vendredi 20 juin 2014

Reprise en main (2ème partie)














Une bonne minute fut nécessaire pour atteindre la chambre. Une minute au cours de laquelle ma main s’égara plusieurs fois d’une manière sèche sur les cuisses de Marion afin de la faire avancer, peinant à monter les marches de bois. Elle était finalement rentrée dans la chambre, malgré une hésitation devant le palier, vite balayée par deux claques sur ses fesses. A présent nous étions tous les deux rendus devant le lit, et j’étais passablement énervé. Dans un élan irrépressible, Marion se rua brusquement dans mes bras et me serra fort. Surpris et touché par ce geste, ma voix se fit plus douce :

-         Je sais que tu ne veux pas. Que tu n’aimes pas recevoir la fessée. Mais tu sais que tu en as besoin. Que ton comportement doit s’améliorer. Tu le comprends, n’est-ce pas ?
-         Oui. Je … je sais. D’accord …

Marion se blottit un peu plus fort contre moi, comme s’il avait été possible d’arrêter le temps, de prolonger éternellement ce moment pour échapper à la punition qui l’attendait.

-         Allez, ma petite Marion. Plus vite ça commencera, plus vite ce sera fini. Je sais que tu vas être courageuse. Même si tu vas devoir encore recevoir la fessée déculottée.

Marion avait commencé à sautiller nerveusement d’un pied sur l’autre et  poussa une sorte de grognement lorsque je l’amenais vers moi. Grognement qui se mua en gémissement lorsque j’entrepris de la basculer sur mes genoux.

-         N’aie pas peur, Marion. Tu vas de nouveau être contre moi. Très près.

Je relevais lentement la jupe bleu plissée sur les reins de Marion.

-         Sam … je ne veux pas !
-         Malheureusement, ce n’est pas toi qui décide.

Les cuisses nues étaient à présent découvertes, mettant en valeur le joli rebondi de ses petites fesses enserrées dans une petite culotte de couleur pastel.

-         Allez !

Ma voix venait de se durcir. L’injonction agit comme un anesthésiant, et Marion sembla s'abandonner de son plein gré sur mes genoux, tout en pleurnichant bruyamment.

-         Arrête de pleurnicher, je n’ai même pas commencé.
-         Ta gueule …

Marion avait parlé très bas, mais pas suffisamment pour que le son de sa voix ne parvienne à mes oreilles.

-         Pardon ?

Je ramenais brusquement Marion contre moi. Sans attendre de réponse, plusieurs claques s’abattirent sur le postérieur offert, et Marion commença à gigoter.

-         Ah, je te confirme. Tu en as bien besoin de celle-là !
-         Aïe ! Ouye ! Pardon ! Je regrette !
-         Tiens ! Tu veux continuer à être insolente ? Ne te gêne pas, surtout ! Mais en attendant …

Je venais de saisir l’élastique de sa petite culotte. Marion sentit les doigts s’immiscer sous le fin tissu de coton qui commença à glisser sur ses fesses rosies.

-         Non !

Furieuse, Marion venait d’enfouir sa tête dans ses bras.

-         Oui, tu as raison de te cacher. Les gamines qui se vexent, tapent sans raison et parlent mal finissent de cette façon. Les fesses nues et bien rouges.

Les claques reprirent de plus belle. La fessée venait véritablement de commencer. Les premières larmes apparurent.

-         Sam, Sam ! Arrête, s’il te plaît ! J’ai mal, j’ai honte, je ne veux pas ! Pardon ! Pardoooon ! Pardon …

Marion s’agitait dans tous les sens, battant des jambes, essayant de se dégager, et je sentis que quelque chose venait de se passer. Comme si elle avait eu besoin de me provoquer pour déclencher une véritable salve de calques, comme si elle avait voulu que je la punisse sévèrement, sans l’excuser pour de mauvais prétextes. Marion avait été insolente. Elle avait mal travaillé. Elle en subissait les conséquences. Je n’avais envie que d’une chose, la prendre dans mes bras et la consoler. Mais je savais aussi que je devais prévenir tout risque de récidive ce soir-là. 

-         Marion, j’aimerais te croire. Mais tu connais le proverbe : 

Précepteur trop indulgent
Fait que rapidement
Les princesses deviennent insolentes
Et glissent sur la mauvaise pente.


Marion ne connaissait pas le proverbe, et de toute façon l’état présent de son esprit n’était pas vraiment enclin à se préoccuper de sagesse populaire. Sous le feu nourri des claques son postérieur était à présent devenu rouge et sensible, et chaque nouvelle rencontre de ma main avec la peau nue lui arrachait un cri ou une supplique.

-         Marion … tu te rends compte que je te donne une fessée ?
-         Aïe ! Ouye ! Oui ! Ouuuii ! Ouuuuiiiii ! Arrête !
-         Certainement pas.

dimanche 15 juin 2014

Reprise en main (1ère partie)















Je venais de retrouver Marion à la gare. Nous avions eu une longue discussion la semaine précédente, et elle sentait confusément que tout ne se déroulerait pas comme d’habitude. Notre dernier coup de téléphone s’était achevé sur cette phrase :

-         Marion. Tu as besoin d’être reprise en main. Sérieusement.

