samedi 9 novembre 2013

L'aveu de Marion (3ème partie)














Marion s’était immobilisée devant le lit. Mon bras vint se poser sur son épaule. Le soleil inondait la pièce. Marion sentait que l’instant était proche maintenant, l’instant où, couchée, offerte, maintenue, ses fesses allaient être dénudées et subir les assauts cinglants du martinet, de la ceinture, ou même peut-être le froid contact d’un paddle qu’elle imaginait s’abattre lentement mais lourdement sur ses rondeurs. Pour l’heure, même si elle se sentait déjà vulnérable du fait de ses jambes nues, elle était encore debout, son short en jean et sa petite culotte constituant une barrière de tissu plus ou moins épaisse, amortissant sinon les coups, du moins la gêne de se retrouver punie comme une gamine.

« Tu as besoin d’une bonne correction ». Ces mots dansaient dans sa tête. Etre corrigée. Recevoir une correction. Qui plus est, une bonne. Elle pensa à ses devoirs, corrigés eux aussi par ses professeurs. Le parallèle était pour elle lumineux. Si les résultats n’étaient pas à la hauteur, c’est elle qui devait être corrigée. Marion connaissait son potentiel. Elle-même rageait de se laisser aller. Jamais la dualité de la situation ne lui était apparue aussi nette. Elle savait où elle voulait aller, mais avait besoin que quelqu’un s’occupe d’elle, réellement, lorsqu’elle s’écartait provisoirement du chemin qu’elle s’était fixée. Quelqu’un qui la comprenne, qui partage avec elle cet objectif de réussite, mais qui ne lui cède pas si elle se laissait aller. Même si elle allait protester, se débattre, tout faire pour échapper à cette punition. Elle s’imagina nue sur le lit, et une vague de honte la submergea.

Ma main appuya un peu plus sur son épaule.

-         Marion. 

Marion ne répondit pas, ne bougea pas. Elle semblait paralysée.

-         Tu sais que je suis loin d’être satisfait de la manière dont tu conduis tes études, n’est-ce pas ? Et quand je dis loin d’être satisfait … c’est un euphémisme … d’autant que ce week-end nous devrons avoir plusieurs discussions …
-        
-         Allez. Tu t’allonges.

Marion se retourna d’un coup et fixa son regard sur moi. Ses yeux étaient embués. Elle tremblait presque.

-         Sam ! Non ! Je ne veux pas !
-         Je me doute bien que tu ne veux pas … mais comme tu n’as pas l’air décidée à obéir …

Ma main enserra le bras de Marion, et je l’attirais à moi en même temps que je m’asseyais sur le lit. Marion, surprise, bascula et se retrouva en travers de mes genoux. Ma main s’abattit immédiatement sur ses fesses, et une dizaine de claques retentirent dans la pièce.

-         Aïe ! Ouye ! Sam !
-         Marion … ce n’est qu’un début.
-         Sam … ça … ça fait mal …
-         Une fessée n’est pas censée faire du bien, Marion. Tu es prête à obéir, maintenant ? Et à te coucher tranquillement sur le lit, comme je te l’ai demandé ?
-         Sam … oui …

Ces premières claques administrées par dessus son short n’avaient pas été si douloureuses que cela, mais Marion, couchée en travers de mes genoux, venait de comprendre qu’elle recevrait sa punition quoiqu’il arrive. Et que si elle continuait à protester, elle n’en serait que plus sévère. Elle se leva en reniflant, prit le coussin que je lui tendais et s’allongea sur le lit, calant l’objet sous son ventre. Elle sentit mes deux mains s’approcher et frôler ses cuisses alors qu’elles déplaçaient et arrangeaient légèrement le coussin, de façon à bien faire ressortir ses deux globes rebondis. Elle se sentit encore plus vulnérable. Elle poussa un gémissement quand elle sentit mes mains s’immiscer sous elle au niveau de sa taille, afin de déboutonner son short, prélude à l’exposition de ses rotondités. Par réflexe, elle tenta de me saisir le bras pour m’en empêcher. Elle sursauta quand ma main la claqua sèchement sur sa cuisse.

Je fis glisser son short jusqu’à ses chevilles. Instinctivement elle mit sa main pour protéger ses fesses, dont seule une mince étoffe la séparait à présent de la nudité.

-         Marion … tu te souviens de cette ceinture … en cuir souple … que j’avais achetée pour toi … il y a longtemps …

Marion entendit le bruit d’une boucle que l’on défait, puis une sorte de  chuintement lorsque la ceinture glissa à travers les passants.

-         … en cuir souple et doux … mais qui peut se révéler dur et claquant dans certaines circonstances.
-         Sam …

Ma main gauche vint prendre le poignet de Marion pour le ramener au creux de ses reins. Ma main droite se leva et l’extrémité de la ceinture, tel un serpent ondulant, vint claquer les fesses offertes. Lorsque j’arrêtais, Marion était submergée de honte et de larmes. Elle se retourna et me tendit ses bras.

-         Sam … viens … viens …

Je lâchais l’instrument et m’allongeais contre Marion. Elle me serra fort contre elle.

-         Sam … pardon … pardon … pardon …

Elle semblait inconsolable.

-         Sam … tu .. c’est … enfin … je … je vais travailler … promis … je sais … j’en … j’en ai besoin … tu … tu as raison …

Les derniers mots avaient été presque inaudibles. Lorsque je la pénétrais, je vins murmurer à ses oreilles :

-         Oui ma petite Marion … je sais que tu as besoin …
-         Sam …
-         De comprendre quel est le chemin qu’il faut prendre …
-        
-         Et que le bon moyen avec toi … c’est de te punir …
-        
-         Sévèrement.

Nos lèvres se mêlèrent dans un doux baiser. Alors que j’allais et venais en Marion, mes mains s’approchèrent doucement de ses poignets et les ramenèrent au niveau de sa tête. Je me dressais au-dessus de ma petite Marion qui tenta de se dégager.

-         Que tu le veuilles ou non.

Marion poussa un gémissement, s’arcbouta mais ne put se libérer et rejeta la tête en arrière.

-         Sam … je … je vais jouir … je vais …

J’accélérais le mouvement de mes hanches.



