mardi 7 mai 2013

Traité d'éducation des jeunes princesses à l'usage de leurs précepteurs - La solidarité - 4ème partie



















La solidarité selon Maître Samuel

4ème partie


Louise et Herbeline avaient écouté les explications de Maître Samuel sans rien dire. Elles comprenaient à présent toute la symbolique du lieu, et pourquoi Maître Samuel les avait menées ici. Elles ne protestèrent pas lorsque Maître Samuel leur ordonna de parcourir le labyrinthe à genoux. Elles parcoururent péniblement les onze anneaux concentriques, se rapprochant et s’éloignant tour à tour du centre, guidées par le tracé de marbre clair. Enfin, lorsqu’elles atteignirent le centre, posée par terre, en croix, deux baguettes de noisetier semblaient les attendre.

-         C’est bien … nous allons finir la leçon de solidarité à présent …

Louise et Herbeline, qui avaient frémi et s’étaient regardées avec de grands yeux ouverts à la vue des baguettes se réfugièrent dans les bras l’une de l’autre.

-         Parfait. Vous allez rester comme cela. Et pour vous aider à comprendre ce que signifie la solidarité …

Maître Samuel se mit derrière Louise et, saisissant l’ample chemise de nuit, en releva les pans, découvrant deux charmantes petites fesses enserrées dans une petite culotte de couleur pastel. Tenant toujours entre ses mains le tissu de coton, il se rapprocha un peu plus de Louise, et s’appuyant contre elle, il tendit les bras et noua les deux extrémités de l’étoffe derrière les reins d’Herbeline. Ensuite il recula, se positionna derrière Herbeline et fit de même. A présent les deux princesses étaient solidement liées entre elles par leurs chemises de nuit. Le précepteur se baissa alors et saisit l’une des baguettes.

-         Vous savez que vous méritez une punition exemplaire toutes les deux … je ne peux tolérer un tel comportement … et j’espère que les onze coups que vous recevrez chacune vous seront profitables … je ne doute d’ailleurs pas qu’ils servent également de leçon à Sélène et Sophia … qui pourront méditer sur les traces concrètes de votre mauvaise conduite … car demain vous viendrez au petit déjeuner en petite culotte …
-         Maître !
-         S’il vous plaît !

Les deux petites princesses avaient presque crié en même temps.

-         Mais ne vous inquiétez pas … car si elles s’avisent de se moquer de vous … elles subiront le même sort … je les préviendrai … mais à présent …

Louise et Herbeline furent presque soulagées lorsque la baguette siffla et s’abattit sur leurs fesses. Chaque coup leur arrachait un cri de douleur, mais serrées l’une contre l’autre, elles ressentaient en même temps un soulagement de ne pas se sentir seules, et malgré leurs larmes, elles tâchaient de soutenir de toutes leurs forces et tour à tour celle des deux qui allait recevoir le prochain coup. Maître Samuel avait décidé de zébrer consciencieusement leurs fesses et leurs cuisses et prenait son temps. Elles éclatèrent en sanglots lorsqu’au cinquième coup il s’arrêta et baissa leur petite culotte. Après le onzième coup, il les détacha.

-         Avez-vous compris maintenant ce que signifiait la solidarité ? Je l’espère tout au moins …

Maître Samuel les morigéna encore quelques minutes, et enfin elles purent allèrent se coucher, rejoignant le dortoir commun. Ce soir-là, Louise et Herbeline pleurèrent longuement dans leur lit, mais quand elles s’endormirent dans les bras l’une de l’autre, après avoir caressé du bout des doigts les marques rouges qui commençaient à bleuir sur leur peau, elles étaient devenues amies. 

lundi 6 mai 2013

Traité d'éducation des jeunes princesses à l'usage de leurs précepteurs - La solidarité - 3ème partie
