Elle avait frémi et rougi. Certes, elle s’était déjà retrouvée déculottée sur mes genoux il n’y a pas si longtemps, mais elle savait qu’elle méritait amplement d’être punie pour son manque général de travail cette année. Pour ses insolences. Sa nervosité qu’elle n’arrivait pas à contrôler. Elle avait peur, mais en même temps, aspirait à cette punition. C’était ce qui lui convenait. Elle avait enfilé une courte jupe plissée bleu marine et un joli chemisier blanc. Elle savait que je serai sensible à cette attention. Le trajet jusqu’à mon appartement s’était déroulé en silence. Marion était absorbée dans ses pensées, et n’avait pas écouté les airs d’opéra de Mozart que j’avais mis pour détendre l’atmosphère. Les haut-parleurs déversaient le célèbre air Cosi fan tutte e belle que j’affectionnais tout particulièrement. En substance, les femmes sont toutes pareilles : belles et volages, selon le librettiste Da Ponte. A n’en pas douter, Mozart devait sûrement penser qu’elles bénéficieraient d’être punies pour leurs bêtises, lui qui écrivait le 17 mai 1789 à sa chère épouse Constance : Comment donc peux-tu croire, oui, seulement même supposer que je t'aie oubliée ? Comment cela me serait-il possible ? Pour cette seule pensée, tu recevras dès la première nuit une solide fessée sur ton charmant petit cul fait pour recevoir des baisers, compte là-dessus. 

Mais pour l’heure Marion ne songeait pas à l’opéra, mais plutôt à ce qui l’attendait très probablement d’ici peu de temps.

-         Marion … tu as besoin d’un précepteur particulier, je crois. Quelqu’un qui t’explique certaines choses.
-         Pfff … je ne sais pas si tu serais un bon précepteur, toi ! « Certaines choses … » Tu manques de clarté, là, et ce n’est pas signe d’un bon pédagogue, ça !

Marion avait eu de la peine à retenir un éclat de rire nerveux.

-         De clarté ?
-         Oui ! Ou de clairvoyance, si tu préfères. Mettre en lumière. Tu vois, je vais te donner un conseil, tu devrais préciser ce que tu entends par « certaines choses ». Cela t’aiderait à m’expliquer, sans doute. A être moins confus.

Marion avait semble-t-il décidé de jouer la carte de la provocation, peut-être pour précipiter inconsciemment les événements.

-         Ah, oui … préciser certaines choses … ou alors préciser les choses, tout simplement. Mais qu’est-ce que je n’ai pas distingué en pleine lumière ? Attends, je réfléchis. Ton manque de sérieux cette année, par exemple ? Non, ça, je l’ai bien vu.
-         Sam ! Tu te moques de moi !
-         Moi ? Je n’oserais pas.

Un fin sourire venait de se dessiner sur mes lèvres. Marion, vexée, croisa ses bras et se retourna, prenant la position de bouderie qu’elle affectionnait.

-         Oh … tu boudes ? Tu sais que tu es mignonne quand tu fais ça ?

Marion se retourna d’un coup et me fixa. Ses yeux lançaient des éclairs.

-         Non je ne suis pas mignonne quand je boude ! Je suis impressionnante !
-         Ouh ! J’ai peur !
-         Et puis, si, tu oses te moquer de moi ! Tu te moques toujours de moi d’ailleurs ! Tu es méchant !
-         Dis-moi, tu ne viendrais pas de passer en mode « je suis une petite fille vexée », là ?
-         Non, pas du tout !
-         Ah, heureusement … sinon cela aurait pu dégénérer. Et tu aurais pu finir par te retrouver sur mes genoux.

Excédée, Marion venait de se précipiter sur moi en me tapant, telle une gamine hors d’elle.

-         Marion ! C’est quoi ce comportement ?

Je venais de lui saisir le bras, et mon ton sec la déstabilisa.

-         Mais … euh … c’est bon … pardon …
-         Viens voir un peu ici.

Marion venait de baisser la tête. Je plaçais mon index sous la pointe de son menton pour la forcer à me regarder. Elle recula brusquement, les yeux toujours rivés vers le sol.

-         J’ai dit pardon, c’est bon.
-         Marion. Non, ce n’est pas bon. Tu n’as pas à te conduire ainsi. Et je pense que cela va te calmer de te retrouver sur mes genoux. Ça, c’est clair, au moins ? Cela ne nécessite pas de précisions ?
-         Pardooon … allez, arrête.
-         Mais tu as raison, on n’est jamais trop clair. Lorsque tu seras sur mes genoux, ce sera pour recevoir la fessée, Mademoiselle la petite fille qui se vexe trop facilement.

C’est à ce moment que Marion me tourna le dos, visiblement hors d’elle, et commença à se diriger vers la cuisine, en proférant :

-         Arrête, je te dis ! Tu fais ch*** à la fin !
-         Ah, ça !

Un pas venait de suffire pour rattraper Marion. Ma main partit et une claque sèche s’abattit sur les deux fesses offertes.

-         Tu as gagné ta fessée, Marion. Tu es contente ? Tu files dans la chambre, maintenant. Je vais t’y rejoindre. Et, crois-moi, tu vas changer de ton.
-         Sam … je … je te demande pardon. Je suis calmée, maintenant …

Le visage de Marion venait de se décomposer. La claque reçue avait déclenché en elle une violente émotion. Elle savait que le processus était engagé, que cette claque signait le début de la punition. Elle avait voulu me tester, savoir jusqu’où elle pouvait aller, jouant tour à tour la carte du charme ou de la provocation, guettant mes réactions, se montrant tantôt repentante ou effrontée. Mais Marion était allée un pas trop loin. Elle venait de franchir le Rubicon.

-         File !

Marion traînait des pieds. Elle se retourna ses yeux humides longèrent dans les miens. Visiblement, elle était secouée.

-         Pardon … vraiment … je ne te taperai plus, c’est promis.

Et elle rajouta, d’une voix à peine audible :

-         Sam … pas … pas la fessée …

-         Je t’ai promis la fessée, Marion. Et je vais te la donner. Tout de suite.

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