Lorsque nous nous réveillâmes, nous étions enlacés l’un contre l’autre, épuisés et vidés. Ma main caressa le dos de ma petite Marion, s’attarda au creux de ses reins et vint se poser sur ses fesses. Marion se pelotonna un peu plus contre moi.

vendredi 1 novembre 2013

L'aveu de Marion (2ème partie)














Je suivis lentement Marion qui gravit les marches une à une. Je ne pus m'empêcher d'être touché par son attitude à ce moment-là. Marion était proche de l'abandon. Un sentiment de vulnérabilité se dégageait de sa personne, renforcé par son pas lent, par mon regard qu'elle sentait sur ses jambes nues, et surtout ce sentiment intérieur d'avoir abusé, d'être allé au-delà de ce qui était acceptable. Marion n'était pas toujours docile. Elle avait besoin de sentir que je prenais le contrôle, et d'ordinaire je devais recourir à quelques claques bien senties sur ses fesses pour lui signifier qu'elle allait se retrouver, quoiqu'il arrive, dans une position laissant ses fesses offertes à une punition méritée. Mais cette fois-ci, je n'avais pas eu besoin de "motiver" ma petite Marion.

Marion ne pouvait s’empêcher de se retrouver dans des situations inconfortables pour elle. Et ce moment où elle s'en remettait à moi, semblant me dire d'une supplication muette : "Sam ... punis-moi ... je ne veux pas, j'ai peur, mais je veux ... que tu le fasses ...quand même ..." déclenchait à chaque fois en moi une forte émotion. C'était comme un cadeau offert, un espace d'intimité extrême qu'elle m'ouvrait, une confiance profonde qu'elle m'accordait. Mais d'ordinaire il fallait que j'insiste un peu.

Arrivée sur le palier, Marion se retourna, semblant chercher dans mes yeux une clémence impossible. Mon visage resta fermé.

- Allez.
- Sam ...

Marion sembla se décomposer quand je m'avançais vers elle. Le poignet saisi, elle tenta dans une dernier réflexe de résister. Mais cette résistance fut de courte durée. Marion savait qu'elle dérivait. Elle avait besoin que je la recadre. Avec beaucoup d'amour, beaucoup de tendresse, mais sans rien lâcher. Et le temps était venu.

Le bruit sec de ma main s'abattant sur sa cuisse venait de retentir. Marion poussa un gémissement.

- Allez. Sur le lit, à plat ventre. Dépêche-toi. N'oublie pas le coussin. Mais peut-être préfères-tu faire connaissance dès maintenant avec le martinet ? Celui avec de longues lanières ?

mercredi 30 octobre 2013

L'aveu de Marion (1ère partie)













Après quelques jours glacés qui avaient semblé annoncer l'hiver, une douce température avait envahi l'atmosphère, et Marion n'avait pu résister, comme nombre de filles, à s'habiller en conséquence, laissant ses jambes à nu pour avoir le plaisir de sentir l'air doux et tiède glisser dessus. Baskets sans chaussettes, short court, top blanc orné d'une photographie en N&B. Marion se sentait bien, d'autant plus qu'elle savait que j’appréciais ses tenues.

Nous nous étions longuement promenés, main dans la main, parlant de tout et de rien, refaisant le monde, parlant de nos projets d'avenir. Mais Marion savait également que nous devions nous expliquer, elle et moi, sur un certain nombre de choses. Le temps était venu.

- Et bien Marion ... je crois qu'on a quelque chose à régler, tous les deux ...

Marion me faisait face, les yeux baissés, n'osant pas me regarder. Nous avions évoqué ensemble au téléphone ce qu'elle avait mérité.  Elle se remémora cette conversation que nous avions eu, il y a longtemps maintenant. Il lui avait été difficile de m'avouer sa faute. Elle n'avait pas voulu. Elle craignait ma réaction. C'était tellement tentant de ... après tout, juste une petite inexactitude, pensait-elle. Une déformation à peine altérée de la réalité. Après tout, quelle importance ... Il serait bien temps de me le dire ... Et puis elle ne s'était pas sentie très fière. Elle avait longuement hésité. Tergiversé. Soupesé le pour et le contre. Mais il fallait qu'elle me le dise. Qu'elle me l'avoue. Quitte à en assumer les conséquences. Elle m'avait enfin écrit. Je lui avais téléphoné.

Marion m'avait dit qu'elle avait craint cet appel. Cela s'était passé mieux qu'elle l'avait imaginé. Bien sûr, Marion savait qu'elle serait punie. Sévèrement. Mais elle avait ressenti une sorte de soulagement intérieur quand je lui avais annoncé que je la comprenais. Mais sans jeu de mots, elle était décidée à remettre son sort entre mes mains.

- Bon. Marion ... tu es bien sûre, maintenant ? Tu m'as tout avoué cette fois-ci ?
- Sam ... oui ... je ... je te promets ...

Au téléphone, à sa grande surprise, j'avais gardé mon calme.

- Tu ... tu n'es pas en colère ?
- Marion ... cela ne sert à rien je crois ... mais cela ne veut pas dire pour autant que je t'excuse ... du moins tout de suite ... j'ai déjà été sévère avec toi, mais là ... je crois que tu vas sentir tes petites fesses pendant un moment ...
- Sam ...

Marion avait baissé la voix.

- Tu comprends ce que je veux dire ?
- Oui ...
- Et je crois que cette fois-ci tu vas être très docile, quand il s'agira de monter dans la chambre.
- Oui ...
- Tu sais que j'ai pensé à acheter un paddle ?
- Sam ... je ... j'y ai pensé aussi, tu sais ...

Dans l’imaginaire de Marion cet instrument tenait une place un peu particulière, un instrument rêvé mais jamais essayé, un instrument réservé pour elle à une "bêtise" plus importante. Ellle frissona quand je répondis :

- Alors nous sommes d'accord.

Au fond d'elle-même, Marion n'était pas du tout sûre d'être d'accord, d'autant que ma phrase était restée sibylline. Elle se demanda si j'avais ou non fait l'acquisition de cet instrument qu'elle redoutait. Cette incertitude la troubla un peu plus.

- Tu es fière de toi ?
- Sam ...
- D'autant plus que tu négliges tes études. Tu sèches les cours. Tu ne te donnes pas à fond. Tu sors trop et tu te couches tard.
- Mais Sam ... je ... j'en ai besoin ...
- Marion. Épargne-moi tes explications. Tu n'es pas sérieuse, et tu vas en subir les conséquences. Point.
- Sam ...

