, la cheerleader incarne l'hyperféminité, le glamour et l'enthousiasme, mais véhicule aussi l’image de la petite garce dévergondée aguichant les supporteurs ! lança Sam en riant.
-         T’es allé voir ça ! Et ça te fait rire !
-         Oui ! Beaucoup ! Je t’imagine bien en petite garce dévergondée !
-         Oh ça va hein … J’étais très sage, d’abord. Et puis même si on avait des petites jupes plissées, le règlement était très strict ! La longueur de la jupe devait toujours être plus longue que le bout de nos doigts quand on les plaquait le long du corps.
-         Mmmmmhhhhh … charmant … je me serais bien vu en tant que précept… euh … entraîneur de l’équipe, moi. Une vingtaine de cheerleaders les bras le long du corps, attendant mon inspection …
-         Décidément tu ne penses qu’à ça !
-         Et, bien sûr, les contrevenantes auraient dû s’expliquer avec moi.
-         Oh, tu sais, quand on n’obéissait pas au règlement, on était virées !
-         Quel manque de pédagogie ! Moi, je suis sûr que j’aurai eu des moyens beaucoup plus appropriés pour remettre la coupable dans le droit chemin.
-         Ah bon … et lesquels, s’il te plaît ?
-         Oh … c’est un peu délicat à expliquer … mais je montrerai, un jour … ce sera plus facile.
-         Mais bon, franchement, je me demande comment j’ai pu faire ça. C’est parce que ma Maman était fière de moi, je crois, que j’ai fait ça du collège au lycée.
-         Tu étais sportive, aussi …
-         Ah oui ! J’étais le « flyer », tu sais, celle qu’on envoie en l’air.
-         Ah, oui, tu aimais ça, déjà ? rétorqua Sam avec un air innocent.
-         Oh ça suffit ! D’abord, j’étais une jeune fille pure et innocente !
-         Et tu n’as pas changé, n’est-ce pas ?
-         Ben non ! Qu’est ce que tu crois ?

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