jeudi 22 décembre 2011

Le sultan et la princesse – 5ème partie – La fuite - Rattrapées - Punies - Epilogue

Cela faisait maintenant presque dix mois que Marguerite et Blanche avaient été capturées. Elles avaient maintes et maintes fois décidé de s’enfuir, sans trouver cependant l’occasion idéale. Un beau jour de septembre, alors que la douceur de l'été baignait l'air environnant et qu'elles se promenaient dans les jardins du palais, Marguerite avisa une porte entrouverte que l'on avait oubliée de refermer.

- Blanche ! Regarde !
- Marguerite ... c'est peut-être un piège ...
- Il faut tenter ! Passe de l'autre côté, cache toi derrière les arbustes, et attends-moi ! Je vais chercher de quoi nous habiller en hommes ! Et de l'argent. Tout cela nous servira pour que nous puissions passer pour des matelots et trouver un navire !

Enthousiasmée, Marguerite fonça vers ses appartements, tandis que Blanche se cachait. Hélas, lorsque Marguerite revint, ce fut pour voir Blanche encadrée par deux gardes qui la maintenaient solidement, à côté du sultan en courroux.

-    Bien. Tu vas assister à la punition de Blanche, puisqu’elle vient d’être rattrapée par mes gardes en train de s’enfuir.
-    Elle n’y est pour rien ! C’est moi qui lui ai donné l’ordre de le faire. Laissez-là !

Pour toute réponse, le sultan ordonna :

- Allez me chercher une baguette.

Marguerite cria :

- Non ! Ce n'est pas juste ! S'il y en a une qui doit être punie, c'est moi !

Marguerite n’avait encore jamais reçu la baguette, et le sultan savait qu’elle redoutait parmi dessus tout cette punition. Il se souvenait de l’effroi qu’elle avait manifesté lorsqu’elle avait assistée à la punition de Blanche. Étonné, il dirigea son regard vers Marguerite :

-    Tu vas donc être punie à sa place alors ...

Marguerite frémit mais resta droite, dévisageant stoïquement le sultan qui venait de se saisir de la baguette qu'on venait de lui apporter.

-    Tu es courageuse. Sais-tu que nous avons une coutume, ici, dont bénéficie les jeunes femmes qui manifestent une telle attitude ? Elles ont droit à une faveur de ma part. Tu vas recevoir dix coups. Mais si tu désires continuer, et que tu résistes jusqu’à ce que la baguette se brise, tu seras libre, toi et Blanche. Mais sache que ces baguettes sont souples et résistantes, et la dernière jeune fille qui a été libérée de cette manière a du attendre cinquante coups ...

Marguerite regarda fièrement le sultan et s’allongea d'elle-même sur le banc qui longeait le mur du jardin. Jupe et jupons relevés, la baguette sifflante s’abattit par dix fois, la faisant sursauter à chaque fois. Les zébrures entrecroisées formaient à présent un fin entrelacs de lignes rouges sur ses fesses et ses cuisses.

-    Dix ... dois-je continuer ?
-    Je ... s’il vous plait, je ne peux plus ... mais libérez Blanche ... je resterai prisonnière à vos côtés ...
-    Tu as du cœur ... mais tu sais que cela est impossible ...
-    Alors ... continuez ...
-    Tu es sûre ?
-    Oui ...

Marguerite serra les dents. Le onzième coup s’abattit et la baguette se brisa.

-    Tu as de la chance ... cette baguette était trop fragile ... cela n’arrive jamais ...

Blanche se précipita dans les bras de son amie et sécha ses larmes.

-    Je n’ai qu’une parole. Vous êtes libres.

Alors que le bateau de Marguerite et Blanche voguait à présent vers l’horizon, le sultan prit les deux morceaux de la baguette brisée, admira au passage la maîtrise dont il avait fait preuve en la cisaillant le matin-même afin de la rendre plus fragile, pour qu’elle puisse se briser exactement au moment où il l’aurait décidé. Enfin, il sortit de ses pensées, jeta un coup d’œil à l’horizon, détourna ses yeux de la mer bleue, s’approcha de la cheminée et jeta les morceaux de la baguette dans les braises rougeoyantes. Les flammes s’en emparèrent et éclairèrent quelques instants son visage. Il songea une dernière fois à Marguerite. Un fin sourire mêlé de nostalgie apparut sur ses lèvres.

Épilogue


Voici donc les passages les plus marquants de ce journal que j’ai essayé de vous raconter de la manière la plus vivante possible. Au moment où j’écris ces lignes, et où les galets ramassés par Marguerite trônent sur ma table de travail, je viens de me rendre compte que la boîte en bois renfermant son journal contenait un double-fond. Une simple lame de couteau en est venu à bout, et j’ai été très ému en découvrant de nouveaux feuillets, écrits cette fois-ci par Blanche, relation de leur voyage de retour. Je n’ai pas encore commencé à les déchiffrer, mais c’est une occasion que je n’aurais jamais espérée de pouvoir continuer à découvrir, des centaines d'années après, la suite de leur histoire.

Le sultan et la princesse – 4ème partie – La punition de Marguerite

A ces mots Marguerite blêmit.

-    Non, je ne veux pas ! Vous n’avez pas le droit !
-    Jeune princesse ... tu n’es pas raisonnable ... souviens-toi que tu m’as défié tout à l’heure ... tu te conduis comme une petite fille capricieuse, trop gâtée, et je vais immédiatement te montrer comment je traite les caprices de ce genre.

Joignant le geste à la parole, le sultan saisit Marguerite par le bras, l’entraina fermement vers le sofa et l’allongea de force sur ses genoux. La princesse essaya de se débattre, de s’échapper, mais rien n’y fit.

-    Je vais te fesser jusqu’à ce que tes fesses deviennent rouges, afin que tu apprennes enfin qui est le maitre ici ! Et estime toi heureuse de ne pas subir le sort de ton amie ... mais si de nouveau tu te rebelles, ce sont les lanières de cuir du martinet que tu recevras la prochaine fois.

Malgré les protestations de la jeune femme, le sultan releva robe, jupons et autres dessous et mit à nu les jolis globes fermes et rebondis de la princesse. Lorsque les premières claques retentirent, la princesse se mit à battre des jambes, à crier, mais fermement maintenue, ces signes de protestation n’eurent aucun effet. Lorsque enfin le sultan la lâcha, ses yeux étaient remplis de larmes, et ses fesses avaient pris une jolie couleur cramoisie. A la honte d’avoir été fessée se rajoutait celle d’avoir subi cet outrage devant Blanche.

-    Bien. Vous allez à présent pouvoir vous reposer. Nous nous reverrons demain.

Le sultan quitta la pièce, laissant les jeunes demoiselles désemparées. Elles se jetèrent dans les bras l’une de l’autre. Petit à petit, sous les caresses de Blanche, Marguerite commença à se calmer. Enfin leurs deux corps nus se rejoignirent, éclairés par les lumières tremblotantes des lampes à huile.

Le lendemain, on vint prévenir la jeune princesse qu’elle devait attendre le sultan dans son lit. Marguerite se prépara longuement tout au long de la journée. Le soir, à l'heure dite, elle entra dans la chambre. Sur la table de bois était posé un martinet au manche de bois usé mais brillant, au bout duquel étaient attachées de longues lanières de cuir. Une petite boîte en bois contenait un onguent pâteux dont Marguerite supposa qu'il devait servir à assouplir les lanières menaçantes. Elle frissonna un peu et se dirigea vers le lit, sur lequel elle s’allongea comme on le lui avait recommandé. L'attente commençait. Rêveuse, elle se remémora les heures passées avec Blanche, en s’imaginant de nouveau sur les genoux du sultan, fermement maintenue. Le bruit des claques sur sa peau nue semblait encore résonner dans ses oreilles, alors qu'elle essayait en vain de s'échapper. Cette pensée l’émut, et malgré sa peur d’être surprise, sa main glissa lentement sur son corps, effleura ses tétons qui se durcirent, descendit lentement sur son ventre, et enfin atteignit son humide intimité. Ses doigts commencèrent à doucement aller et venir et elle ferma les yeux. Elle commençait à gémir lorsqu’elle sentit une présence dans la chambre. Elle ouvrit les yeux. Le sultan, l’air sévère, se tenait devant elle. Elle sursauta.

