samedi 15 mars 2014

A cœur, à corps et à cris

Il y a dans l’air un souffle de printemps, ce soleil qui donne envie de dévoiler les corps, de mettre la peau à nu, de dévoiler les cœurs … comme celui-ci, qui m’a fait irrésistiblement penser à de douces rotondités … et, pour rester dans le sujet qui nous occupe parfois l’esprit – et la main :-) – j’ai pensé que c’était la saison pour avoir de nouveau envie d’être à cœur, à corps et à cris …

jeudi 13 mars 2014

Fantasmeur, fantasmeuse













J’ai souvent lu dans les forums ce néologisme, « fantasmeur », ou son pendant féminin, « fantasmeuse », désignant de manière généralement péjorative ces personnes qui ne rechercheraient dans leurs contacts que des frissons virtuels, ou, pire, seraient incapables de passer à l’acte. Ces jugements, en général péremptoires, m’ont toujours paru réducteurs. 

Quand je me suis « lancé » sur les forums et dans l’écriture de mon blog, j’étais dans la position de celui qui en rêvait depuis longtemps, mais qui débarquait dans un petit monde en ignorant ses différents codes, tel un adolescent qui cherche à inviter pour la première fois une fille à danser. Mon apprentissage a été ce qu’il a été … j’ai dû me lancer, apprendre, découvrir les désirs des unes et des autres, les confronter aux miens … la vraie vie, en somme. Et cela m’a pris un certain temps. Si j’avais un seul conseil à donner, d’ailleurs, c’est bien celui de prendre ce temps-là. D’y aller à son rythme. De rester à son écoute. Les choses viennent quand elles doivent venir, ce qui ne signifie pas que l’on doit rester passif, mais au contraire apprendre des contacts, des conversations, de ses expériences. 

Du côté de celles qui se dérobent pour passer à l’acte, j’ai du mal à supporter l’attitude de ceux qui les crucifient en leur assénant d’un air de reproche: « Tu n’es qu’une fantasmeuse ». Premièrement, parce que cela s’apparente à une technique qui peut engendrer une certaine pression ou de la culpabilité, la phrase pouvant être interprétée comme « Tu ne sais pas ce que tu veux. Prouve-moi que ce n’est pas vrai, sinon tu ne m’intéresses plus … ». Deuxièmement, parce que la réalité est bien plus complexe. Je pense que certaines personnes ne recherchent pas autre chose que des échanges « virtuels », tandis que d’autres ont besoin de parcourir à leur rythme le chemin qui les mènera à leurs désirs. Qu’il y ait des hésitations, des volte-faces, des découvertes qui remettent en question la manière dont on voit les choses me paraît tout à fait légitime, d’un côté comme de l’autre. J’ai parfois eu des rencontres qui ne dépassaient pas le stade d’un café et d’une conversation. D’autres qui ne se sont pas poursuivies, parce que nos recherches étaient trop éloignées l’une de l’autre. Dans l’idéal, chaque partenaire est conscient de ce qu’il cherche, de ce qu’il est prêt à donner ou non, de manière à ce que la relation puisse évoluer de la manière la plus respectueuse pour chacun. Ce n’est pas si facile, car les attentes que nous avons dans une relation ne sont pas forcément explicites, et parfois nous mêmes en ignorons les tenants et aboutissants. 

Cela m’est arrivé de découvrir, dans mes échanges, que la jeune fille, même si elle résonnait avec la manière dont je conçois ce fantasme, n’était pas prête à passer dans le réel, pour de multiples raisons, par exemple – et ce n’en est qu’un – la différence d’âge. That’s life. Cela ne m’a pas empêché d’avoir des échanges avec nombre d’entre elles, ni de rester parfois en contact, avec des échanges plus ou moins périodiques, plus ou moins longs, dépendants de ce que nous avions construit ensemble et de la période dans laquelle nous nous trouvions dans notre vie.  

