jeudi 24 novembre 2011

Le sultan et la princesse – 3ème partie – La punition de Blanche













Les deux jeunes femmes regardèrent, affolée, le sultan s’approcher, muni d’une fine baguette de bois dans sa main. Blanche enfouit son visage dans l’épaule de Marguerite.

-    Ma pauvre Blanche ...

La princesse ne put finir sa phrase. Un gémissement étouffé accompagné d’un tremblement de Blanche lui fit savoir que la punition avait commencée. Par cinq fois la baguette vint frapper les cuisses et les fesses de Blanche, maintenue par Marguerite. Cette dernière ressentait un mélange de compassion mais aussi d’excitation à voir le bras du sultan se lever et la souple baguette siffler dans l’air avant de s’abattre avec un bruit mat sur la tendre peau claire.

-    Bien. Je me demande si vous avez bien compris, toutes les deux. Peut-être faut-il que je continue ?

A ces mots Blanche se jeta à genoux aux pieds du sultan, suppliante. Marguerite put alors voir, fascinée, cinq fines marques rouges qui zébraient sa peau nue.

-    S’il vous plait ! Non ! Je vous en prie !
-    Tu apprendras que c’est moi qui décide ! Mais rassure-toi ... c’est maintenant le tour de ta maîtresse à présent ...

lundi 21 novembre 2011

Le sultan et la princesse – 2ème partie – La rencontre













Tête baissée, les mains derrière le dos, la jeune princesse attendait depuis dix minutes dans une pièce confortable, remplie de sofas et de coussins, où les seules lumières provenaient d’une multitude de petites lampes à huile qui scintillaient et faisaient régner autour d’elle une atmosphère irréelle. Marguerite sentait une présence autour d’elle, mais ce n’était peut-être que le fruit de son imagination. Mille pensées se bousculaient dans sa tête, et sa chère Blanche lui manquait beaucoup. Elle se demandait ce qu’elle était devenue. Peut-être avait-elle déjà subie les outrages du sultan ? La porte s’ouvrit enfin et un homme mince et grand entra dans la pièce. Elle frissonna. Le sultan s’approcha lentement, et s’arrêtant à une trentaine de centimètres de Marguerite, il la dévisagea pendant une longue minute sans prononcer un mot. L’attente devenait de plus en plus insupportable, et Marguerite n’avait qu’une envie, celle de bousculer cet homme et de s’enfuir. Mais les récits des punitions administrées aux princesses rebelles qu’elle avait encore dans sa tête la retinrent.

-    Eh bien ... comment t’appelles-tu ?

La princesse releva la tête et fixa fièrement le sultan dans les yeux.

-    Je m’appelle Marguerite, je suis princesse et je vous prie de me libérer immédiatement !

Marguerite fut elle-même étonnée de sa hardiesse, qui ne sembla pas déplaire au sultan. Il esquissa un fin sourire.

-    Oh ! Que de fougue ! Je vois que tu n’as pas encore bien compris la situation, je crois ... Te souviens-tu que ton navire a été arraisonné par mes hommes, que tu as été capturée, et que maintenant il en sera fait selon mon bon vouloir, dans mon sultanat ?
-    Mon père paiera une rançon ! Libérez-moi !
-    Mais pour cela il faudrait que j’y trouve un intérêt, jeune personne ... hors je suis déjà immensément riche ... et je ne vois pas pourquoi je laisserai partir une jeune princesse noble et de surcroît belle comme toi. Toi et ta charmante dame de compagnie auront une place de choix dans mon harem ...
-    Je ne vous permets pas ! Je ne ...

Marguerite ne put finir sa phrase.

-    Cela suffit ! Tu vas apprendre désormais ce qu’il en coûte de défier ton maître ! Mais comme j’ai ouï dire que dans ton pays c’est ta dame de compagnie qui est punie à ta place, je vais commencer par respecter tes coutumes ... même si très bientôt tu connaitras les nôtres ...

Marguerite frissonna en pensant qu’elle était maintenant à la merci d’un sultan autoritaire et cruel, mais elle préféra s’abstenir de tout commentaire, attendant de connaître la suite des événements. Le sultan s’approcha alors d’un rideau sombre de velours qui partageait la pièce en deux et le tira. Là se trouvait une table ronde auprès de laquelle elle reconnut immédiatement Blanche, debout, entièrement nue.

-    Blanche ! Que fais-tu là ?

Blanche se précipita, tremblante, dans les bras de sa maîtresse.