-    Vous ... vous êtes là ?
-    Ce me semble ... que faisais-tu, dis-moi ?
-    Je ... je me reposais en vous attendant ...
-    Et tu te caressais ...
-    Non, non ... je rêvais, c’est tout ...
-    Sans mon autorisation.
-    ...
-    Tu sauras qu’une des règles ici est de ne pas jouir en ma présence sans que je ne t’y autorise.
-    Je ... je vous demande pardon ...je ne le ferai plus ...
-    J’y compte bien. Mais pour cela je vais t’y aider, et pour que cette promesse ne reste pas lettre morte, je vais d’abord te punir.
-    Vous ... Vous n’allez pas me donner une fessée comme hier soir ?
-    Comme hier soir non ... mais une fessée certainement ... d'un autre genre ... puisque apparemment tu n'as pas bien compris ...

Se saisissant d’un foulard, le sultan obligea la jeune princesse à se tourner et lui attacha les poignets derrière le dos. Il prit ensuite une série de coussins qu’il installa sous le ventre de la princesse, de façon à bien faire ressortir ses douces rotondités.

-    Tâche de ne plus bouger, maintenant ... sinon ta punition se déroulera devant ta dame de compagnie ...

La princesse tourna la tête pour observer le sultan, qui, derrière elle, s’était emparé du martinet aux longues lanières de cuir fauve. Elle songea à se lever, crier, mais elle savait d’avance que cela ne servirait à rien, sinon à aggraver sa punition, qui serait à coup sûr plus cuisante et administrée de surcroît devant Blanche. Alors elle se prépara stoïquement à subir son sort.

Par cinq fois les lanières s’abattirent sur les cuisses et les fesses nues.

-    Bien. Tu vas maintenant pouvoir te caresser ...

Marguerite se sentit honteuse à cette idée, mais en même temps elle était tenaillée par une envie irrésistible de se laisser aller, de plonger enfin dans la jouissance. Elle commença doucement à se caresser, lorsqu’elle sentit le sultan s’approcher derrière elle. Les mains du sultan commencèrent à caresser ses cheveux, sa nuque, ses épaules, son dos, puis descendirent au creux de ses reins. Lorsqu’elles atteignirent ses fesses et ses cuisses, elles s’attardèrent sur les zébrures rouges qu’avait laissées le martinet sur sa peau blanche. Elle poussa un soupir alors que sa main allait et venait de plus en plus rapidement dans son intimité.

-    S’il vous plait ! Je ... j’ai trop honte ...
-    Bien sûr tu as honte ... comme tu l’as été lorsque je t’ai punie ... mais peut-être n'as tu pas encore bien compris ?

La main de Marguerite se fit plus rapide.

-    Je ... je vous promets d’être plus obéissante désormais ...
-    Je l’espère ... sais-tu ce qui arrivera dans le cas contraire ?
-    ...
-    Tu recevras dix coups de baguette ... sur tes cuisses et tes fesses ... et je te prendrai ...

Au moment où il prononçait ces mots, Marguerite s'abandonna enfin et jouit en poussant un long gémissement.

jeudi 24 novembre 2011

Le sultan et la princesse – 3ème partie – La punition de Blanche













Les deux jeunes femmes regardèrent, affolée, le sultan s’approcher, muni d’une fine baguette de bois dans sa main. Blanche enfouit son visage dans l’épaule de Marguerite.

-    Ma pauvre Blanche ...

La princesse ne put finir sa phrase. Un gémissement étouffé accompagné d’un tremblement de Blanche lui fit savoir que la punition avait commencée. Par cinq fois la baguette vint frapper les cuisses et les fesses de Blanche, maintenue par Marguerite. Cette dernière ressentait un mélange de compassion mais aussi d’excitation à voir le bras du sultan se lever et la souple baguette siffler dans l’air avant de s’abattre avec un bruit mat sur la tendre peau claire.

-    Bien. Je me demande si vous avez bien compris, toutes les deux. Peut-être faut-il que je continue ?

A ces mots Blanche se jeta à genoux aux pieds du sultan, suppliante. Marguerite put alors voir, fascinée, cinq fines marques rouges qui zébraient sa peau nue.

-    S’il vous plait ! Non ! Je vous en prie !
-    Tu apprendras que c’est moi qui décide ! Mais rassure-toi ... c’est maintenant le tour de ta maîtresse à présent ...

lundi 21 novembre 2011

Le sultan et la princesse – 2ème partie – La rencontre













Tête baissée, les mains derrière le dos, la jeune princesse attendait depuis dix minutes dans une pièce confortable, remplie de sofas et de coussins, où les seules lumières provenaient d’une multitude de petites lampes à huile qui scintillaient et faisaient régner autour d’elle une atmosphère irréelle. Marguerite sentait une présence autour d’elle, mais ce n’était peut-être que le fruit de son imagination. Mille pensées se bousculaient dans sa tête, et sa chère Blanche lui manquait beaucoup. Elle se demandait ce qu’elle était devenue. Peut-être avait-elle déjà subie les outrages du sultan ? La porte s’ouvrit enfin et un homme mince et grand entra dans la pièce. Elle frissonna. Le sultan s’approcha lentement, et s’arrêtant à une trentaine de centimètres de Marguerite, il la dévisagea pendant une longue minute sans prononcer un mot. L’attente devenait de plus en plus insupportable, et Marguerite n’avait qu’une envie, celle de bousculer cet homme et de s’enfuir. Mais les récits des punitions administrées aux princesses rebelles qu’elle avait encore dans sa tête la retinrent.

-    Eh bien ... comment t’appelles-tu ?

La princesse releva la tête et fixa fièrement le sultan dans les yeux.

-    Je m’appelle Marguerite, je suis princesse et je vous prie de me libérer immédiatement !

Marguerite fut elle-même étonnée de sa hardiesse, qui ne sembla pas déplaire au sultan. Il esquissa un fin sourire.

-    Oh ! Que de fougue ! Je vois que tu n’as pas encore bien compris la situation, je crois ... Te souviens-tu que ton navire a été arraisonné par mes hommes, que tu as été capturée, et que maintenant il en sera fait selon mon bon vouloir, dans mon sultanat ?
-    Mon père paiera une rançon ! Libérez-moi !
-    Mais pour cela il faudrait que j’y trouve un intérêt, jeune personne ... hors je suis déjà immensément riche ... et je ne vois pas pourquoi je laisserai partir une jeune princesse noble et de surcroît belle comme toi. Toi et ta charmante dame de compagnie auront une place de choix dans mon harem ...
-    Je ne vous permets pas ! Je ne ...

Marguerite ne put finir sa phrase.

-    Cela suffit ! Tu vas apprendre désormais ce qu’il en coûte de défier ton maître ! Mais comme j’ai ouï dire que dans ton pays c’est ta dame de compagnie qui est punie à ta place, je vais commencer par respecter tes coutumes ... même si très bientôt tu connaitras les nôtres ...

Marguerite frissonna en pensant qu’elle était maintenant à la merci d’un sultan autoritaire et cruel, mais elle préféra s’abstenir de tout commentaire, attendant de connaître la suite des événements. Le sultan s’approcha alors d’un rideau sombre de velours qui partageait la pièce en deux et le tira. Là se trouvait une table ronde auprès de laquelle elle reconnut immédiatement Blanche, debout, entièrement nue.