Etre le plus clair possible et continuer le dialogue au fur et à mesure que la relation se tisse permet d’aller au-devant de déceptions futures. Quand chacun arrive à exprimer ce qu’il souhaite et ne souhaite pas, où il en est sur son chemin, la relation peut avancer de manière plus harmonieuse et détendue. J’ai toujours dit que mon désir était d’être dans le réel, et que celui-ci primait sur le reste, mais pour autant, j’ai parfois été considérablement enrichi par des échanges qui sont restés virtuels.

Pour en revenir aux fantasmeurs et fantasmeuses, je préfère nettement les considérer soit comme des personnes ne désirant pas passer dans le réel – et dans le champ de la sexualité, c’est bien souvent le cas, après tout – soit  comme des personnes étant à une certaine étape de leur chemin, ayant besoin d’échanger pour mieux déterminer la route qu’elle souhaitent prendre. Je les comprends d’autant plus que j’ai été comme elles.

mardi 11 mars 2014

Histoires pour endormir les petites princesses – (parenthèse balnéaire) – 3ème partie













Timidement, elle se serra contre lui. Elle avait besoin de se laisser aller, de puiser du courage dans le fait de le sentir contre elle, de se sentir comprise, même si, à ce moment précis, elle aurait voulu se trouver loin, très loin ... Elle le remercia intérieurement de lui avoir ouvert ses bras. Ses mains l'entourèrent affectueusement, la serrèrent fort, puis descendirent lentement au creux de ses reins, frôlèrent ses fesses en s'y attardant un peu et finirent par une caresse de ses cuisses, la pulpe de ses doigts glissant légèrement sur les chairs encore rougies.

-    Allez … on y va maintenant …

Le trajet en voiture se passa comme dans un rêve. Il lui avait dit qu’il la photographierait depuis la voiture, à travers la vitre, que les reflets l'envelopperaient d'un halo protecteur, et qu'elle n'en serait que plus belle, cachée, protégée, mystérieuse. Lorsqu’elle descendit et se dirigea vers le marchand de glaces, une pénombre rassurante l’enveloppa. Mais très vite elle sentit la lumière crue des lampadaires sur elle. Elle marchait la tête baissée. Honteuse.

Lorsqu’elle s’approcha de la baraque en bois, elle sentit les regards d’un jeune couple à côté d’elle. Le jeune homme avait jeté un coup d’œil appuyé à ses cuisses nues et semblait interloqué, mais elle surprit dans le regard de la jeune femme comme une lueur d’envie. Au moment où elle commandait sa glace, cette comptine enfantine lui revint dans sa tête : « Une glace à la vanille … pour les petites filles … ». Elle repensa à sa punition. Fessée comme une petite fille. Comme une gamine. Elle avala difficilement sa salive et remercia le marchand qui lui tendit le cornet biscuité surmonté de deux boules blanches. L’espace d’un instant elle pensa à ses deux petites fesses blanches qui avaient rougi … Elle espéra que Sam ne fasse pas la même analogie ... il aurait été bien capable de lui faire remarquer ironiquement qu’une glace à la fraise aurait été plus appropriée … Après avoir payé, elle respira un grand coup et soutint avec défi le regard du couple qui continuait à la dévisager … ou plutôt à la déshabiller du regard. Elle pensa qu'elle assumait ce qu'elle était, ce qu'elle voulait, et ressentit un poids de moins sur ses épaules.

Elle s’arracha à ses pensées, approcha doucement sa langue de ce qu’elle imagina être de douces collines miniatures recouvertes de neige – de la neige à cette saison, quelle idée bizarre songeât-elle –  et titilla avec sa langue la crème glacée, savourant le mélange sucré et glacé. Elle revint à la voiture, toujours suivie du regard des jeunes gens, et distingua la silhouette de Sam qui continuait à prendre des photos. Elle ouvrit la porte, s’assit et mordit dans sa glace. Il se pencha sur elle, l’embrassa, savoura le contraste de sa langue chaude et de la vanille glacée et murmura à son oreille :

-    Je suis fier de toi. Tu es une grande, maintenant.

dimanche 9 mars 2014

Histoires pour endormir les petites princesses – (parenthèse balnéaire) – 2ème partie













Le lendemain elle s’était montrée douce et prévenante. Elle avait été profondément vexée de cette fessée, et en même temps soulagée de ses tensions. Apaisée. Mais au fur et à mesure que la journée passait, elle se sentait devenir nerveuse. La veille au soir il avait tenu sa promesse. Ils mangèrent tôt.