Marion venait de gémir. Elle détestait que je lui fasse la morale. Et se sentait cette fois-ci particulièrement prise en faute. Honteuse de son comportement. En son for intérieur, malgré son appréhension, malgré la punition à venir, elle n'aurait pas voulu être ailleurs. Des mots venaient sans cesse se bousculer dans ses pensées, qu'elle assemblait inconsciemment :  fessée, déculottée, martinet, avouer, assumer ... Et puis : correction, punition, pardon. Et encore : pleurer, expier, être pardonnée ...

Ma voix la fit sortir de cette rêverie inconsciente.

- Tu vois cette photographie imprimée sur ton top, ma petite Marion ?
- Oui ?
- Ce sont bientôt mes mains que je vais imprimer ... sur ton short ... et en dessous.

Marion baissa un peu plus la tête et rougit.

- Jusqu'à ce que de jolies couleurs apparaissent.

Marion surprit mon regard sur ses jambes nues. 

- Marion ... tu montes maintenant ... tu vas te coucher sur le lit, un coussin sous ton ventre. Et tu vas commencer par goûter de cette ceinture en cuir souple ... jusqu'à ce que tu pleures ... que je sois sûr que tu comprennes.
- ...
-  Et bien évidemment ce ne sera qu'un début.
- Sam ...
- Oui ?
- ...

Un long silence se fit. Marion baissa la tête, déglutit et se dirigea enfin vers l'escalier.





mercredi 18 septembre 2013

Aspirer à un cadre … pour se libérer ?

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Dans mes discussions autour de ce fantasme, j’ai toujours beaucoup échangé autour de la notion de « cadre ». Sans que ce soit exhaustif, il m’est apparu que ce fantasme pouvait souvent être lié soit à l’absence d’un cadre pendant l’enfance, soit lié au contraire à un cadre strict.

Dans le premier cas, cette absence de cadre avait laissé le champ libre à des comportements qui s’étaient révélés inadéquats par la suite dans les interactions avec la société (famille, amis, travail …). Au final, ces comportements étaient mal vécus par la personne, entraînant culpabilité ou angoisse de ne pas se savoir compris et arrêté à temps lors d’excès, quels qu’ils soient. Pour un certain nombre de raisons que je ne développerai pas plus ici, la fessée est alors investie d’une fonction de « recadrage ». Les comportements inadéquats, qu’ils soient naturels, comme une mauvaise humeur ou une conduite inappropriée, ou induits, comme les excès ou les provocations, servent alors à constater qu’il y a bien un cadre, celui-ci opérant sa fonction rassurante, aux prix de quelques moments désagréables :-D.

Ce cadre peut être recherché à une fréquence plus ou moins grande, pour s’assurer – et se rassurer – qu’il est toujours là, et par ailleurs de réels progrès peuvent être constatés dans le comportement de ces jeunes femmes.

Dans le deuxième cas, ou au contraire un cadre strict a prévalu pendant l’enfance, il peut s’agir d’une recherche d’un cadre analogue, parce celui-ci a été intégré comme « normal » ou « rassurant » ou encore représentatif d’attributs « virils », l’homme qui protège et « guide » quand il le faut.

Il peut s’agir aussi de revivre différemment ces événements, point que je vais développer.

Les fessées vécues pendant l’enfance ont pu l’être de manière traumatisante, soit parce qu’elles étaient injustes, soit parce qu’elles étaient disproportionnés à la « faute ». J’ai discuté il y a quelque temps avec une fille pour laquelle ce fantasme est très fort, et qui me racontait qu’elle avait été littéralement terrorisée enfant par le martinet qu’elle recevait pour un oui ou pour un non. En pensant à cette histoire ainsi qu'à une discussion avec une autre jeune femme, j’ai formulé l’hypothèse que rêver de recevoir la fessée pouvait être une manière de revivre d’une autre manière ces événements traumatisants en leur donnant du « sens », en quelque sorte les revivre de façon à les sublimer. 

Dans ce cas-là, la personne cherchera à « expier » ses « fautes » actuelles par le même moyen. La relation participe alors de plusieurs éléments. D’une part la personne est punie pour quelque chose qu’elle comprend et accepte, d’autre part elle est pardonnée ensuite. Une mise en perspective peut alors être faite, soit de manière inconsciente par le simple fait de « rejouer » en quelque sorte ces événements, soit de manière plus consciente si un dialogue s’instaure ensuite sur le ressenti, soit avec son partenaire, soit dans le cadre d’un travail avec un psychologue par exemple, ou encore par la biais de l’écriture, du dessin, de la photographie …  Chacun trouve bien entendu le moyen qu’il lui faut, en fonction de ses envies et de son désir d’aller explorer ou non les sources de ce fantasme. Mais dans tous les cas, il s’agit de distancier ce qui a été vécu pour se le réapproprier et l’intégrer dans sa vie.

Ainsi, peut-être que certaines personnes recherchent dans la fessée le cadre qu’elles n’ont pas eu et d’autres recherchent à revivre d’une manière différente le cadre qu’elles ont subi, pour sublimer des événements qui ont pu être désagréables, voire traumatisants, en leur donnant une autre lecture à partir d’un autre vécu. Cette lecture complémentaire peut rester "inconsciente" ou plus consciente quand elle s’accompagne d'une analyse. Dans tous les cas, "rejouer" permet d'introduire une distanciation dont elles n’étaient pas capables enfants.

Au final, j’aime bien cette idée de l'institution d'un cadre qui offre la possibilité de se libérer et de s’épanouir, en permettant de jouer ou rejouer des événements réels ou fantasmés et possédant une signification profonde pour les deux partenaires.

Cela me rappelle les stages de coaching pour petites princesses que j’avais proposés un jour, quelque part sur mon blog :-). Il reste finalement à écrire une version modernisée du Traité d’éducation des jeunes princesses à l’usage de leurs précepteurs, que l’on pourrait intituler : De la fessée comme instrument de développement personnel ;-)

mardi 10 septembre 2013

La rentrée de Marion (3ème partie)



















Marion avait presque les larmes aux yeux.