-    Blanche ! Que fais-tu là ?

Blanche se précipita, tremblante, dans les bras de sa maîtresse.

-    Quel joli spectacle ! C’est très bien, reste donc dans les bras de ta maîtresse. Et toi, jeune princesse, soutiens-la bien, et ne la lâche pas ... pendant que je lui administre la punition que tu aurais du recevoir à sa place ... car si tu la lâches, ce sera à toi de la subir ...

samedi 19 novembre 2011

Le sultan et la princesse – 1ère partie – Capturées













Un jour d’hiver, alors que je me promenais parmi les étals de bouquinistes de cette foire de province, je tombais sur une vieille boîte en bois, presque noire, remplie de vieux papiers que je me mis à feuilleter distraitement. Une fine écriture manuscrite courait le long des feuillets abimés par le temps, et mon intérêt s’accrut quand je m’aperçus qu’il s’agissait d’un journal intime d’une dénommée Marguerite de F., jeune princesse de haute noblesse, relatant  le récit de sa capture et de sa captivité au sultanat d’A. La lecture était difficile, le style parfois confus, mais l’histoire étonnante. Alors j’ai pris la liberté d’en relater moi-même quelques passages, comme si j’avais moi-même recueilli directement les confessions de Marguerite qui me parvenaient deux ou trois siècles plus tard par cette incroyable coïncidence. C’est ce récit que je partage avec vous aujourd’hui.

Marguerite de F. était une belle et jeune princesse, possédant un tempérament décidé mais parfois rebelle. Elle était accompagnée de sa dame de compagnie, Blanche, du même âge qu’elle, avec qui elle entretenait des liens d’amitié et de tendresse, mêlés d’une propension à la tenir malgré tout sous sa coupe, comme en témoignent certains passages du journal. En ces temps là il convenait de tenir son rang, et Marguerite, malgré son amour pour Blanche, lui faisait comprendre qu’elle restait la maîtresse en toutes circonstances. Blanche avait accepté cette situation, même si Marguerite se montrait parfois vive et injuste envers elle. Blanche avait conservé de cuisants souvenirs de leur enfance, lorsque Marguerite profitait de sa position pour qu’elle soit punie à sa place. Cependant, elles se réconciliaient bien vite, et Blanche n’avait jamais tenu rigueur à sa maîtresse de son attitude.

Les circonstances qui déclenchèrent ce fameux voyage qui mena à leur capture restent obscures, et Marguerite reste très vague là-dessus. Mais d’une part certains feuillets se sont peut-être perdus, et d’autre part cela importe peu en fin de compte pour notre récit. Le peu d'informations qui nous soient parvenues nous apprend que le navire qui transportait Marguerite et Blanche, alors qu’il cabotait le long des côtes, fut attaqué par les hommes du sultan. Marguerite et Blanche, réfugiées dans leur cabine, mourant de peur, furent faites prisonnières.

Marguerite parle d’une image qui lui est restée, celle de la sensation de ses pieds nus sur les galets de la plage où elles avaient été débarquées, des galets lisses et ronds que la mer avait longuement polis. Elles auraient probablement voulu découvrir cette plage dans d’autres circonstances. Mais elles n’eurent pas le loisir de s’attarder, et, angoissées, elles rejoignirent le harem du sultan. C’est l’un des détails émouvants de cette histoire : sous les feuillets de Marguerite, dans cette grande boîte en bois, se trouvaient quelques galets, dont j’imagine que Marguerite les a ramenés en souvenir de son périple.

Au harem  les récits des femmes qu’elles rencontrèrent avaient été édifiants : si elles ne se montraient pas respectueuses et obéissantes, le sultan n’hésiterait pas à les fouetter, nues, sans attendre, parfois devant toute la petite communauté du harem, réunie pour la circonstance. Les seuls souvenirs de châtiments corporels de Marguerite remontaient à sa tendre enfance, quand un jour, excédé par ses caprices, son père lui avait administré une cuisante fessée. Mais très vite une coutume s’était installée dans son château de province, inspirée des familles royales : lorsqu’elle se montrait désagréable, c’était sa dame de compagnie, la pauvre Blanche, d’une noblesse moins haute que la sienne, qui subissait le courroux paternel. Excitée malgré elle par l’idée de la fessée, il n’était pas rare qu’elle invente des bêtises pour provoquer cette punition, et sa chère amie recevait tantôt une simple fessée cul nu, tantôt, pour des bêtises plus graves, une série de coups de baguette qui zébraient ses cuisses et ses fesses de fines traces rouges. Alors, le soir, elle s’introduisait dans la chambre de son amie, et pour sécher ses pleurs et calmer ses douleurs, elle venait l’embrasser en lui demandant pardon, tout en caressant les chairs encore meurtries, fascinée par ces traces rouges que son amie avait endossées à sa place. Très vite leurs caresses se faisaient plus précises, et elles s’endormaient enfin, après avoir joui, mille étoiles dans la tête, leurs corps enfin détendus enlacés.

Pendant des semaines, Marguerite et Blanche frémirent à l’évocation de la sévérité du sultan, en se demandant si tout ce qu’on leur racontait était vrai ou simplement destiné à augmenter leur effroi. Le sultan avait coutume de mander régulièrement l’une de ses favorites, et elles appréhendaient qu’un jour ce soit leur tour. Un matin, on les sépara. Et ce fut quand arriva le soir que l’on demanda à Marguerite de mettre sa plus belle robe et de se préparer à rencontrer le sultan.

dimanche 13 novembre 2011

Il y a un an ...













Il y a un an ... un passage ... une étape ... un cycle ...
Le lampadaire était à la sortie du cinéma ... il fera office de bougie d'anniversaire ...
Il y a toujours une lumière dans la nuit ...

mardi 18 octobre 2011

Désir, complicité et synchronisation : de la réalité au jeu, du jeu à la réalité













Lorsque j’ai commencé à écrire ce blog, je n’avais encore jamais franchi la barrière du fantasme, et le fait d’imaginer des situations et la façon dont j’aimerais les vivre était une manière pour moi d’expliciter en pratique la manière dont j’imaginais que cela puisse se passer.

Lorsque j’ai commencé à échanger sur Internet avec des partenaires potentielles, lorsque celles-ci me demandaient comment j’imaginais la « scène »,  j’avais dans l’idée (et je proposais) une sorte de jeu de rôle, d’improvisation théâtrale, où chacun puisse « jouer » la situation qu’il désirait et imaginait. Je me suis rendu compte que ce point de vue était quelque peu théorique et artificiel et pouvait conduire à imaginer des situations stéréotypées. En fait – et c’est juste mon expérience – c’est en échangeant longuement qu’en général les choses se sont faites, que la complicité s’est créée, que le désir s’est installé de manière beaucoup plus naturelle, sans avoir besoin de décrire un cadre très précis.

Je me rends compte que c’était sans doute un besoin de me rassurer, de fixer en quelque sorte un cadre avant de le fixer moi-même !

Pour que le désir s’installe, j’ai par contre eu toujours besoin de sentir une situation de « défaut » de ma partenaire qui l’amenait à subir la punition que je choisissais de lui administrer. Cette punition devait être  « méritée », avoir un  « sens ». J’ai toujours échangé au préalable sur le type de punition qui lui « convenait », car même si dans la situation réelle je choisis et administre la punition, il est plus qu’important pour moi d’être dans la « justesse ».

En effet chaque personne a son propre imaginaire, ses propres limites, qui évoluent de plus avec le temps. Pour donner un exemple, la punition la plus « sévère » que j’ai administrée le fut lors de ma première expérience, à l’aide notamment d’un martinet aux longues lanières de cuir et d’une fine baguette de bois. Dans une longue relation plus récente, le parcours fut beaucoup plus « doux », les fessées à main nue étant prépondérantes, de plus en plus cuisantes cependant, avec l’utilisation graduelle et proportionnée du martinet ou du slapper. Là aussi il fut délicieux d’avancer progressivement, d’échanger sur nos univers respectifs et de trouver ensemble de nouveaux chemins à parcourir.