-    Quel joli spectacle ! C’est très bien, reste donc dans les bras de ta maîtresse. Et toi, jeune princesse, soutiens-la bien, et ne la lâche pas ... pendant que je lui administre la punition que tu aurais du recevoir à sa place ... car si tu la lâches, ce sera à toi de la subir ...

samedi 19 novembre 2011

Le sultan et la princesse – 1ère partie – Capturées













Un jour d’hiver, alors que je me promenais parmi les étals de bouquinistes de cette foire de province, je tombais sur une vieille boîte en bois, presque noire, remplie de vieux papiers que je me mis à feuilleter distraitement. Une fine écriture manuscrite courait le long des feuillets abimés par le temps, et mon intérêt s’accrut quand je m’aperçus qu’il s’agissait d’un journal intime d’une dénommée Marguerite de F., jeune princesse de haute noblesse, relatant  le récit de sa capture et de sa captivité au sultanat d’A. La lecture était difficile, le style parfois confus, mais l’histoire étonnante. Alors j’ai pris la liberté d’en relater moi-même quelques passages, comme si j’avais moi-même recueilli directement les confessions de Marguerite qui me parvenaient deux ou trois siècles plus tard par cette incroyable coïncidence. C’est ce récit que je partage avec vous aujourd’hui.

Marguerite de F. était une belle et jeune princesse, possédant un tempérament décidé mais parfois rebelle. Elle était accompagnée de sa dame de compagnie, Blanche, du même âge qu’elle, avec qui elle entretenait des liens d’amitié et de tendresse, mêlés d’une propension à la tenir malgré tout sous sa coupe, comme en témoignent certains passages du journal. En ces temps là il convenait de tenir son rang, et Marguerite, malgré son amour pour Blanche, lui faisait comprendre qu’elle restait la maîtresse en toutes circonstances. Blanche avait accepté cette situation, même si Marguerite se montrait parfois vive et injuste envers elle. Blanche avait conservé de cuisants souvenirs de leur enfance, lorsque Marguerite profitait de sa position pour qu’elle soit punie à sa place. Cependant, elles se réconciliaient bien vite, et Blanche n’avait jamais tenu rigueur à sa maîtresse de son attitude.

Les circonstances qui déclenchèrent ce fameux voyage qui mena à leur capture restent obscures, et Marguerite reste très vague là-dessus. Mais d’une part certains feuillets se sont peut-être perdus, et d’autre part cela importe peu en fin de compte pour notre récit. Le peu d'informations qui nous soient parvenues nous apprend que le navire qui transportait Marguerite et Blanche, alors qu’il cabotait le long des côtes, fut attaqué par les hommes du sultan. Marguerite et Blanche, réfugiées dans leur cabine, mourant de peur, furent faites prisonnières.

Marguerite parle d’une image qui lui est restée, celle de la sensation de ses pieds nus sur les galets de la plage où elles avaient été débarquées, des galets lisses et ronds que la mer avait longuement polis. Elles auraient probablement voulu découvrir cette plage dans d’autres circonstances. Mais elles n’eurent pas le loisir de s’attarder, et, angoissées, elles rejoignirent le harem du sultan. C’est l’un des détails émouvants de cette histoire : sous les feuillets de Marguerite, dans cette grande boîte en bois, se trouvaient quelques galets, dont j’imagine que Marguerite les a ramenés en souvenir de son périple.

Au harem  les récits des femmes qu’elles rencontrèrent avaient été édifiants : si elles ne se montraient pas respectueuses et obéissantes, le sultan n’hésiterait pas à les fouetter, nues, sans attendre, parfois devant toute la petite communauté du harem, réunie pour la circonstance. Les seuls souvenirs de châtiments corporels de Marguerite remontaient à sa tendre enfance, quand un jour, excédé par ses caprices, son père lui avait administré une cuisante fessée. Mais très vite une coutume s’était installée dans son château de province, inspirée des familles royales : lorsqu’elle se montrait désagréable, c’était sa dame de compagnie, la pauvre Blanche, d’une noblesse moins haute que la sienne, qui subissait le courroux paternel. Excitée malgré elle par l’idée de la fessée, il n’était pas rare qu’elle invente des bêtises pour provoquer cette punition, et sa chère amie recevait tantôt une simple fessée cul nu, tantôt, pour des bêtises plus graves, une série de coups de baguette qui zébraient ses cuisses et ses fesses de fines traces rouges. Alors, le soir, elle s’introduisait dans la chambre de son amie, et pour sécher ses pleurs et calmer ses douleurs, elle venait l’embrasser en lui demandant pardon, tout en caressant les chairs encore meurtries, fascinée par ces traces rouges que son amie avait endossées à sa place. Très vite leurs caresses se faisaient plus précises, et elles s’endormaient enfin, après avoir joui, mille étoiles dans la tête, leurs corps enfin détendus enlacés.

Pendant des semaines, Marguerite et Blanche frémirent à l’évocation de la sévérité du sultan, en se demandant si tout ce qu’on leur racontait était vrai ou simplement destiné à augmenter leur effroi. Le sultan avait coutume de mander régulièrement l’une de ses favorites, et elles appréhendaient qu’un jour ce soit leur tour. Un matin, on les sépara. Et ce fut quand arriva le soir que l’on demanda à Marguerite de mettre sa plus belle robe et de se préparer à rencontrer le sultan.

dimanche 13 novembre 2011

Il y a un an ...













Il y a un an ... un passage ... une étape ... un cycle ...
Le lampadaire était à la sortie du cinéma ... il fera office de bougie d'anniversaire ...
Il y a toujours une lumière dans la nuit ...

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