-         Tu vas venir me voir … tu vas juste recevoir une fessée, Marion … Tu as de la chance, c’est moi qui vais baisser ton short … parce que quand j’aurai décidé de t’administrer la fessée, il se peut bien que ce soit moi qui t’ordonne de le baisser toi-même. Et ce sera autre chose.

La suite se passa comme dans un rêve. J’avais dû forcer Marion à s’allonger sur mes genoux. Son short avait glissé le long de ses cuisses. Les claques s’étaient succédées par-dessus sa petite culotte. Sous leur chaleur cuisante, Marion avait rapidement battu des jambes, s’agitant en vain. Marion recevait une fessée. Elle eut un sursaut un peu plus brusque lorsque ma main se glissa sous l’élastique de sa petite culotte et la descendit lentement.

Jamais Marion n’avait ressenti autant de honte, fesses nues sur mes genoux. Elle aurait voulu que cela finisse enfin, et je dus à plusieurs reprises ramener son poignet au creux de ses reins afin de l’empêcher de se protéger des claques de plus en plus cuisantes. Je sentis que cette fessée qui ponctuait l’année était spéciale. Je devais marquer le coup et continuer pour venir à bout de ses dernières résistances.

- Et tu crois que je suis fier de toi ?

Ce fut comme un catalyseur. Soudain, je vis les épaules de Marion se soulever et s’abaisser. De gros sanglots la secouaient. Marion n’opposait plus aucune résistance. Son postérieur était en feu. Enfin j’arrêtais. Marion était encore en larmes. Je la relevais et lui intimais :

-         Allez. Tu remets ta petite culotte. Mais tu as peut-être besoin d’aller au coin ?
-         Sam … non … s’il te plaît …
-         Tu as compris la leçon ?
-         Oui …
-         Tu es prête à t’excuser ?
-         Sam … non …
-         Tu veux peut-être que je continue ?
-         Non … non …
De nouveau une crise de larmes la secoua.
-         Je … je te demande de bien vouloir m’excuser …
-        
-         Vraiment …

Je sentis que Marion était aux prises avec une forte émotion.

-         Allez … viens maintenant …

Marion se précipita dans mes bras et trembla longtemps alors que je lui caressais doucement ses cheveux, son dos, le creux de ses reins. Mes doigts frôlèrent ses petites fesses encore rouges et meurtries, et Marion frissonna lorsqu’ils s’attardèrent sur la partie sensible de ses cuisses.

-         Sam … je … j’ai honte tu sais …
-         Tu peux, ma petite Marion …
-         Dis … tu … tu me pardonnes ?
-         Oui … tu as été punie … cela sert à cela …
-         Mais … ça fait mal … la … la fessée …
-         Oui … mais tu sais que c’est pour ton bien …

J’emmenais doucement Marion près du lit. Nous nous déshabillâmes mutuellement. Marion se glissa sous les draps. Lorsque je la rejoignis nos lèvres et nos corps se mêlèrent.

-         Marion … l’an prochain nous nous verrons au moins deux fois par mois … et tu me feras un compte-rendu détaillé de ton travail et de tes résultats … ainsi que de ton attitude … tu as besoin d’être serrée … et si la fessée ne suffit pas … il y aura la brosse … ou le martinet ...
-         Sam … tu … tu me pardonneras toujours, hein ?
-         Oui ma petite Marion … mais cette année, je vais te suivre … de près ...

jeudi 5 septembre 2013

La rentrée de Marion (2ème partie)














Le mot venait d’être prononcé. Marion, au fond d’elle-même, l’attendait. Mais il provoqua dans son bas-ventre un envol de papillons. Elle savait que l’inéluctable venait de se mettre en marche.

-         Pffff … c’est pour les gamines, ça.
-         Justement.
-         Il ferait beau voir que tu m’en donnes une !
-         Ah bon ? Et bien on va imaginer que tu ramènes une réflexion de ton professeur … tu sais ce que je t’aurais dit ?
-         Non. Et de toute façon je ne veux pas le savoir.

Mon ton avait changé. Je m’étais levé et m’étais approché de Marion, qui avait enfilé après sa douche un short en jean, laissant à nu ses jolies cuisses.

-         Et bien je vais te le dire quand même !

Ma main gauche avait saisi son bras. Ma main droite s’abattit alternativement sur chaque cuisse avec un claquement sec.

-         Aïe !
-         Marion. Tu es impertinente comme avec ton professeur. Mais je vais réagir différemment. 

Un mélange de peur et de soulagement passa furtivement dans son regard.

-         Sam !
-         Oui ma petite Marion. Je vais t’expliquer les choses à ma manière.
-         Arrête tout de suite ! Je ne veux pas !
-         Je m’en doute …

Marion commençait à se débattre.

-         Tu vas monter dans la chambre, Marion. Et m’attendre.
-         Pas question !
-         Bien.

J’empoignais Marion, la retournait et ma main s’abattit plusieurs fois sur ses fesses.

-         Tant pis pour toi. Ta punition n’en sera que plus sévère.
-         Aïe ! Non ! Pa … pardon ! Sam ! Non, je ne voulais pas !

Sous les claques répétées Marion venait de franchir un cap. Elle n’était pas habituée à ce qu’on lui résiste, et avait besoin parfois d’être quelque peu bousculée.

-         Et bien c’est un peu tard ! Allez, avance ! Tu montes maintenant !

Marion n’avait plus le choix. Sa montée dans l’escalier fut ponctuée de plusieurs claques. Lorsque nous entrâmes dans la chambre, Marion était presque décomposée. A travers les carreaux de la petite fenêtre on pouvait apercevoir le port. Marion songea qu'il aurait été doux de s'y promener, main dans la main, manger une glace, s'embrasser doucement, se caresser furtivement en souriant de voir les passants se retourner, la plupart jaloux de cette complicité entre un homme déjà mûr et une fille beaucoup plus jeune. Mais cette évasion imaginaire fut de courte durée. Je faisais face à Marion, immobile, le visage fermé.