Le plus difficile sans doute est de se retrouver, pour moi, dans une situation « réaliste », justifiant pour les deux protagonistes le déclenchement de la fessée tant redoutée. Parfois l’attitude réelle de ma partenaire, qui ne cherchait absolument pas de fessée à ce moment là, m’a réellement énervée et blessée, et ce furent sans doute les punitions les plus signifiantes pour elle et pour moi. D’autres fois, cela partait d’un prétexte plus ou moins éloigné de la réalité, mais qui suffisait à catalyser notre désir.

Il n’y a pas de règles. Il faut échanger avant, il faut échanger après. Se nourrir du ressenti de l’un et de l’autre. Et ne pas se dire que tout être parfait du premier coup.

J’ai toujours adoré lorsque ma partenaire me faisait un retour sur la punition qu’elle venait de subir, en m’ouvrant parfois de nouveaux horizons, m’exprimant son ressenti, sa honte d’avoir été punie, me suggérant parfois que je n’avais pas été assez sévère …

En une ou deux rares circonstances, je suis tombé à côté (enfin … pas ma main ! Rire !), j’ai mal interprété ce qu’elle désirait au fond d’elle-même, et cela a été une situation très frustrante pour l’un et pour l’autre. Et qui a pu se résoudre grâce à l’échange de nos ressentis respectifs.

C’est pourquoi il est nécessaire d’échanger, en quelque sorte se synchroniser, comprendre comment chacun fonctionne. Dans cette découverte mutuelle, le rythme est important et doit convenir aux deux personnes. Et comme dans toute relation, il est illusoire de demander à l’autre de deviner son désir …

J’ai expérimenté, rarement, des situations imaginaires, très fantasmatiques. J’étais un sultan sévère, elle était une jeune princesse capturée sur un navire croisant au large des côtes … Ce fut délicieux. Je m’en inspirerai peut-être pour écrire un jour un récit.

De la réalité au jeu, du jeu à la réalité, c'est une danse entre les deux partenaires, et chacun l'interprète à sa manière, car la danse est un art.

Next step













Passer à la prochaine étape ... et pour cela ... être dans la gratitude de ce qui a été reçu ...

J'avais écrit quelques lignes supplémentaires ... je pourrais citer un ou deux auteurs "signifiants" ... mais mes états d'âme ne concernent pas grand monde ...

Alors juste une photo, une trace d'un désir ...

Une jeune femme ... dans un cadre ... sourire ... back to basics ! Rire ! La fessée n'exclut pas le sens de l'humour et la joie de vivre, heureusement ...

vendredi 7 octobre 2011

Détails, ensemble et tutti quanti













J'aime à penser que, quelque part, il y a une jeune femme qui m'attend, avec qui je ferai un bout de chemin.

J'ai besoin de tendresse, de partage, je crois que je peux en apporter aussi. Ainsi que de la fermeté.

Je serai attiré par un détail, elle par un ensemble.

Je découvrirai l'ensemble, elle les détails.

C'est le risque de la rencontre : être bousculé. C'est aussi ce que nous recherchons.

Détails, courbes et séduction















Mon amour des jolies courbes me pousse parfois à braquer mon objectif de photographe là où mon désir m'attire. Je crois qu'on le veuille où non, l'homme est en général visuel et attiré par les détails, alors que la femme juge d'abord l'ensemble d'une personne.

Cette remarque pourrait me faire taxer de psychologue de bazar et de machiste primaire, mais primo, quand on me connaît,  je ne crois pas être vraiment attaquable sur ces deux aspects, et secondo, cela n'est pas pour moi antinomique. D'ailleurs si c'était le cas les femmes ne chercheraient pas à se mettre en valeur - en moyenne plus que les hommes - notamment en dévoilant leurs jolies courbes. Je crois qu'il faut d'une part admettre cet état de fait, et comprendre d'autre part que les choses sont plus compliquées qu'on ne le croit.

Un détail va souvent attirer l'homme, mais ce détail ne suffira pas. Si les jolies fesses m'attirent, la personne à laquelle elles appartiennent peut se révéler incompatible avec moi, si, par exemple, elle se révèle être vulgaire, caractéristique absolument rédhibitoire à mes yeux.

Une femme va souvent juger un homme dans son ensemble, intuitivement, mais les détails peuvent ensuite se révéler incompatibles avec sa recherche. Par exemple je peux aisément comprendre que je puisse toucher par mes écrits des femmes mais qui seraient déçues de ne pas trouver un gaillard aussi musclé qu'elles ne l'espéraient (je suis plutôt mince ... mais qu'on ne s'y trompe pas, cela ne m'handicape pas vraiment quand il s'agit de prendre en main la situation ... pas que la situation d'ailleurs ! Rire !).

Dans les journaux féminins que je lis parfois (il y a de jolies photos ;-), les femmes se plaignent parfois d'être considérées uniquement par les hommes du point de vue visuel, mais paradoxalement, elles achètent ces mêmes journaux qui traitent de la mode et de la séduction dans 80% de leurs pages ... preuve s'il en est des ressorts profonds de nos comportements.

Je pense quant à moi qu'en effet, certains comportements sont ancrés au fond de nous depuis des lustres, et qu'il est difficile de les nier. Et que la séduction obéit à un certain nombre de codes qui ne sont pas dictés par des modèles intellectuels, mais en grande partie par notre instinct animal, même s'il a été civilisé.

Quand on comprend que les modalités de séduction sont différentes pour les hommes et les femmes, les femmes peuvent accepter que leur corps attire les hommes, et ainsi le mettre en valeur pour notre plus grand plaisir, et les hommes à l'inverse peuvent accepter que les femmes peuvent chercher quelque chose de plus subtil chez l'homme.

Je garde un souvenir ému de la tenue longuement préparée d'une jeune femme que je retrouvais après quelques semaines, qui connaissait mes goûts, et qui s'était faite en conséquence belle pour moi. De plus, elle avait quelques détails à se faire pardonner, dirons-nous. Elle m'avait profondément touchée alors, et même si nos chemins s'éloignent peu à peu, ce week-end là, elle s'était faite belle pour moi. Et ce faisant, sans peut-être le savoir, elle s'était faite belle pour elle-même, elle était universellement belle.

mardi 4 octobre 2011

L'été indien













On ira ... où tu voudras quand tu voudras ...

La voix de crooner de Joe Dassin chantant l'été indien s'échappait de la radio et, par une coïncidence heureuse, résonnait parfaitement avec la température quasi-estivale qui régnait alors en cette fin d'après-midi. Une de ces fins d'après-midi où les hommes avaient ressorti leurs chemisettes et les jeunes femmes leurs shorts et leurs robes courtes et légères d'été, dévoilant à la vue des passants leurs jolies courbes bronzées. C'était un de ces instants magiques où l'on pouvait s'imaginer sans peine ailleurs, en vacances, près d'une plage de sable fin et d'une mer bleu marine, revenir le soir dans une maison encore chaude de la journée, ouvrir les fenêtres pour faire rentrer un peu de fraîcheur, prendre une douche pour se débarrasser du sable et du sel accumulés sur la peau, et sortir à la rencontre des jolies filles.

Marion s'amusait à reprendre les paroles égrenées par les hauts-parleurs et à danser dans le séjour.

- On ira ... où tu voudras quand tu voudras ... 