La solidarité selon Maître Samuel

3ème partie


A dix-neuf heures, Sélène et Sophia apparurent en portant un plateau sur lequel était posé une carafe d’eau et deux quignons de pain. C’était un bien maigre repas … Elles ne dirent pas un mot, mais les regards qu’elles échangèrent furent éloquents. Sélène et Sophia, qui ne détestaient pas voir à l’occasion leurs camarades punies, affichaient un air presque aussi angoissé qu’elles. Maître Samuel avait probablement laissé échapper une ou deux allusions concernant leur prochain sort, et si Sélène et Sophia les plaignaient déjà, cela n’augurait certainement rien de bon. Elles burent un peu d’eau mais leurs estomacs refusèrent d’absorber toute nourriture.

A vingt heures, elles entendirent le pas de Maître Samuel résonner dans le couloir.

-         Louise ! Je … j’ai peur !

Louise n’en menait pas large non plus, mais l’angoisse d’Herbeline la toucha et elle l’entoura de ses bras d’un geste protecteur. La porte s’ouvrit et Maître Samuel entra.

-         Ah ! je vois que vous êtes de nouveau inséparables ! Mais j’avoue que je préfère vous voir rapprochées l’une à l’autre de cette manière, plutôt que d’une autre tantôt qui sied beaucoup moins à des jeunes personnes de votre rang …

Ce fut Louise qui prit la parole :

-         Maître … Herbeline est encore jeune … et elle a été victime de ma jalousie … punissez-moi car je le mérite … mais épargnez-là …
-         Louise … je note avec plaisir que vous reconnaissez chez vous ce vilain défaut … mais Herbeline doit aussi apprendre à ne pas se laisser entraîner inconsidérément, quelle qu’en soit la raison … vous serez punies toutes les deux de la même manière … Suivez-moi à présent.

Herbeline avait bien voulu prendre la parole pour s’accuser à son tour, mais le ton de Maître Samuel l’en dissuada. Alors Louise et Herbeline se prirent de nouveau par la main et suivirent, tête baissée, Maître Samuel qui se dirigea vers la chapelle désaffectée du couvent et en ouvrit le lourd vantail.

-         Allez ! Entrez !

La chapelle, qui avait autrefois connu son heure de gloire, avait été vidée de ses bancs. Quelques chandeliers avaient été allumés, projetant une lueur blafarde sur le sol de marbre. Une odeur de cire chaude flottait dans l’air. Lorsque leurs yeux furent habitués à la faible clarté, elles remarquèrent en même temps une série de circonvolutions claires disposées sur le sol. Le marbre blanc de Carrare se mêlait à un marbre plus sombre, presque noir.

-         Je vois que vous venez de découvrir le labyrinthe de la chapelle.
-         Le … le labyrinthe ?
-         Oui. Vous n’ignorez certainement pas qu’un labyrinthe, λαβύρινθος en grec ancien, ou labyrinthus en latin est un tracé muni généralement d'embranchements, d'impasses et de fausses pistes, destiné à perdre ou à ralentir celui qui cherche à s'y déplacer. L’un des plus célèbres labyrinthes était celui construit par Dédale pour enfermer le Minotaure, que Thésée finit par tuer, retrouvant son chemin grâce au fil d’Ariane …

Louise et Herbeline pensèrent aux nombreuses histoires qu’aimait à leur raconter Maître Samuel lors de ses leçons, autour d’un feu de bois. Mais elles frissonnèrent en pensant que cette histoire-ci les concernait toutes les deux au premier chef, et qu’elles auraient préféré l’écouter dans d’autres circonstances. Mais Maître Samuel poursuivait déjà.