-         Sam … non … tu … tu ne vas pas me donner une … une …
-         Une fessée ? Si bien sûr. Tes petites fesses vont rougir et cela va te faire le plus grand bien.
-         Je … je ne veux pas recevoir … la … fessée …

samedi 31 août 2013

La rentrée de Marion (1ère partie)















L’année qui venait de s’écouler n’avait pas été très studieuse pour Marion. Elle n’était pas satisfaite de ses résultats. Moi non plus. Malgré son potentiel, elle s’était dispersée dans mille et une activités plus ou moins futiles, n’arrivant pas à se concentrer sur la distance. Marion n’avait pas été assez rigoureuse, et la fréquence de nos rencontres n’avait pas été assez élevée pour y remédier.

J’étais bien décidé à ce que l’année suivante soit exemplaire. Marion devait être reprise en main. Et je comptais bien profiter des quelques jours de vacances que nous avions décidé de passer ensemble au bord de la mer pour aborder ce sujet. Les deux premiers jours avaient été étouffants, et nous nous étions contentés de nous reposer, de longues siestes dans la vieille maison baignée d’une faible lumière filtrée par les rideaux, entrecoupées de baignades tôt le matin et tard en fin d’après-midi, lorsque la plage était presque déserte. Ce matin-là, de lourds nuages s’étaient accumulés dans le ciel. Le ciel gris foncé annonçait un orage proche. Au petit déjeuner, j’avais signifié à Marion que nous nous expliquerions sur l’année qui venait de s’écouler. Et sur les garde-fous à mettre en place pour qu’elle puisse s’épanouir dans ses études pour l’année à venir.

-         Marion … ce soir nous discuterons tous les deux … sur ton année scolaire.
-         Ah bon ? Je m’en fiche, elle est déjà passée !
-         Oui. Et plutôt mal. Tu as été loin d’être sérieuse.
-         Oh arrête ! Je suis étudiante, il faut bien que j’en profite !

Marion commençait à chercher des excuses, mais au fond d’elle-même savait que j’avais raison. Elle n’avait pas été sérieuse. Elle n’arrivait pas à tenir ses objectifs. Elle réussissait moins bien que ses camarades de niveau équivalent. Elle savait que sa mauvaise foi ne tiendrait pas longtemps face à mes reproches. Mais ses arguments étaient comme une tentative de reculer l’issue qu’elle redoutait, dont elle savait également qu’elle lui était nécessaire.

-         Bien sûr. Mais profiter ne veut pas dire faire n’importe quoi. Il t’a manqué un cadre cette année.
-         Ah ! Donc tu vois, c’est bien de ta faute !
-         Et là tu frises l’insolence ma petite Marion.
-         Ah bon ? Pourquoi ?
-         Marion, quand tu seras allongée sur mes genoux tout à l’heure, je crois que tu feras moins la fière. Et je ferai en sorte que l’an prochain tu ne dérives pas.

Ces dernières phrases prononcées d’un ton un peu plus sec avaient mis fin à notre échange verbal.

L’orage avait menacé toute la journée sans éclater. Nous avions reculé à chaque fois l’instant de sortir, mais en cette fin d’après-midi nous aspirions à un peu d’air frais, et lorsque les premières gouttes commencèrent à tomber, nous décidâmes d’aller courir le long de la grève. Il y a un certain charme à sentir sur son corps les éléments naturels, et nous aimions tous les deux courir sous la pluie, sentir les gouttes s’écraser sur notre peau et le sable mouillé s’enfoncer sous nos pieds. Les premières gouttes gorgées de la chaleur environnante de l’air étaient tièdes, mais bien vite la température s’abaissa et nous frissonnâmes. La pluie tombait à présent beaucoup plus violemment que nous ne l’avions imaginé, et c’est trempés que nous avions rejoint la maison.

-         Ouf ! Ça fait du bien !
-         Oui, vivement une bonne douche ! 

Marion enleva ses baskets, baissa son short trempé, retira devant moi sa petite culotte mouillée, offrant à ma vue ses jolies jambes et ses petites fesses et se précipita sous la douche. Je l’y rejoignis. Après le froid de la pluie, nous appréciâmes le jet d’eau tiède sur nos deux corps.
La douche était finie, et nous avions enfilé des vêtements secs. Marion était devant moi. A son regard je sentis que c’était le moment. Elle m’avait parlé la veille de son agitation, de son caractère colérique qu’elle n’arrivait pas à contrôler. Tout en étant furieuse contre elle-même de ses accès soudains de colère, qui lui faisaient répondre de manière sèche à ses proches sans prendre de gants. Toute l’année, elle avait réagi de la même façon avec les personnes qui désiraient sincèrement l’aider. Ses professeurs de l’année précédente avaient eux aussi subi sa mauvaise humeur chronique, son goût pour la provocation, sa remise en cause de l’autorité qu’ils incarnaient. Malgré elle, elle s’était sentie honteuse le jour où l’un d’eux lui avait fait la leçon, lui signifiant qu’il attendait beaucoup mieux d’elle.
Elle s’était habituée à des notes en dents de scie, à donner un coup de collier final avant les partiels importants, mais au fur et à mesure de l’année, cette méthode avait moins bien marché. Marion avait tendance à trop se reposer sur son potentiel. Comme tout un chacun, elle avait besoin de s’investir et de travailler pour qu’il s’épanouisse pleinement. Elle savait tout cela. Mais elle avait besoin qu’on le lui explique … autrement …

-         Sam … j’en ai marre de mes études. De toute façon j’ai tout raté.
-         Oui … mais tu sais pourquoi au moins.
-         Oh … pas la peine de me faire la morale … de toute façon je déteste ce système !
-         Ah oui … après tout, c’est ton choix de te mettre en dehors de lui … mais je ne suis pas sûr qu’au fond de toi c’est ce que tu veux.
-         Tous les profs que j’ai eus étaient nuls, de toute façon.
-         Tous ? Tu as dû mal tomber alors … tu n’as vraiment pas de chance …

Marion avait perçu mon ton moqueur, ce qui l’énerva encore plus.

-         Et bien c’est comme ça et pas autrement ! Et de toute façon tu n’y peux rien !
-         Disons que … si j’avais été là certains jours …  tu m’aurais raconté ta semaine … tes notes … ton attitude … et j’aurais pu faire quelque chose, je crois.
-         Ah oui ? Et tu aurais fait quoi ?

Marion savait qu’elle était sur une mauvaise pente.