Son corps improvisait des mouvements langoureux au fur et à mesure que le slow envahissait la pièce. Elle portait un simple shorty de danse ou plutôt de gymnastique rythmique, noir, avec un top assorti. J'affectionnais cette tenue, tant à cause de son étoffe légère que de sa propension à mettre en valeur son joli corps. Je m'approchais et esquissais quelques pas avec Marion. C'était bon de s'imaginer être encore en vacances, libres, sans soucis, et de se laisser aller sur la musique, comme si nous revenions d'une longue journée remplie de sable doré, de fous-rires, de courses sur la plage, ivres de grand air.

C'est à ce moment là que, bizarrement, tout bascula. Rien n'aurait pu laisser deviner le brusque revirement qui s'opéra. Peut-être était-ce un moment où nous étions l'un et l'autre encore plus sensibles qu'à l'accoutumée. Pourtant il n'y avait pas de raison objective que Marion puisse se vexer de la remarque que je lui fis, à savoir qu'il serait bientôt temps de préparer ensemble le dîner. Marion avait achoppé sur le mot "ensemble". Ce ne fut pas le fait qu'elle me demande de préparer seul le repas qui m'énerva, mais le ton résolu et la manière un peu puérile qu'elle employa sans probablement s'en rendre compte sur le moment, comme si cela lui était dû. En d'autres termes quelque chose qui ressemblait à un caprice de gamine, dans lequel elle s'enferra, sans vouloir en démordre.

Marion ne s'était visiblement pas rendu compte de son dérapage. Et ce soir là mon stock de patience était épuisé. Marion s'en rendit immédiatement compte quand elle croisa mon visage soudainement fermé.

- Bien.
- Sam  ! Je ...
- C'est un peu tard ma petite Marion ...

Nous n'avions plus besoin de paroles, Marion me connaissait par coeur, et je savais qu'une horde de papillons venait de se réveiller dans son ventre. Mon regard se porta sur ses jambes nues, s'arrêta un moment sur ses cuisses nues, ses fesses mises en valeur par son shorty noir, et quand il croisa de nouveau les yeux de ma petite princesse, l'expression de son visage était sans équivoque. Marion avait compris mes intentions et savait que dans quelques minutes, elle se retrouverait punie, sur mes genoux, peut-être cul nu, après avoir été longuement sermonnée. Et cette perspective ne l'enchantait pas particulièrement, d'autant plus que mon regard sur ses jambes nues lui avait fait prendre conscience de sa vulnérabilité. Cette tenue légère, pour agréable qu'elle soit, la tenait à la merci de mes mains qui baisseraient facilement, d'un geste brusque s'il le fallait, le shorty noir et la petite culotte blanche qui recouvraient ses fesses.

- Bon. Maintenant tu files dans ta chambre.

Marion tenta de se défendre et se rebiffa.

- Si je veux !
- Marion ! Tu files immédiatement !
- Eh bien tu n'as qu'à m'y emmener toi-même !

C'était la provocation de trop. Il ne me fallut pas une seconde pour bondir du canapé où je me trouvais et saisir le poignet de ma petite Marion.

- D'accord ! Pas de problème ! Je t'y emmène !

Marion, surprise de ma réaction, le fut encore plus lorsque ma main s'abattit sèchement sur sa cuisse droite.

- Tiens ! Puisque tu ne veux pas y aller toute seule, je vais t'y aider !
- Aie ! Arrête ! Tu n'as pas le droit d'abord !
- Je vais me gêner peut-être !

Marion commençait à regretter son attitude. J'ouvris la porte de la chambre.

- Allez ! Rentre !
- Non !
- Marion ... je crois que je vais aller ouvrir le tiroir ...


A l'évocation du tiroir où se trouvait le martinet, Marion s'affola et adopta immédiatement une attitude beaucoup plus conciliante.

- Sam ! Non ! Une fessée cul nu si tu veux, mais pas le martinet !
- Marion ... je te rappelle que c'est moi qui décide ...et j'ai bien l'impression que l'utilisation d'un moyen traditionnel te ferait du bien ...
- Sam !
- Remarque, peut-être qu'à la place une dizaine de coups de baguette serait tout aussi efficace ...
- Non ! S'il te plait !

- Marion ... ma patience est à bout ... alors je te conseille de ne pas trop faire la fière ... et si j'estime que le contact des lanières de cuir du martinet peut t'aider à grandir, tu sais que je n'hésiterai pas, n'est-ce pas ?

Marion baissa la tête et mit ses mains derrière son dos. Elle n'avait apparemment plus aucune velléité de se rebeller ... l'évocation du martinet et de la baguette y était sans doute pour quelque chose. Résignée, elle attendait d'être basculée sur mes genoux. Elle aurait voulu que cette fessée commence, pour en finir le plus vite possible.

Le silence s'était fait.

Du séjour vinrent à nos oreilles les dernières paroles du refrain de la chanson :  

Toute la vie ... sera pareille à ce matin ... aux couleurs de l'été indien ...

Lorsque les dernières notes de musique s'évanouirent, je refermais la porte de la chambre.  Marion était là, debout, tête baissée. Elle attendait.

Je m’assis sur la chaise. Marion ne bougeait toujours pas, les yeux baissés, tordant nerveusement ses deux mains jointes derrière son dos. Je pouvais sentir son trouble face à l’échéance qui était devant elle. Elle affrontait les dernières secondes qui la séparaient de sa punition. Des sentiments contradictoires s’agitaient en elle, une envie de fuir, de ne plus être là, une impossibilité d'admettre qu’à son âge, elle allait être punie comme une gamine, recevoir une fessée, et en même temps la certitude que cela allait bien arriver, un besoin que cela commence, comme l’acteur qui a le trac avant de rentrer en scène.

Lorsque je luis tendis doucement la main pour l’amener à se coucher sur mes genoux, Marion la prit avec soulagement, comme si elle était rassurée de cette invite, comme si elle sentait qu’après sa punition elle serait pardonnée et consolée. Parfois Marion était rebelle, et je devais la basculer de force sur mes genoux, mais cette fois-ci, elle ne fit aucune difficulté et se coucha lentement en travers de mes jambes, m’offrant ses fesses qui allaient subir dans quelques instants le feu nourri de mes claques. Cette attitude de repentir me toucha. J’accompagnais le mouvement de Marion comme dans un rêve. Ma main se posa sur le rebondi de ses petites fesses, après avoir frôlé ses cuisses douces et blanches.

-    Marion … tu sais que je t’aime beaucoup, n’est-ce pas … mais c’est pour cela aussi que je dois te punir …
-    …
-    Tu sais que tu as besoin d’être cadrée.
-    …
-    Tu sais que tu as parfois besoin d’une bonne fessée. 
-    Sam … j’ai honte …
-    Je sais Marion … cela fait partie de la punition tu sais …

Marion commençait à s’agiter. Je levais la main. Je savais que ma petite princesse avait besoin de douceur, de caresses, d’attention, mais je savais aussi qu’elle avait besoin d’être cadrée et punie quand elle le méritait. Ma main commença à s’abattre régulièrement et alternativement sur ses fesses. Contrairement à d’autres fessées où les claques pouvaient être très sèches, particulièrement lorsque Marion jouait la rebelle, celle-ci démarra avec une intensité tout à fait supportable. Ce ne fut qu’au bout de quelques minutes que Marion commença à s’agiter et à gémir. A l’occasion d’une claque un peu plus appuyée, sa main gauche vint s'interposer par réflexe entre ma main et ses fesses encore protégées par son shorty. J’en profitais pour faire une pause.

-    Cela commence à chauffer n’est-ce pas … tu te souviens que je t'avais dit hier que la prochaine fessée que tu recevrais ... serait une fessée cuisante ma petite Marion … ne l’oublie pas …

Ma main gauche vint doucement mais fermement saisir son poignet pour maintenir son bras au creux de ses reins. Ma main droite se glissa sous son shorty et commença à le faire glisser sur ses fesses. Marion poussa un petit cri.