-    On prendra le dessert en ville … tout à l’heure … une glace par exemple …

Elle débarrassa d’elle-même la table, comme pour conjurer la punition qu’elle sentait imminente. Son estomac était noué. Lorsqu’elle revint, il lui annonça d’une voix glacée :

-    Bon … tu sais ce qui t’attend ?

Elle pensa se rebeller un instant. Mais ses fesses étaient encore douloureuses de la veille au soir. Elle ne protesta pas lorsqu’il lui intima l’ordre de mettre les mains au mur. Il releva sa petite jupe légère, cet imprimé qui lui tenait tellement à cœur depuis son adolescence … elle se sentait femme en la portant, sexy, désirable … le monde lui appartenait … mais à cet instant c’est elle-même qui appartenait à un autre … même si elle l’avait décidé … Elle sentit la main de Sam se poser au creux de ses reins pour maintenir l’étoffe roulée en boule. Elle se vit contre le mur, les fesses tendues, offertes, et des milliers de papillons s’envolèrent dans son ventre. Elle poussa un gémissement lorsque les lanières s’abattirent sur sa petite culotte de coton.

La punition s’était achevée en pleurant. Ses fesses nues et ses cuisses étaient à présent zébrées de striures rouges. Elle dut enfiler devant lui sa petite culotte de coton, son short court. Mais le pire restait à venir.

-    Sam … tu … tu veux vraiment ?
-    Cela te fera beaucoup de bien.

vendredi 7 mars 2014

Histoires pour endormir les petites princesses – (parenthèse balnéaire) - 1ère partie













Certaines princesses m’ont réclamé des histoires. Celles-ci m’ont été inspirées par des échanges, des lectures de fils de discussion sur les forums, que j’ai eu envie de poursuivre en laissant vagabonder mon imagination, parfois dans des chemins de traverse. Elles correspondent toutes à des moments particuliers, qui, s’ils ne se sont pas tous réalisés, ont nourri mes fantasmes. Alors à votre tour, faites de beaux rêves :-)

Ils avaient échangé. Fini par se rencontrer pour boire un verre. Parler. Elle l’avait étonné par son ton direct, sa capacité à formuler directement ses désirs. Il l’avait étonnée par son calme et son humour. Elle avait remarqué ses longues mains et avait un peu frissonné à l’intérieur d’elle-même. Elle avait imaginé. Allongée sur ses genoux. La petite robe qu’il avait trouvée adorable. Ses cuisses nues. La main qui s’abat. Elle avait fermé les yeux.

Il lui avait parlé du martinet. De son étonnement quand elle lui avait écrit qu’elle s’imaginait déambuler, en short, sur la plage, les cuisses encore zébrées. Et de son trouble de l’imaginer, en vrai, aller se promener sur la jetée d’une de ces petites stations balnéaires, hors saison, affronter le risque de quelques regards surpris ou appuyés. Elle lui avait répondu qu’elle en serait capable.

Ils s'étaient éloignés. Longtemps après leur première rencontre, ils s'étaient retrouvés. Plusieurs fois. Puis avaient convenu d’un long week-end. Le premier  jour, ils s’étaient promenés, avaient longuement discuté. Il avait pris des photos d'elle, saisissant quelques traces de leur rencontre. C’est vers le soir que tout avait commencé. Elle s’était montrée capricieuse. Elle disait à tout bout de champ « je veux ». Sa dernière lubie concernait une glace à la vanille, qu’elle voulait immédiatement. Il lui avait dit non et lui avait signifié, agacé, qu’elle n’était qu’une gamine qui méritait une bonne fessée. Elle s’était emportée. Il avait reparlé du martinet qu’elle finirait par recevoir si elle continuait. Elle avait lancé une dernière provocation :

-    De toute façon, tu n’es même pas capable de m’en flanquer une, alors le martinet, je n’y crois pas une seconde !
-    Ah bon ?