-         … et je connais deux petites princesses qui se sont justement égarées, ces temps-ci … et qui ont besoin de retrouver … disons … le droit chemin …

Maître Samuel s’arrêta un instant afin que Louise et Herbeline impriment bien dans leur esprit sa dernière tirade. Le droit chemin … celui qu’il faut suivre … alors que tant de chemins de traverse proposent leurs tentations …

-         Savez-vous quelle est la principale caractéristique d’un labyrinthe d’église, Mesdemoiselles ? Non ? Et bien je vais vous l’apprendre. Si vous regardez attentivement son parcours, vous verrez que contrairement à la plupart des labyrinthes, malgré son tracé sinueux, il ne comporte ni embranchements ni culs-de-sac. Un seul chemin est possible, celui qui mène au centre. Et le pénitent qui le parcourt n’a besoin que de persévérance pour y accéder.
-        
-         Savez-vous également que le centre était appelé le paradis ? Et que le chemin était en général parcouru à genoux ? Et savez-vous encore comment était-il nommé ?
-        
-         Il était nommé – ce qui va être tout à fait de circonstance dans quelques minutes - la Via Dolorosa 

dimanche 5 mai 2013

Traité d'éducation des jeunes princesses à l'usage de leurs précepteurs - La solidarité - 2ème partie

















La solidarité selon Maître Samuel

2ème partie

 
La phrase de Maître Samuel « Je viendrais vous dire bonsoir » trottait dans la tête des demoiselles en question, qui, pétries d’angoisse, commençaient à comprendre que leur sort était inéluctablement lié. Instinctivement, elles se rapprochèrent et Herbeline saisit la main de Louise et la serra très fort. Louise fut étonnée de ce geste, et un sentiment de protection l’envahit. Elle était l’ainée, elle se devait de protéger sa camarade plus jeune qu’elle, moins expérimentée. Même si Herbeline l’énervait parfois, au fond, elle était touchée par sa fraîcheur, ses joies de petite fille. Elle n’avait pas une once de méchanceté à revendre. Peut-être que Maître Samuel avait eu raison de la prendre dans son lit, l’autre soir, peut-être sa jalousie était-elle déplacée, peut-être n’aurait-elle pas dû s’énerver ainsi … Alors que ces pensées tournoyaient dans sa tête, elle serra à son tour la main d’Herbeline et elles filèrent sans demander leur reste. Maître Samuel aperçut ce tendre mouvement et hocha la tête avec satisfaction. Ses deux petites princesses commençaient à comprendre les vertus de la solidarité … et la leçon qu’il se promettait de leur donner le soir même renforcerait très certainement ce noble sentiment.

Arrivées dans leur chambre, les deux petites princesses se déshabillèrent en silence, contemplant avec des yeux affolés l’étendue des dégâts. Leurs belles robes étaient fichues. La joue de Louise était encore rouge de la gifle donnée par Herbeline, qui elle-même portait de grandes traces de griffures sur ses jambes.

-         Oh … Louise … ta joue … je … je suis désolée … tu avais raison … mais … j’avais tellement besoin de réconfort tu sais …
-         Herbeline … mes ongles ne t’ont pas épargnée non plus … et c’est vrai, j’ai été jalouse … je n’aurais pas dû …

Louise et Herbeline étaient à présent l’une devant l’autre en petite culotte.  Herbeline s’approcha doucement de Louise, lui prit les deux mains, fit un geste pour les placer derrière ses reins et se pelotonna contre elle.  Leur presque nudité troubla Louise qui sentit les petits seins ronds et doux d’Herbeline contre sa propre poitrine. Elle serra Herbeline contre elle qui laissa échapper un soupir de soulagement.

-         Je te demande pardon Louise … je vais demander à Maître Samuel de me punir toute seule …
-         Herbeline … non … si je n’avais pas été jalouse tout cela ne serait pas arrivé … c’est à moi d’être punie …
-         Tu es gentille … merci … mais je suis sûr que nous serons punies toutes les deux …

Louise passa doucement ses mains sur les petites fesses d’Herbeline. Elle pressentait que leur punition serait particulièrement sévère … Elles restèrent ainsi un long moment avant de se séparer. Elles se lavèrent l’une l’autre, trouvant un réconfort à se toucher, se caresser, se consoler, murmurer des paroles rassurantes.