-         Oh … je crois qu’une bonne fessée dans ces cas-là t’aurait fait le plus grand bien.

vendredi 21 juin 2013

Révisions













Avant de reprendre des posts "classiques" sur ce blog, j'avais l'intention de finir le traité d'éducation des jeunes princesses. Mais bizarrement, je n'ai pas trouvé l'énergie pour le faire. Je crois que c'est un signe, un besoin peut-être de suspendre pour le moment ce traité que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire et partager. Je le finirai sans doute plus tard. En attendant, j'ai envie de parler d'une petite princesse avec qui j'ai longuement échangé ces derniers mois. Elle n’était pas très motivée par ses études. Un jour nous nous sommes rencontrés. J’ai écrit ces quelques mots sur notre rencontre, suivis d’autres mots écrits par elle, que je publie avec son autorisation, comme un contrepoint avec l’histoire vécue de mon côté.

Tu attends. Tu te caches derrière le polochon. Tu sais que je vais me fâcher. Que je ne suis pas content de la manière dont tu as géré tes révisions. Au dernier moment. Sur le fil du rasoir. Tu sais que je ne veux pas que tu gâches ton potentiel. Tu sais que je veux que l’année prochaine, ce soit différent. Tu n’as pas envie de l’entendre. Lorsque je t’oblige à descendre ton jean, tu protestes, mais au fond de toi-même, tu aspires à cette punition. Même si cela te fait honte d’être punie comme une gamine, de recevoir une fessée.

Tu ne veux pas venir. Ma main claque sur ta petite culotte. Tu te couches à contrecœur sur mes genoux.

Tu as été punie. Tu es sur le lit, à genoux, contre le mur. Tu n’aimes pas cela, tu as honte d’exposer à ma vue tes fesses rouges, même si je t’ai autorisé à remonter ta petite culotte.

-          Je te déteste ! Je ne l’ai pas méritée cette fessée !

-          Ah bon ? Tu crois que je suis content de la manière dont tu as révisé tes examens ?

-          De toute façon je m’en fiche !

J’ai compris que cela n’a pas été suffisant.

-          Ma petite Marion … puisque tu n’as pas compris …

Malgré tes protestations je t’attire vers moi. De nouveau les claques retentissent. Je te fais la leçon. Enfin j’arrête. Tu reprends ton souffle. Tu n’aspires qu’à une chose, que je te dise que c’est fini, que tu te retrouves dans mes bras, que tout cela soit effacé.

-          Sam … Pardon …

Je te tends mes bras, tu t’y réfugies. Cette fois-ci quelques larmes ont coulé. Tu te sens libérée.

Tu te glisses sous la couette. Je me déshabille. Je n’ai envie que d’une chose, sentir ta peau nue contre la mienne, sentir nos deux corps l’un contre l’autre. Je te rejoins. Je te fais un long câlin. Tu ne veux pas faire l’amour, mais tu m’écriras plus tard que tu en as eu envie. C’était bon de partager cette tendresse avec toi.

Je caresse doucement ton dos, tes fesses, tes cuisses.

-          Marion … tu as compris ce qui arrive quand on s’organise mal ?

-          Sam … je ne veux pas en parler …

-          Marion … tu as besoin d’un cadre … et d’une méthode … qui marche …

-          Sam … oui … mais … quand même …

Tu me serres un peu plus fort contre toi. Je souris. Nous sommes bien.

Je pense que je me souviendrais toujours de cette première fessée. Même si c'était la première, tu n'as pas fait semblant … c'est le moins qu'on puisse dire. Mais même si j'avais mal, je me suis sentie tellement bien après. Je ne pensais plus à rien, j'avais juste envie que tu me prennes dans tes bras. Et tu étais là … même après, pour me rassurer. C'était la première fois que j'avais ce sentiment, celui que le monde entier n'avait plus d'importance pendant quelques instants. J'étais dans un autre endroit, tout contre toi. Quand je suis allée en cours le lendemain, je n'arrêtais pas de penser à toi, à la fessée (en même temps tu avais fait en sorte que je m'en souvienne en m'en donnant une dernière avant de partir).

J'ai découvert que la fessée faisait naître autre chose en moi. Quand tu m'en parlais, quand tu me la mettais et surtout après, j'avais du désir. J'avais envie de faire l'amour avec toi et je me sentais bien tout contre toi.

Je me sentais protégée, en sécurité. J'avais un cadre et je savais que si j'en sortais, tu serais là pour me le rappeler. J'avais envie que tu me mettes des fessées, mais dès qu'elles arrivaient, je n'en avais plus envie du tout, j'étais même en colère que tu me donnes une fessée comme si j'étais une gamine.

Je voulais te frapper à mon tour, je voulais me relever et remettre ma culotte, te dire que tu étais vraiment trop méchant et que tu me faisais vraiment mal … mais en même temps je ne voulais pas que tu arrêtes parce que je me sentais bien aussi sur tes genoux, quand tu t'arrêtais pour caresser mes fesses, pour m'apaiser un peu … et je savais que je me sentirai bien mieux après, que je serai pardonnée, que je pourrai venir dans tes bras.

Je me sentais spéciale quand j'étais avec toi parce que tu t'inquiétais pour moi, pour mes études … parce que tu me consolais après la fessée.

Ensuite … je me suis encore retrouvée toute seule. Quand je révisais mes partiels ... ou que justement je ne révisais pas, je me disais que si tu étais avec moi ce serait vraiment plus facile parce qu'après une bonne fessée, j'aurais compris qu'il était temps que je m'y mette sérieusement … parce que ce n'est pas agréable quand même et que quand on vient d'en recevoir une, on n'a pas vraiment envie de recommencer :'(

Je savais bien que j'avais mérité quelques fessées et j'étais en quelque sorte impatiente que tu me les donnes, pour qu'enfin je puisse ne plus m'en vouloir, que je puisse ne plus y penser … mais quand tu t'es décidé évidemment, encore une fois je n'en avais plus envie. Je pense que ça, ça restera une constante si je reçois un jour d'autres fessées … ce grand doute, cette appréhension.

Et puis, j'étais en colère à chaque fois contre toi, parce que c'est toi qui décidait et que je ne voulais pas. Mais en même temps ça m'a fait du bien de me confronter à ton autorité, de voir que je ne pouvais pas te faire changer d'avis … que je recevais les fessées que je méritais.