-    Non ! Sam, s’il te plaît ! J’ai trop honte !

Malgré ses protestations Marion ne put m’empêcher de continuer. Elle était à présent en petite culotte sur mes genoux, et je pouvais sentir à travers le coton l’humidité poindre de son intimité. Son excitation vint renforcer la mienne. Marion releva sa tête et me jeta un regard embué de larmes. Ce n’était pas la douleur de la fessée qui les provoquait, mais la honte de se retrouver dans cette position, une simple étoffe de coton comme ultime rempart à son intimité. Je repris la fessée. A chaque claque Marion agitait maintenant alternativement ses jambes, essayant de se contorsionner et de s’échapper. Je m’arrêtais de temps à autre pour la ramener et la caler solidement contre moi.

De nouveau je fis une pause. De nouveau Marion me regarda. Son viage était maintennat baigné de larmes. Je sentis à ce moment-là que je devais arrêter.

-    Marion … viens maintenant …

Marion se releva et s’enfouit dans mes bras. Une longue minute s’écoula, penadnt laquelle elle sanglota dans mes bras. Elle releva enfin la tête et me regarda avec un air contrit.

-    Dis … tu me pardonnes ?
-    Oui ma petite princesse … tu as été courageuse …tu as accepté ta punition … tu vois je n’ai pas eu besoin de baisser ta petite culotte cette fois-ci …

Marion rougit à l’évocation de cette situation qui lui était arrivée maintes fois. Ma main caressa doucement ses petites fesses rougies, encore chaudes de la fessée qu’elles venaient de subir. La main de Marion descendit à son tour et me caressa.

Nos lèvres se rejoignirent, nos corps se collèrent l'un contre l'autre.

- Marion ... je vais te prendre ...

Lorsque je la pénétrais enfin, Marion poussa un long soupir.

lundi 26 septembre 2011

Traverser













Traverser ... passer à une autre étape ... avancer ... et dire merci à la vie de ce qui a été pleinement vécu ...

Marion ... Tu es insupportable ...

Le ton de ma voix venait de changer. Jusqu'alors j'avais encaissé sur un ton léger la mauvaise humeur de ma petite princesse. J'avais tenté de proposer des solutions à tous les petits soucis qu'elle m'avait soumis au cours de la matinée, considérant que ceux-ci ne valaient pas la peine de se disputer. Je m'étais occupée d'elle comme j'aime à le faire, préparant le petit déjeuner pendant qu'elle finissant de se réveiller, attentionné aux petits détails de présentation : un kiwi coupé en deux avec sa petite cuillère, des quartiers de clémentine disposés en cercle autour, un verre de jus d'orange, le tout accompagné d'un bol de thé. Plein d'énergie, j'avais tenté de dérider Marion, essayant de lui faire comprendre que les détails qui semblaient la gêner ici et là ne nécessitaient probablement pas des réactions aussi vives et disproportionnées.

Encore vêtue de sa nuisette rouge dont la courte jupette mettait en valeur ses jolies cuisses musclées, laissant deviner la rondeur de ses petites fesses, elle m'avait demandé si je préférais qu'elle mette une jupe et des collants ou un jean. J'avais opté pour la jupe, en insistant au passage sur le plaisir que je ressentais lorsque ses jolies courbes étaient mises en valeur. Mais ce jour là Marion était à fleur de peau, et elle m'avait rétorqué que la pluie menaçant, elle mettrait son jean. Je lui avais répondu que je la trouvais également charmante en jean, et je m'étais fait envoyer dans les dents qu'en fin de compte mes avis n'étaient pas très tranchés. Plus mon attitude était conciliante, plus sa mauvaise humeur semblait empirer. Quelque chose semblait la préoccuper, mais je n'arrivais pas à le cerner. Peut-être elle-même n'arrivait elle pas à analyser les causes de son comportement. Toujours est-il qu'à force de piques lancées à mon égard, Marion avait réussi ce matin là à me mettre moi-même de mauvaise humeur. Je n'étais plus disposé à être patient. Marion n'allait manifestement pas changer et quoique je fasse n'aurait fait qu'empirer un peu plus la situation. Agacé, je lâchais brusquement :

- Bon, tu t'habilles comme tu veux, mais tu te dépêches maintenant !
- Dis tout de suite que tu ne t'intéresses pas à moi !

C'était une parole de trop.

- Ma petite Marion ... je vais te prouver le contraire ... et m'intéresser à toi de très près ...
- Mais ...
- Stop. Ca suffit maintenant.

Marion fut interloquée par ce revirement. Comme à chaque fois que ma voix devenait sévère et sans réplique, elle redevenait petite fille. Je repris avec une voix calme :

- Marion. J'en ai marre de ta mauvaise humeur. Tu me demandes mon avis pour savoir comment t'habiller, mais quoique je dise, cela ne te convient pas. De plus, ce matin, tu as trouvé que le kiwi était trop dur, le thé trop chaud, qu'il n'y avait pas assez de pain et que tu aurais préféré de la confiture de mûres à la place de la confiture de framboise.

- Mais ...
- Il n'y a pas de "mais". J'ai été trop patient ce matin, j'aurais dû te remettre tout de suite à ta place.

Marion baissa les yeux et joignit ses mains en les tordant nerveusement l'une contre l'autre.

- Tu sais comment cela s'appelle tout ce que je viens de décrire ?

Marion ne répondait pas, gênée. Je m'approchais d'elle.

- Je vais te le dire. Cela s'appelle des caprices. Des caprices de petite princesse.
- Sam ...

Sa tête s'était relevée et ses yeux suppliants plongèrent dans les miens, semblant implorer la grâce de la punition à venir.

- Marion. Tu sais que je t'aime beaucoup, que tu es ma petite princesse. Mais tu sais que je déteste tes caprices.

Je prenais le temps de sermonner Marion. Je savais que ce moment d'attente, de tension précédant la punition rédemptrice, était pour elle et pour moi un moment indicible, où véritablement il se jouait quelque chose de profond. Nous sentions chacun le désir de l'autre monter.

- Marion. Tu sais comment je traite les caprices de petite princesse, n'est-ce pas ?

Instinctivement, Marion porta ses mains au niveau de ses fesses, comme pour les protéger.

- C'est ça. Tu as compris.
- Sam ...
- Marion. Depuis ce matin tu es insupportable. Tu te conduis comme une gamine capricieuse. Alors je vais te punir comme une gamine capricieuse.

Toujours les mains posées sur ses fesses, Marion me jeta un regard suppliant.

- Tu vas recevoir une fessée, Marion.
- Sam ! Non !

Marion savait qu'à partir du moment où le mot était prononcé, il n'y avait pas d'échappatoire. Que la fessée annoncée allait être administrée.

- Marion. Tu vas te retrouver une fois de plus cul nu sur mes genoux.

A l'annonce de ces mots qui annonçaient d'emblée que la fessée allait être une vraie fessée, et non pas une simple fessée administrée uniquement par dessus l'étoffe de sa petite culotte, Marion sursauta. Je fis un pas vers elle. Marion recula et se positionna derrière la table.

- Marion. Tu viens ici tout de suite.

Marion ne bougea pas, guettant le côté de la table vers lequel j'allais me diriger pour tenter de reculer l'instant fatidique. Pendant une dizaine de secondes nous allâmes d'un côté puis de l'autre. Je mis fin à ces allées et venues en déclarant d'une voix ferme :

- Marion, soit tu arrêtes ce petit jeu, soit je viens vraiment te chercher, et ce sera le martinet.

A l'évocation de ce châtiment suprême, Marion blêmit et se figea sur place.

- Sam ! S'il et plait ! Non, non ... je ... je viens ...

Marion baissa les yeux, fit un effort sur elle-même, baissa la tête et s'avança vers moi en tordant nerveusement les doigts de ses mains. Le visage fermé, je lui saisis le poignet et l'entrainais vers le canapé tout proche.