-         Ne t’inquiète pas … c’est juste un mauvais moment à passer …
-         Il sera fier de nous après …
-         Demain j’irai te cueillir un bouquet de lavande comme tu les aimes …
-         Jamais plus je ne serai jalouse de toi …

Enfin elles enfilèrent leur chemise de nuit. Le soir n’était pas encore tombé. Une longue attente commença. Louise et Herbeline n’osaient plus s’adresser la parole, partageant à présent la même angoisse de la punition à venir.

samedi 4 mai 2013

Traité d'éducation des jeunes princesses à l'usage de leurs précepteurs - La solidarité - 1ère partie
















Décidément ce traité nous réserve encore de multiples surprises … Etonné par la fin du manuscrit de Lou, j’ai déniché sous la reliure de l’ouvrage que je possède quelques feuillets qui semblent reprendre l’histoire exactement où elle s’était interrompue. Ces feuillets étaient accompagnés d’un dessin de Luise, dont je vous révèlerai les détails au fur et à mesure de ma traduction. Quel témoignage émouvant je trouve … mais sans plus tarder, je vous confie la traduction que j’en ai réalisée.



La solidarité selon Maître Samuel

1ère partie


Lorsque Maître Samuel arriva dans le jardin, Herbeline et Louise étaient à présent à terre. Louise venait de gifler sa camarade. Herbeline, furieuse, l’avait poussée par terre et se tenait sur elle de tout son poids. Profitant des jambes nues se trouvant à sa portée, elle avait fortement pincé l’intérieur de la tendre cuisse de Louise qui avait poussé un cri perçant. A présent elles se débattaient dans les bras l’une de l’autre, et c’était à qui tirerait le plus les cheveux de l’une, pincerait le plus fort les fesses de l’autre ou même donnerait des coups qui, heureusement, étaient amortis par le peu de recul qu’elles avaient, étant littéralement entremêlées.

La vision de ces deux corps en mouvement qui ne formaient plus qu’une seule masse posa quelques instants un cas de conscience à Maître Samuel qui se demandait comment séparer ces deux petites furies. Il ne les avait jamais vues comme cela, se battant et s’invectivant comme des sauvageonnes. Cela devait cesser. Soudain, il avisa un grand seau d’eau qui avait été posé là afin d’arroser les plantations des petites princesses. La suite fut rapide. Maître Samuel se saisit de l’anse du récipient providentiel, s’approcha des deux princesses qui continuaient à remuer et crier de plus belle et retourna brusquement le seau. Une gerbe d’eau se déversa sur les deux protagonistes de la bataille. Un double cri strident retentit. Louise et Herbeline, trempées, s’arrêtèrent immédiatement, se dégagèrent lentement l’une de l’autre, s’assirent sur la terre mouillée et contemplèrent, effrayées, le visage fermé de Maître Samuel.

-         Maître … vous … vous êtes là ?
-         A votre avis, Louise …
-         C'est Louise qui a commencé !

Herbeline venait de parler, déclenchant entre elle et Louise une suite d’invectives :

-         C'est même pas vrai!
-         Ben si que c'est vrai ! Moi je ne mens pas ! Et puis d'abord tu as une preuve que c'est pas vrai ?
-         Tu as menti à Maître Samuel pour pouvoir passer la nuit avec lui !
-         Tu n’es qu’une jalouse !
-         STOP !

La voix grave de Maître Samuel les arrêta net. Immobiles, elles se regardèrent, regardèrent Maître Samuel, se regardèrent de nouveau et baissèrent la tête, honteuses.