Je voulais aussi voir où étaient les limites avec toi … jusqu'où je pouvais aller avant que tu te fâches pour de bon. Je n'avais pas vraiment peur de recevoir une fessée, en même temps quand tu commençais à me gronder, j'avais plutôt envie que tu me prennes dans tes bras au lieu de me coucher sur tes genoux :'( …

mardi 7 mai 2013

Traité d'éducation des jeunes princesses à l'usage de leurs précepteurs - La solidarité - 4ème partie



















La solidarité selon Maître Samuel

4ème partie


Louise et Herbeline avaient écouté les explications de Maître Samuel sans rien dire. Elles comprenaient à présent toute la symbolique du lieu, et pourquoi Maître Samuel les avait menées ici. Elles ne protestèrent pas lorsque Maître Samuel leur ordonna de parcourir le labyrinthe à genoux. Elles parcoururent péniblement les onze anneaux concentriques, se rapprochant et s’éloignant tour à tour du centre, guidées par le tracé de marbre clair. Enfin, lorsqu’elles atteignirent le centre, posée par terre, en croix, deux baguettes de noisetier semblaient les attendre.

-         C’est bien … nous allons finir la leçon de solidarité à présent …

Louise et Herbeline, qui avaient frémi et s’étaient regardées avec de grands yeux ouverts à la vue des baguettes se réfugièrent dans les bras l’une de l’autre.

-         Parfait. Vous allez rester comme cela. Et pour vous aider à comprendre ce que signifie la solidarité …

Maître Samuel se mit derrière Louise et, saisissant l’ample chemise de nuit, en releva les pans, découvrant deux charmantes petites fesses enserrées dans une petite culotte de couleur pastel. Tenant toujours entre ses mains le tissu de coton, il se rapprocha un peu plus de Louise, et s’appuyant contre elle, il tendit les bras et noua les deux extrémités de l’étoffe derrière les reins d’Herbeline. Ensuite il recula, se positionna derrière Herbeline et fit de même. A présent les deux princesses étaient solidement liées entre elles par leurs chemises de nuit. Le précepteur se baissa alors et saisit l’une des baguettes.

-         Vous savez que vous méritez une punition exemplaire toutes les deux … je ne peux tolérer un tel comportement … et j’espère que les onze coups que vous recevrez chacune vous seront profitables … je ne doute d’ailleurs pas qu’ils servent également de leçon à Sélène et Sophia … qui pourront méditer sur les traces concrètes de votre mauvaise conduite … car demain vous viendrez au petit déjeuner en petite culotte …
-         Maître !
-         S’il vous plaît !

Les deux petites princesses avaient presque crié en même temps.

-         Mais ne vous inquiétez pas … car si elles s’avisent de se moquer de vous … elles subiront le même sort … je les préviendrai … mais à présent …

Louise et Herbeline furent presque soulagées lorsque la baguette siffla et s’abattit sur leurs fesses. Chaque coup leur arrachait un cri de douleur, mais serrées l’une contre l’autre, elles ressentaient en même temps un soulagement de ne pas se sentir seules, et malgré leurs larmes, elles tâchaient de soutenir de toutes leurs forces et tour à tour celle des deux qui allait recevoir le prochain coup. Maître Samuel avait décidé de zébrer consciencieusement leurs fesses et leurs cuisses et prenait son temps. Elles éclatèrent en sanglots lorsqu’au cinquième coup il s’arrêta et baissa leur petite culotte. Après le onzième coup, il les détacha.

-         Avez-vous compris maintenant ce que signifiait la solidarité ? Je l’espère tout au moins …

Maître Samuel les morigéna encore quelques minutes, et enfin elles purent allèrent se coucher, rejoignant le dortoir commun. Ce soir-là, Louise et Herbeline pleurèrent longuement dans leur lit, mais quand elles s’endormirent dans les bras l’une de l’autre, après avoir caressé du bout des doigts les marques rouges qui commençaient à bleuir sur leur peau, elles étaient devenues amies. 

lundi 6 mai 2013

Traité d'éducation des jeunes princesses à l'usage de leurs précepteurs - La solidarité - 3ème partie
















La solidarité selon Maître Samuel

3ème partie


A dix-neuf heures, Sélène et Sophia apparurent en portant un plateau sur lequel était posé une carafe d’eau et deux quignons de pain. C’était un bien maigre repas … Elles ne dirent pas un mot, mais les regards qu’elles échangèrent furent éloquents. Sélène et Sophia, qui ne détestaient pas voir à l’occasion leurs camarades punies, affichaient un air presque aussi angoissé qu’elles. Maître Samuel avait probablement laissé échapper une ou deux allusions concernant leur prochain sort, et si Sélène et Sophia les plaignaient déjà, cela n’augurait certainement rien de bon. Elles burent un peu d’eau mais leurs estomacs refusèrent d’absorber toute nourriture.

A vingt heures, elles entendirent le pas de Maître Samuel résonner dans le couloir.

-         Louise ! Je … j’ai peur !

Louise n’en menait pas large non plus, mais l’angoisse d’Herbeline la toucha et elle l’entoura de ses bras d’un geste protecteur. La porte s’ouvrit et Maître Samuel entra.

-         Ah ! je vois que vous êtes de nouveau inséparables ! Mais j’avoue que je préfère vous voir rapprochées l’une à l’autre de cette manière, plutôt que d’une autre tantôt qui sied beaucoup moins à des jeunes personnes de votre rang …

Ce fut Louise qui prit la parole :

-         Maître … Herbeline est encore jeune … et elle a été victime de ma jalousie … punissez-moi car je le mérite … mais épargnez-là …
-         Louise … je note avec plaisir que vous reconnaissez chez vous ce vilain défaut … mais Herbeline doit aussi apprendre à ne pas se laisser entraîner inconsidérément, quelle qu’en soit la raison … vous serez punies toutes les deux de la même manière … Suivez-moi à présent.

Herbeline avait bien voulu prendre la parole pour s’accuser à son tour, mais le ton de Maître Samuel l’en dissuada. Alors Louise et Herbeline se prirent de nouveau par la main et suivirent, tête baissée, Maître Samuel qui se dirigea vers la chapelle désaffectée du couvent et en ouvrit le lourd vantail.