Il s’était rapidement rapproché d’elle et lui avait claqué la cuisse.

-    Aie !
-    Tu as raison … j’aurais dû arrêter tes caprices avant … mais tu vas recevoir la fessée que tu mérites à présent … et puisque tu ne me crois pas … tu recevras le martinet demain … en fin d’après-midi … avant d’aller chercher cette fameuse glace … et tu seras en short … tu vois pourquoi … mais pour l’heure …

Il l’avait attirée à lui et l’avait basculée sur ses genoux.

-    Nooooon !
-    Trop tard …

La première claque était tombée. Sèche. Elle avait sursauté. Elle avait tenté de mettre ses mains pour se protéger. En vain. A présent elle battait des jambes, affolée d'avoir été trop loin. Elle savait qu’elle faisait des caprices. Au fond d'elle-même, elle n’aspirait qu’à une chose, qu’un homme le lui fasse savoir. Concrètement. Sa petite culotte était à présent baissée. Elle avait honte. Ses fesses étaient rouges, ses cuisses la chauffaient. Elle était sur le point de pleurer. Elle ressentit le besoin d’être pardonnée, câlinée, cajolée. Une vague de désir afflua en elle. Elle se sentait soudain comprise, désirée, recadrée. Lorsque la fessée cessa et qu’il la releva sur ses genoux, elle l’embrassa fiévreusement. Ils glissèrent enlacés sur le lit. Elle atteignit l’orgasme lorsqu’il lui glissa à l’oreille :

-    Tu me crois maintenant ?
-    Sam … oui …
-    Alors … n’oublie pas ce qui t’attend demain …
-    Sam …

samedi 1 mars 2014

Histoires pour endormir les petites princesses – Une partie de tennis













 
Certaines princesses m’ont réclamé des histoires. Celles-ci m’ont été inspirées par des échanges, des lectures de fils de discussion sur les forums, que j’ai eu envie de poursuivre en laissant vagabonder mon imagination, parfois dans des chemins de traverse. Elles correspondent toutes à des moments particuliers, qui, s’ils ne se sont pas tous réalisés, ont nourri mes fantasmes. Alors à votre tour, faites de beaux rêves :-)

Ce week-end nous avions décidé, Marion et moi, de nous octroyer une pause détente et sportive. Marion venait de terminer ses partiels, je sortais d’un projet important et la perspective de nous dépenser physiquement quelques heures, de dissoudre en quelque sorte le stress résiduel accumulé tout au long de ces dernières semaines n’était pas pour nous déplaire.

Nous n’avions encore jamais joué au tennis ensemble, et j’avais bien senti que Marion souhaitait se mesurer à moi. Plusieurs années de compétition avaient forgé son mental, et même si elle n’était pas toujours dans le haut du tableau, elle avait toujours ressenti du plaisir et de la fierté à se battre jusqu’au bout. Nous semblions partager ce même besoin de nous défouler physiquement d’une part, et de « jouer » d’autre part, ressentant un vif plaisir instinctif chaque fois que nous remportions un point délicat, à l’issue d’une lutte souvent incertaine.

La proximité d’un tennis accessible aux joueurs de passage pour une somme modique avait été beaucoup dans le choix de ce gîte près de la mer, hors-saison, permettant d’enchaîner footings pieds nus sur le sable, tennis et même piscine attenante, la saison n’étant pas assez avancée pour que nous puissions profiter de l’eau salée.

-    Bon, on y va ?

Marion affichait un sourire taquin. Habillée à la mode d’une petite championne, ses jolies jambes émergeaient d’une jupette noire plissée, dont la longueur était loin d’être suffisante pour cacher des cuisses musclées et sculptées élégamment par de nombreuses années de danse.

-    Quand tu veux …
-    De toute façon, on fait un set, et je te gagne !
-    Oh … cela se peut bien … je n’ai jamais fait de compétition, moi … tout ce que je cherche, c’est le plaisir de partager ce moment-là avec toi.
-    Oui, mais je vais m’ennuyer, si tu es trop nul …
-    Qui sait, j’arriverai peut-être à te faire courir un peu …

Nous nous dirigeâmes vers le court, raquette à la main. Privilège de la basse saison, nous étions seuls sous la grande halle de bois qui abritait quatre courts couverts, dont les couleurs claquantes délimitaient les surfaces de jeu. Après un échauffement préalable, le match commença. C’était à chaque fois un plaisir renouvelé de voir Marion courir et se démener, me laissant découvrir des points de vue sans cesse renouvelés sur sa silhouette.