-         Bon … je me demandais si je devais aller chercher un deuxième seau d’eau froide … vous avez vus votre état, mesdemoiselles ?
-        
-         Croyez-vous que je sois fier de votre attitude ?
-         Mais … Maître … c’est Herbeline qui …
-         Louise. Vous êtes jalouse et la jalousie est un vilain défaut. Croyez-vous que je n’ai point compris l’autre jour la manoeuvre de votre camarade ? Simplement, j’ai compris également qu’elle était plus jeune que vous, beaucoup moins expérimentée, et qu’elle avait besoin de réconfort. Alors j’ai fermé les yeux. Il est dans les prérogatives des précepteurs de déceler chez les petites princesses dont il s’occupe leurs limites, et de prendre en conséquence les décisions qui s’imposent.
-         Vous … vous aviez compris que …
-         Oui. Et vous apprendrez, Louise, à vous en remettre sagement aux décisions de votre précepteur, même si vous ne les comprenez pas. Mais je suis sûr qu’après ce qui se passera après le dîner de ce soir, vous serez par la suite dans de meilleures dispositions … Quant à vous, Herbeline, vous n’avez pas su réagir aux attaques de Louise. Vous devez apprendre également à faire la part des choses, et réagir de manière appropriée. Mais nous reparlerons de tout cela ce soir … je vous apprendrai qu’une des valeurs que je prône est la solidarité … et j’entends bien vous inculquer cette vertu, serait-ce à votre corps défendant … Vous allez maintenant vous déshabiller, vous laver, enfiler une chemise de nuit et rejoindre le dortoir. Sophia et Sélène viendront vous apporter votre repas. Ensuite je viendrais vous dire bonsoir … bien que le préfixe « bon » ne soit peut-être pas vraiment approprié en la circonstance …   

Maître Samuel venait d’achever sa longue tirade sur une menace à peine voilée. Les deux petites princesses déglutirent avec difficulté. Le regard d’Herbeline s’embua, et Louise sentit son ventre se tordre. Maître Samuel les regardait toujours avec son regard noir. Il n’y avait qu’une seule chose à faire. Obéir. Lentement, Louise et Herbeline se relevèrent, n’osant croiser le regard de leur précepteur. Elles se dirigèrent vers leur chambre et sursautèrent lorsque Maître Samuel ordonna :

-         Et je vous prie d’accélérer un peu le mouvement, mesdemoiselles … à moins que vous ne vouliez un peu d’aide ?

mercredi 1 mai 2013

Le mansucrit de Lou - 7


Voici la suite et la fin du manuscrit de Lou, qui me précise que celui-ci s'interrompt brusquement et que les pages restantes sont vierges. Peut-être que Louise avait prévu d'écrire la suite mais qu'elle n'en a pas eu le temps? Peut-être sera t-elle dans le traité que je dois finir de traduire ? Peut-être la suite est-elle écrite à l'encre sympathique, et qu'un révélateur à base de citron est-il nécessaire ? Peut-être Lou trouvera t-elle un jour la suite dans une autre manuscrit bien caché au fond d'un coffre ? Nous le saurons peut-être bientôt ....