-         Allez ! Entrez !

La chapelle, qui avait autrefois connu son heure de gloire, avait été vidée de ses bancs. Quelques chandeliers avaient été allumés, projetant une lueur blafarde sur le sol de marbre. Une odeur de cire chaude flottait dans l’air. Lorsque leurs yeux furent habitués à la faible clarté, elles remarquèrent en même temps une série de circonvolutions claires disposées sur le sol. Le marbre blanc de Carrare se mêlait à un marbre plus sombre, presque noir.

-         Je vois que vous venez de découvrir le labyrinthe de la chapelle.
-         Le … le labyrinthe ?
-         Oui. Vous n’ignorez certainement pas qu’un labyrinthe, λαβύρινθος en grec ancien, ou labyrinthus en latin est un tracé muni généralement d'embranchements, d'impasses et de fausses pistes, destiné à perdre ou à ralentir celui qui cherche à s'y déplacer. L’un des plus célèbres labyrinthes était celui construit par Dédale pour enfermer le Minotaure, que Thésée finit par tuer, retrouvant son chemin grâce au fil d’Ariane …

Louise et Herbeline pensèrent aux nombreuses histoires qu’aimait à leur raconter Maître Samuel lors de ses leçons, autour d’un feu de bois. Mais elles frissonnèrent en pensant que cette histoire-ci les concernait toutes les deux au premier chef, et qu’elles auraient préféré l’écouter dans d’autres circonstances. Mais Maître Samuel poursuivait déjà.

-         … et je connais deux petites princesses qui se sont justement égarées, ces temps-ci … et qui ont besoin de retrouver … disons … le droit chemin …

Maître Samuel s’arrêta un instant afin que Louise et Herbeline impriment bien dans leur esprit sa dernière tirade. Le droit chemin … celui qu’il faut suivre … alors que tant de chemins de traverse proposent leurs tentations …

-         Savez-vous quelle est la principale caractéristique d’un labyrinthe d’église, Mesdemoiselles ? Non ? Et bien je vais vous l’apprendre. Si vous regardez attentivement son parcours, vous verrez que contrairement à la plupart des labyrinthes, malgré son tracé sinueux, il ne comporte ni embranchements ni culs-de-sac. Un seul chemin est possible, celui qui mène au centre. Et le pénitent qui le parcourt n’a besoin que de persévérance pour y accéder.
-        
-         Savez-vous également que le centre était appelé le paradis ? Et que le chemin était en général parcouru à genoux ? Et savez-vous encore comment était-il nommé ?
-        
-         Il était nommé – ce qui va être tout à fait de circonstance dans quelques minutes - la Via Dolorosa 

dimanche 5 mai 2013

Traité d'éducation des jeunes princesses à l'usage de leurs précepteurs - La solidarité - 2ème partie

















La solidarité selon Maître Samuel

2ème partie

 
La phrase de Maître Samuel « Je viendrais vous dire bonsoir » trottait dans la tête des demoiselles en question, qui, pétries d’angoisse, commençaient à comprendre que leur sort était inéluctablement lié. Instinctivement, elles se rapprochèrent et Herbeline saisit la main de Louise et la serra très fort. Louise fut étonnée de ce geste, et un sentiment de protection l’envahit. Elle était l’ainée, elle se devait de protéger sa camarade plus jeune qu’elle, moins expérimentée. Même si Herbeline l’énervait parfois, au fond, elle était touchée par sa fraîcheur, ses joies de petite fille. Elle n’avait pas une once de méchanceté à revendre. Peut-être que Maître Samuel avait eu raison de la prendre dans son lit, l’autre soir, peut-être sa jalousie était-elle déplacée, peut-être n’aurait-elle pas dû s’énerver ainsi … Alors que ces pensées tournoyaient dans sa tête, elle serra à son tour la main d’Herbeline et elles filèrent sans demander leur reste. Maître Samuel aperçut ce tendre mouvement et hocha la tête avec satisfaction. Ses deux petites princesses commençaient à comprendre les vertus de la solidarité … et la leçon qu’il se promettait de leur donner le soir même renforcerait très certainement ce noble sentiment.

Arrivées dans leur chambre, les deux petites princesses se déshabillèrent en silence, contemplant avec des yeux affolés l’étendue des dégâts. Leurs belles robes étaient fichues. La joue de Louise était encore rouge de la gifle donnée par Herbeline, qui elle-même portait de grandes traces de griffures sur ses jambes.

-         Oh … Louise … ta joue … je … je suis désolée … tu avais raison … mais … j’avais tellement besoin de réconfort tu sais …
-         Herbeline … mes ongles ne t’ont pas épargnée non plus … et c’est vrai, j’ai été jalouse … je n’aurais pas dû …

Louise et Herbeline étaient à présent l’une devant l’autre en petite culotte.  Herbeline s’approcha doucement de Louise, lui prit les deux mains, fit un geste pour les placer derrière ses reins et se pelotonna contre elle.  Leur presque nudité troubla Louise qui sentit les petits seins ronds et doux d’Herbeline contre sa propre poitrine. Elle serra Herbeline contre elle qui laissa échapper un soupir de soulagement.

-         Je te demande pardon Louise … je vais demander à Maître Samuel de me punir toute seule …
-         Herbeline … non … si je n’avais pas été jalouse tout cela ne serait pas arrivé … c’est à moi d’être punie …
-         Tu es gentille … merci … mais je suis sûr que nous serons punies toutes les deux …

Louise passa doucement ses mains sur les petites fesses d’Herbeline. Elle pressentait que leur punition serait particulièrement sévère … Elles restèrent ainsi un long moment avant de se séparer. Elles se lavèrent l’une l’autre, trouvant un réconfort à se toucher, se caresser, se consoler, murmurer des paroles rassurantes.

-         Ne t’inquiète pas … c’est juste un mauvais moment à passer …
-         Il sera fier de nous après …
-         Demain j’irai te cueillir un bouquet de lavande comme tu les aimes …
-         Jamais plus je ne serai jalouse de toi …

Enfin elles enfilèrent leur chemise de nuit. Le soir n’était pas encore tombé. Une longue attente commença. Louise et Herbeline n’osaient plus s’adresser la parole, partageant à présent la même angoisse de la punition à venir.

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