Marion remporta assez facilement les trois premiers jeux. C’est au quatrième que tout commença à basculer. Menant 40/0, elle s’était laissée remonter. Et au bout de trois avantages à chaque fois concédés de haute lutte, j’avais enfin remporté ce quatrième jeu. Elle avait ensuite accumulé les fautes. De 3/0, nous étions arrivés à 5/3. Elle avait eu un sursaut qui nous avait menés à 6/6. Tie-break.

-    Bon … dernière ligne droite … tu es toujours sûre de me gagner ?

Mon sourire en coin contribua à l’énerver. Elle commença à ouvrir la bouche, puis, se ravisant, lança la balle et servit. Le tie-break fut un calvaire pour elle. Je gagnais 7/2.

-    Pffff … de toute façon je t’ai laissé gagner, pour te faire plaisir. Et je suis fatiguée par mes partiels. C’est que je travaille tout le temps, moi ! Semaine et week-end ! Pas comme toi !

Je pris un air sérieux :

-    Aaaahhhh …oui, je comprends tout à fait … mais c’est très généreux de ta part de m’avoir laissé gagner. J’ai bien sûr remarqué que tu avais fait exprès de mettre la balle trois fois de suite dans le filet, au tie-break. Et de faire deux doubles fautes. Mais attention, c’était un peu trop visible. Je sais que tu fais cela pour ménager mon ego, mais tu finirais presque par me vexer.
-    Oh, ça va, hein … pas la peine de te moquer de moi !
-    Par contre, je suis entièrement d’accord avec toi, c’est vrai que sortir le soir en semaine, cela oblige à rattraper tes cours le week-end … c’est très compliqué d’être étudiant, ne pas négliger sa vie sociale, les soirées, et puis tous ces cours … franchement, je suis content d’en être débarrassé … 
-    Je t’ai dit que ça allait !
-    Je compatis, vraiment. Tes arguments me touchent, d’autant que je connais ta sincérité, et que je suis sûr que contrairement à d’autres filles, il n’y a aucune once de mauvaise foi dans tes propos …

Mon large sourire moqueur fut le déclencheur.

-    Tu m’énerves ! Tu es nul ! Tu es méchant ! Tu peux aller  te faire foutre !
-    Marion. Tu ne me parles pas comme ça, s’il te plaît.
-    Je te parle comme je veux ! Et je persiste et signe : va – te  – fai – re – fou – tre. C’est clair ou pas ?
-    Ma petite princesse. C’est surtout clair que non seulement tu es vexée, tu es de mauvaise foi, mais que de plus tu te laisses aller à très mal me parler. Tu sais ce que tu mérites ?
-    Je … je m’en fiche ! De toute façon tu n’oserais même pas !

J’en avais assez entendu. Mon regard moqueur s’était glacé. Furieux, je posais ma raquette et entreprit de contourner le filet. Marion hésita une seconde et me tournât le dos. En quelques enjambées je la rejoignis et saisis son bras.

-    STOP maintenant ! Ma petite Marion …
-    …
-    Une lueur de crainte passa sur son visage, assombrissant l’éclat de ses yeux.
-    …
-    Tu te conduis comme une gamine … alors tu vas recevoir une punition de gamine. Tout de suite.
-    Mais … je …
-    Il n’y a pas de MAIS ma petite princesse. J’ai été assez patient avec toi. Et là tu as dépassé les bornes. Une fois de plus.
-    Sam …
-    Une fois de trop.

Marion sentit en elle un déclic. Elle venait de se rendre compte qu’elle m’avait énervé. Suffisamment pour que je ne tienne plus compte de ses explications. La négociation était à présent inutile. Elle sentit un frisson dans son bas-ventre, des milliers de papillons s’envolèrent.