- Marion ... tu es insupportable ... et tu vas maintenant en subir les conséquences ...

samedi 30 juillet 2011

Conversation téléphonique













- Allo ?
- Allo ? C'est toi ?
- Oui ... ça va ?
- Oui ... tu me manques tu sais ...
- Toi aussi ...
- Tu sais ... je rêve de nos vacances ... avoir enfin quelques jours devant nous ...
- Moi aussi j'en rêve ... se balader sur les falaises ... avec toi ...
- Rentrer fatigués ... le corps plein de vent et de soleil ... après avoir marché longtemps ... se poser ... boire un verre d'eau ...
- Se préparer à manger ... regarder un film ... se regarder tendrement ...
- Mettre des bougies ... te masser ... m'endormir dans tes bras ...
- La nuit ... te caresser lentement le dos ... mes lèvres sur ta peau ... mes mains sur tes fesses ... te réveiller doucement ... t'entendre ronronner de plaisir ...
- Mmmmhhhh ... oui ... j'ai envie ...
- Te faire gémir ... te faire jouir ...
- Oui ...
- Te sentir de nouveau dans mes bras ...
- Continuer à se découvrir ... explorer ... faire la grasse matinée ...
- Lâcher prise ...
- Etre en vacances ... être bien ...
- Et puis tu sais ... quand cela est nécessaire ...
- ...
- Tu sais quoi ...
- Oui ...
- ...
- Je sais ...
- Bonne nuit ma petite Marion ...
- Bonne nuit mon Sam ...

mercredi 13 juillet 2011

Marion ... c'est l'heure de ta fessée ...

Les tensions avaient été vives. A distance ce n'est pas toujours facile. Notre relation avait eu, comme toute relation, ses hauts et ses bas. Avait failli s'arrêter. Pourtant, nous étions là, tous les deux. Heureux de nous retrouver. Dans cette grande ferme qui avait vu naitre notre intimité. Mais ce week-end là, malgré nos retrouvailles, malgré trois jours où nous nous étions petit à petit retrouvés, ma petite Marion m'avait agacé. Fortement. Elle était devenue le centre du monde, et je n'avais pas immédiatement compris que j'aurais dû agir plus tôt, ne pas céder à ses caprices, lui faire sentir que son attitude avait été égoïste ... et que toute petite princesse qu'elle était, nous avions quelques comptes à régler tous les deux.

C'était le dernier matin. Nous nous étions expliqués. Calmement. Longuement. J'avais exposé mes griefs à Marion, je lui avais expliqué ce que j'avais ressenti, et au fur et à mesure que je parlais, elle se sentait de plus en plus mal à l'aise. Je la sentais regretter son attitude, regretter de m'avoir blessé, se rendre compte soudain de son attitude. A ce moment précis elle était profondément malheureuse, et n'aspirait qu'à une chose, se corriger, et pour cela ... être corrigée ... Je sentais que, dans ces moments là, nous étions très proches, presque en communion ... émus l'un et l'autre ... réunis ...

- Marion ... tu te souviens ce dont on a parlé un jour ... que tu étais capable d'analyser toi-même ton comportement ... et que tu avais souhaité que, quelquefois, nous puissions parler ensemble de la punition que tu mérites ...
- Oui ...
- Alors je crois que ce moment est venu.
- ...
- A ton avis ... qu'est ce que tu mérites ?
- Sam ...

Marion hésita, prête à se lancer, mais le premier mot ne put sortir. Elle baissa la tête, les mains croisées derrière le dos.

- Je vais te dire, moi, ce que je pense. Tu mérites que je t'envoie dans ta chambre. Te coucher. En plein jour. Et que je vienne te punir comme une gamine.
- Mais Sam ... je ... je suis trop grande pour ...
- Marion. Tu ne t'es pas conduite comme une grande fille. Mais comme une gamine égoïste et désagréable. Alors tu mérites une punition en conséquence. Tu mérites d'aller dans ta chambre, et que je te rejoigne ensuite pour t'administrer une bonne fessée qui te fera méditer sur ta conduite.
- Sam ... je ... je regrette ...
- C'est bien de regretter. C'est mieux d'assumer.
- Sam ...
- Marion ... je t'ai promis ... alors je te pose la question : penses-tu que cette punition soit juste ?

Une lueur de crainte passa dans ses yeux. Il se passa une longue minute avant que ma petite Marion opine de la tête.

- Bien ... tu es courageuse. Je suis fier de toi.
- ...
- Tu vas aller dans ta chambre maintenant ... te déshabiller ... te mettre au lit ... en petite culotte ... comme une gamine ... qui va recevoir la fessée ... et tu sais que celle-là tu l'as bien méritée ... je viens te rejoindre ma petite Marion ... ne traine pas ...

Marion se dirigea lentement vers la chambre. Je l'entendis rentrer et fermer la porte. Je laissais passer quelques minutes, et j'entrais à mon tour. Marion était couchée, et seules ses mains et le haut de son visage dépassaient de dessous la couette, qu'elle avait rabattue sur elle comme une dernière protection illusoire. Je me dirigeais vers le lit et entreprit de soulever cet ultime et léger rempart. Les mains de Marion se crispèrent.

- Marion !

Mon ton sec ne souffrait aucune réplique.

- Sam !

Je repris d'un ton plus calme :

- Marion ... c'est l'heure de ta fessée ...

Subjuguée, Marion ouvrit docilement ses mains et je retirais lentement la couette, faisant apparaître ma petite Marion vêtue d'une nuisette blanche et d'une petite culotte à rayures pastel. Dans moins d'une minute Marion serait couchée sur mes genoux. Dans moins d'une minute ma main allait s'abattre sur ses fesses recouvertes d'une simple étoffe de coton. Dans moins d'une minute Marion allait se mettre à gémir, gigoter, supplier et appréhender l'instant où sa petite culotte rejoindrait le tas de vêtements épars sur le sol qu'elle n'avait pas pris le temps de ranger.Dans moins d'une minute Marion allait recevoir une fessée cuisante.

C'était une belle fin de matinée ensoleillée. La lumière, tamisée par les volets, formait de grandes ombres sur le mur. Ma main se leva et l'espace d'un instant son ombre se mêla aux ombres des feuillages des arbres centenaires de cette ferme où mille souvenirs semblaient émaner des murs et des vieux meubles en bois. La veille au soir nous avions longuement rêvé tous les deux à côté du feu de cheminée et des flammes virevoltantes projetant de grandes ombres sur les murs.

- Marion ... c'est l'heure de ta fessée maintenant ...

jeudi 23 juin 2011

Nobody said it was easy













- Et alors ?
- Alors ça va ça vient.
- J'aime bien la théorie suivante : les rencontres que nous faisons, quand nous nous donnons la peine de nous projeter dans le monde sans attendre que l'autre vienne sonner comme par magie à notre porte, sont celles qui nous conviennent. Elles vont peut-être nous faire souffrir parfois, mais grandir aussi. Et il nous appartient de les nourrir, de les faire évoluer, sans en avoir peur.
- Peur ?
- Oui, parce que toute rencontre nous change et change l'autre. Cela passe par des remises en question, des adaptations.
- Ce n'est pas toujours facile ...
- Nobody said it was easy.*

* Coldplay - The Scientist

mercredi 1 juin 2011

Avancer













Avancer ... suivre sa voie ... vaste programme ... qui nécessite parfois de ne pas suivre le sens du vent, de lutter contre ce qui nous parait évident. Ce n'est pas toujours confortable. Comme pour une jeune femme de se retrouver sur les genoux de quelqu'un ... Rire ! Non, non, je ne fais aucune allusion ... ce blog est très sérieux !

La fessée : une pratique infantilisante ?

