mercredi 30 octobre 2013

L'aveu de Marion (1ère partie)













Après quelques jours glacés qui avaient semblé annoncer l'hiver, une douce température avait envahi l'atmosphère, et Marion n'avait pu résister, comme nombre de filles, à s'habiller en conséquence, laissant ses jambes à nu pour avoir le plaisir de sentir l'air doux et tiède glisser dessus. Baskets sans chaussettes, short court, top blanc orné d'une photographie en N&B. Marion se sentait bien, d'autant plus qu'elle savait que j’appréciais ses tenues.

Nous nous étions longuement promenés, main dans la main, parlant de tout et de rien, refaisant le monde, parlant de nos projets d'avenir. Mais Marion savait également que nous devions nous expliquer, elle et moi, sur un certain nombre de choses. Le temps était venu.

- Et bien Marion ... je crois qu'on a quelque chose à régler, tous les deux ...

Marion me faisait face, les yeux baissés, n'osant pas me regarder. Nous avions évoqué ensemble au téléphone ce qu'elle avait mérité.  Elle se remémora cette conversation que nous avions eu, il y a longtemps maintenant. Il lui avait été difficile de m'avouer sa faute. Elle n'avait pas voulu. Elle craignait ma réaction. C'était tellement tentant de ... après tout, juste une petite inexactitude, pensait-elle. Une déformation à peine altérée de la réalité. Après tout, quelle importance ... Il serait bien temps de me le dire ... Et puis elle ne s'était pas sentie très fière. Elle avait longuement hésité. Tergiversé. Soupesé le pour et le contre. Mais il fallait qu'elle me le dise. Qu'elle me l'avoue. Quitte à en assumer les conséquences. Elle m'avait enfin écrit. Je lui avais téléphoné.

Marion m'avait dit qu'elle avait craint cet appel. Cela s'était passé mieux qu'elle l'avait imaginé. Bien sûr, Marion savait qu'elle serait punie. Sévèrement. Mais elle avait ressenti une sorte de soulagement intérieur quand je lui avais annoncé que je la comprenais. Mais sans jeu de mots, elle était décidée à remettre son sort entre mes mains.

- Bon. Marion ... tu es bien sûre, maintenant ? Tu m'as tout avoué cette fois-ci ?
- Sam ... oui ... je ... je te promets ...

Au téléphone, à sa grande surprise, j'avais gardé mon calme.

- Tu ... tu n'es pas en colère ?
- Marion ... cela ne sert à rien je crois ... mais cela ne veut pas dire pour autant que je t'excuse ... du moins tout de suite ... j'ai déjà été sévère avec toi, mais là ... je crois que tu vas sentir tes petites fesses pendant un moment ...
- Sam ...

Marion avait baissé la voix.

- Tu comprends ce que je veux dire ?
- Oui ...
- Et je crois que cette fois-ci tu vas être très docile, quand il s'agira de monter dans la chambre.
- Oui ...
- Tu sais que j'ai pensé à acheter un paddle ?
- Sam ... je ... j'y ai pensé aussi, tu sais ...

Dans l’imaginaire de Marion cet instrument tenait une place un peu particulière, un instrument rêvé mais jamais essayé, un instrument réservé pour elle à une "bêtise" plus importante. Ellle frissona quand je répondis :

- Alors nous sommes d'accord.

Au fond d'elle-même, Marion n'était pas du tout sûre d'être d'accord, d'autant que ma phrase était restée sibylline. Elle se demanda si j'avais ou non fait l'acquisition de cet instrument qu'elle redoutait. Cette incertitude la troubla un peu plus.

- Tu es fière de toi ?
- Sam ...
- D'autant plus que tu négliges tes études. Tu sèches les cours. Tu ne te donnes pas à fond. Tu sors trop et tu te couches tard.
- Mais Sam ... je ... j'en ai besoin ...
- Marion. Épargne-moi tes explications. Tu n'es pas sérieuse, et tu vas en subir les conséquences. Point.
- Sam ...

Marion venait de gémir. Elle détestait que je lui fasse la morale. Et se sentait cette fois-ci particulièrement prise en faute. Honteuse de son comportement. En son for intérieur, malgré son appréhension, malgré la punition à venir, elle n'aurait pas voulu être ailleurs. Des mots venaient sans cesse se bousculer dans ses pensées, qu'elle assemblait inconsciemment :  fessée, déculottée, martinet, avouer, assumer ... Et puis : correction, punition, pardon. Et encore : pleurer, expier, être pardonnée ...

Ma voix la fit sortir de cette rêverie inconsciente.

- Tu vois cette photographie imprimée sur ton top, ma petite Marion ?
- Oui ?
- Ce sont bientôt mes mains que je vais imprimer ... sur ton short ... et en dessous.

Marion baissa un peu plus la tête et rougit.

- Jusqu'à ce que de jolies couleurs apparaissent.

Marion surprit mon regard sur ses jambes nues. 

- Marion ... tu montes maintenant ... tu vas te coucher sur le lit, un coussin sous ton ventre. Et tu vas commencer par goûter de cette ceinture en cuir souple ... jusqu'à ce que tu pleures ... que je sois sûr que tu comprennes.
- ...
-  Et bien évidemment ce ne sera qu'un début.
- Sam ...
- Oui ?
- ...

Un long silence se fit. Marion baissa la tête, déglutit et se dirigea enfin vers l'escalier.





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