-    Sam … non …

Sans un mot et sans relâcher mon étreinte, j’entrainais Marion sur le côté du court, là où des bancs étaient disposés pour accueillir d’éventuels spectateurs. La halle était toujours vide. Lorsque nous fûmes sen vue des longs sièges de bois, je déclarais :

-    Je me demande si cela ne te ferait pas du bien que je t’attache un jour sur un banc comme celui-ci, allongée, pour recevoir quelques coups de baguette … mais pour l’heure, je n’aurais pas besoin de recourir à une telle extrémité … une bonne fessée déculottée va amplement suffire …
-    Sam !

Lorsque je fus assis je dus tirer Marion vers moi. Celle-ci avait compris que l’instant était arrivé. L’instant de sa fessée. L’instant désiré et redouté tout à la fois. Celui où elle allait être basculée, les fesses à l’air, sans défense, subissant les assauts de mes mains sur ses douces et tendres rotondités.

-    Je t’en prie !

Ignorant ses suppliques je basculais Marion sans ménagement. Je pris mon temps pour ramener derrière son dos sa main qu’elle avait projeté sur ses fesses en une ultime tentative de protection.

-    Sam ! Pas ici ! Pas ici !
-    Personne ne t’entendra … sauf moi …

Lorsque la première claque retentit, elle résonna longuement. Les autres suivirent. A présent, Marion se tortillait, gigotait dans tous le sens, essayant d’échapper sans succès à sa punition. De nouveau des suppliques retentirent, mêlées de larmes lorsqu’elle sentit glisser sur ses cuisses sa petite culotte. Ma main avait frôlé son entrejambe, et j’avais senti le tissu de coton humide de plaisir, ce qui avait redoublé mon excitation.

-    Et personne ne verra non plus tes petites fesses toutes rouges… sauf moi …

Lorsque les claques retentirent sur ses fesses nues, je sentis de nouveau Marion se tortiller, frottant son sexe contre le mien, et commencer à gémir. Lorsque ses fesses crépitèrent une dernière fois, je sentis son corps se raidir.

-    Sam … Sam … Sam … ah .. aaaahhhh … aaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhh !

Marion venait de jouir. Je cessais mes claques et la relevais. Elle se réfugia aussitôt, tremblante, dans mes bras.

-    Sam …
-    Marion …

Marion pouvait sentir mon sexe durci, mon désir de la prendre, là, sur ce banc.

-    Viens …

Elle rajusta sa petite culotte et lissa machinalement sa jupe. Nous ramassâmes nos affaires et nous nous dirigeâmes vers le gîte. Les trois minutes de marche dans l’air frais ne suffirent pas à nous détourner de notre idée fixe : faire l’amour. Aussitôt arrivés, nous montâmes l’escalier jusqu’à la chambre. Marion me précéda, puis se retourna pour me regarder. Je sentis dans son regard une invite brûlante.

-    Tu en as besoin, n’est-ce pas …

Ce n’était pas une question. Marion rougit en sentant mon regard sur elle.

-    Sam … oui … j’ai … j’ai besoin … d’être …
-    … punie … oui … je le sais …

Mes mains se glissèrent sous sa jupette plissée et baissèrent de nouveau sa petite culotte. Ses mains firent glisser mon short. Lorsque j’entrainais Marion sur le lit, elle était encore vêtue de sa jupette. Je poussais un râle de plaisir lorsqu’enfin je pénétrais son sexe humide. Lorsqu’au bout de quelques minutes elle serra ses jambes derrière mon dos, j’accélérais et nous jouîmes ensemble.



Nous restâmes un long moment enlacés.

-    Sam …
-    Oui ?
-    La prochaine fois … c’est moi qui te battrais. Au tennis.

Un sourire monta sur mes lèvres. Ma main caressa ses cuisses et remonta sur les globes de ses petites fesses.

-    Tu fais bien de préciser … On verra bien … l’important, c’est que tu restes de bonne humeur en toute circonstance, n’est-ce pas …

Mes lèvres se posèrent sur les siennes avant qu’elle n’ait pu protester.

Messages les plus consultés