Des nuits dans les dortoirs


7ème partie

L'apprentissage de la solidarité 4



Le jardinage continua une bonne heure encore jusqu'à ce que Maître Samuel ne se redresse.
- Je vous prie de demeurer sages Mesdemoiselles, je vais m'absenter quelques instants pour aller voir vos camarades à l'intérieur. 
Le précepteur gagna le cloître et progressa sans bruit dans le couloir. Il ouvrit doucement la porte où les reniflements de Sélène se faisaient entendre. La petite princesse s'était étendue sur le ventre et pleurait sur son livre, les sourcils froncés de concentration. Maître Samuel esquissa un sourire et poursuivit ses pas jusqu'à la salle d'étude où Sophia lisait. Lorsqu'il entra, elle se leva bien droite, les mains derrière le dos. Il remarqua qu'elle était très pâle.
- Avez-vous lu les nouvelles demandées ma chère Sophia? 
- Oui Maître...même la septième où le marchand est amoureux de la fille de sa voisine et où son honneur est en jeu...
- Je vous en félicite.
Un silence s'installa entre eux deux. Long. Trop long. Maître Samuel bougea et fit sursauter Sophia mais lorsqu'elle le vit simplement jeter un oeil par la fenêtre, elle parut déçue. La nerveuse petite Sophia agitait ses doigts, dansait d'un pied sur l'autre, sentait des frissons le long de son échine. Pourquoi ne parlait-il pas? N'y tenant plus, de grosses larmes commencèrent à rouler sur les joues de la princesse.
- Que vous arrive t'il Mademoiselle?
- Oh Maître! s'exclama t-elle en se jetant contre lui. Je vous en conjure, je n'y tiens plus, je...fessez-moi...s'il vous plait...
Le précepteur demeura un peu interloqué d'une telle demande et caressa doucement les cheveux de son élève.
- Et bien...Et bien...Ainsi réclamez-vous votre correction? Serait-ce que vous en ressentiez le besoin?
- Je sais que j'ai désobéi, sanglotait-elle, et que je n'aurai pas dû suivre Louise dans sa fugue...mais je déteste tant vous savoir fâché contre moi et...et cela fait trop longtemps déjà que j'aurai du être punie...je...l'attente me rend si mal...j'ai tellement honte...
La détresse sincère de son élève toucha le précepteur qui laissa sa longue main glisser le long de son dos jusqu'à la naissance de ses reins.
- ...Sophia vous savez que la fessée qui vous attend ne sera pas agréable...
-...
- Et que vous devrez la subir sans la moindre étoffe pour vous protéger...
La petite princesse étouffa un nouveau sanglot mais, le visage caché contre le torse de Maître Samuel, elle hocha lentement la tête. Une seule idée lui venait à l'esprit sur le moment; celle d'être enfin pardonnée. Toutefois, son estomac se tordit lorsque le précepteur recula d'un pas et dit de ce ton sec qu'elle redoutait:
- Ôtez votre petite culotte.
Sophia parut hésiter un instant. Ses mains tremblaient, des papillons s'affolaient dans son ventre. La mine calme et grave de Maître Samuel lui fit cependant comprendre qu'il n'était plus temps de faire machine arrière. Sophia renifla puis baissa sa culotte jusqu'au bas de ses jambes fines. Alors Maître Samuel s'installa sur le rebord de la fenêtre et fit basculer la petite princesse sur ses genoux, soulevant la robe pour y découvrir ses fesses nues.
Sophia serraient les dents et les fesses de toutes ses forces mais les claques pleuvaient. A gauche, à droite, meurtrissant les deux globes qui viraient écarlates. Maître Sam la fessa sans répit durant de longues minutes et Sophia ne retenait plus ses larmes libératrices, à la fois douloureuses et nécessaires. 
- Vous ne recommencerez pas Mademoiselle, est-ce que c'est clair? scanda t-il en appuyant ses mots de claques plus fortes.
- Non, non, non, criait Sophia en battant des jambes.
- Et à l'avenir vous réfléchirez aux conséquences de vos actes lorsque vous voudrez être solidaire de vos camarades, me suis-je bien fait comprendre?
- Je vous...je vous le promets...maître...suffoquait-elle.
Elle reçut une dernière claque sur chaque cuisse puis Maître Samuel la releva. Sophia, en larmes, remonta maladroitement sa culotte sur ses fesses en feu.
- Je vous demande pardon Maître...dit-elle d'une voix chevrotante.
Alors que Maître Samuel l'attirait dans ses bras pour la réconforter, un hurlement strident se fit entendre dehors. 
Le précepteur pâlit brutalement en se retournant vers la fenêtre.
En une fraction de seconde, Sophia vit son précepteur perdre son calme pour la première fois, étouffer un juron en relevant soudainement ses manches et sortir à grandes enjambées.
La petite princesse s'approcha alors de la vitre et vit dehors Louise et Herbeline, couvertes de terre, s'empoigner les cheveux et se battre comme des chiffonnières...




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