Comme on peut le lire au travers de mes récits, le plaisir que je prends dans ce fantasme de fessée est fortement lié au schéma dans lequel ma partenaire redevient en quelque sorte petite fille, infantilisée, recevant "la punition des enfants" comme dirait Jean-Jacques. Ce type de situation n'est pas le seul "modèle", loin s'en faut, mais il est assez répandu de manière plus ou moins explicite. Je l'ai constaté au travers des lectures de blogs, de forums ou d'échanges directs.

Sans tomber dans la psychologie de bazar ou les interprétations trop hâtives, je pense que l'on peut avancer plusieurs pistes pour, sinon expliquer cet état de fait, du moins réfléchir sur les racines de ce fantasme s'exprimant de cette manière.

La psychanalyse a depuis longtemps fait état de l'importance d'événements liés à l'enfance ou l'adolescence qui induisent un comportement ou un modèle de pensée qui persiste ensuite à l'âge adulte. Je me placerais volontairement dans le seul cadre que j'ai personnellement expérimenté, c'est à dire celui d'une jeune femme ressentant le besoin irrépressible d'être punie, fessée comme une gamine par un homme plus mûr qu'elle, cet acte étant souvent et très fortement corrélé à une excitation sexuelle et provoquant un plaisir très fort chez les deux partenaires qui, à la suite de tels jeux, font l'amour ensemble.

Dans la mise en scène de ces situations, l'homme mûr détient l'autorité, il pose le cadre, définit ce qui arrive si les limites sont franchies (la fessée et le degré de sévérité lié aux écarts de comportement) et administre effectivement cette punition lorsque les limites sont franchies.

Dans ce cadre, la fessée me semble représenter l'autorité paternelle ou "professorale" au sens large, dépendant sans nul doute des projections qui ont été faites inconsciemment lors de l'enfance et de l'adolescence au cours d'expériences vécues ou imaginaires, et dépendant à la fois de l'histoire familiale et culturelle. Ainsi en Angleterre, pays où culturellement les châtiments corporels étaient administrés dans les collèges, les scénarios professeur-élève recréant un cadre strict sont légion. L'uniforme est omniprésent et participe à la définition du cadre, ainsi que les instruments traditionnels comme le paddle ou la canne. En France, où la culture des châtiments corporels était plus "familiale", c'est plutôt la figure paternelle qui est prépondérante, et l'instrument fétiche qui ressort est le martinet.

Dans tous les cas, le schéma est celui d'un cadre, qui, s'il est transgressé, aboutit à une punition permettant d'une part de montrer quelles sont les limites à ne pas franchir et d'autre part d'expier la faute commise. Savoir qu'il y a des limites est rassurant pour tout un chacun, et on peut faire l'hypothèse que ceux ou celles ayant soit vécu pendant l'enfance - encore une fois de manière réelle ou imaginée - ce type de punition répètent en quelque sorte ce schéma à l'âge adulte. Mais pourquoi seulement un "petit" pourcentage ? On peut faire l'hypothèse, comme le montrent certains exemples fournis par la psychanalyse, que l'état émotionnel, la sensibilité de la personne (et plus encore l'hyper-sensibilité), la période au cours de laquelle la sexualité mûrit jouent un rôle non négligeable dans le fait qu'un schéma va rester anecdotique ou se mettre en place de manière durable.

Par exemple, la fessée est souvent un ingrédient dans les jeux érotiques de beaucoup de couples, sans que cela soit systématique, de même que les jeux SM "soft" (se faire attacher par un foulard par exemple).

Ces jeux peuvent devenir beaucoup plus prégnants chez d'autres personnes. Si les scénarios de professeur-élève sont plus répandus en Angleterre qu'en France, par exemple, c'est sans doute parce que la culture des châtiments corporels dans les collèges était plus forte, et subsiste ne serait-ce que par les récits et les romans traitant ou évoquant ce sujet.

La fessée, par l'excitation qu'elle est susceptible de provoquer (les fesses sont évidemment un élément très érotique), mêlée à la honte qu'elle peut provoquer (la fessée déculottée met à nu les parties les plus intimes) et l'ambigüité de la situation d'une jeune fille étant fessée par son père (encore une fois de façon réelle ou imaginaire lors de lectures) alors que l'Oedipe est là (la jeune fille étant amoureuse de la première figure masculine qu'elle a à sa disposition), en fait bien évidemment un élément émotionnel de premier plan.

Ce point est somme toute important, car il déculpabilise pour moi tout un chacun : une jeune femme rêvant de se faire recadrer comme une gamine est peut-être tout simplement une jeune femme qui a vécu une expérience forte d'éveil de son désir sexuel lors d'une fessée administrée par son père. Cette expérience peut alors mener à une situation contradictoire : d'une part la recherche d'une situation analogue d'excitation sexuelle avec la projection d'une figure paternelle chez le partenaire masculin (d'où l'attirance vers les hommes plus âgés pour les jeunes femmes) et d'autre part une forte culpabilité ressentie - la situation initiale ayant été vécue comme de type incestueux et donc constituant l'un des tabous les plus forts de l'être humain.

Faut-il s'en inquiéter ? Quelle attitude adopter ? Je n'ai pas vraiment de réponse universelle à ces questions, et je pense que chacun doit trouver sa réponse. Je peux simplement dire que refouler ses désirs pour se conformer à ce qu'on imagine être la "normalité" ambiante amène en général à de fortes frustrations qui renforcent d'autant plus à la fois le désir et la culpabilité. J'ai vécu cela.

Après tout, de manière générale, la jeune femme qui était amoureuse petite fille de son père projette plus ou moins inconsciemment cette image paternelle dans le compagnon qu'elle recherche, et il en est de même pour le jeune homme avec la projection d'une image maternelle chez sa compagne. Cette image est partielle, bien évidemment, sinon le tabou incestueux referait surface, mais c'est un grand classique. On peut faire l'hypothèse qu'une jeune femme ayant vécu une fessée réelle ou imaginée ait investi dans cet acte plusieurs points : le fait d'être rassurée d'abord par l'existence de limites qui sont posées, le fait ensuite d'être aimée puisque l'on s'occupe d'elle, et enfin le fait d'être excitée sexuellement puisque les fesses sont une partie éminemment érotique.

Vivre de nouveau ce fantasme à l'âge adulte est alors le moyen de renouer avec ces états émotionnels.

Comprendre cela est peut-être un moyen de mettre à distance sa culpabilité, en acceptant tout simplement que ce que l'on ressent fait partie de notre histoire : c'est ce que nous avons "intégré" dans notre esprit et dans notre corps. Ce n'est pas de notre faute. Il n'y a pas de jugement moral à porter sur soi-même, dans le sens c'est "bien" ou c'est "mal". Cela est, tout simplement. Je pense qu'en la matière le seul juge de paix est nous-même, c'est à dire savoir si au bout du compte la pratique de ces jeux est épanouissante ou aliénante pour soi. Pour illustrer cela, prenons l'exemple classique d'un enfant battu qui répète ce comportement auprès de ses propres enfants, parce que c'est la seule manière de s'en "occuper" qu'il a intégré. Ce schéma est évidemment néfaste.

Dans le domaine d'un couple, si la fessée est utilisée pour aliéner son partenaire, esclave de son désir, la situation devient aliénante et insupportable pour moi vu de l'extérieur : elle s'apparente à de la manipulation.

Si la fessée est pratiquée dans le cadre d'un jeu érotique entre partenaires conscients et consentants, elle peut alors devenir un chemin d'exploration de soi-même et de l'autre dans lesquels sont échangés de très beaux moments. J'ai l'habitude de dire que dans ces jeux il se "joue" quelque chose de fondamental, peut-être la répétition d'une expérience qui a été structurante pour l'individu. J'ai vécu pour ma part de tels moments. Quand cela se fait dans l'amour et le respect mutuels, cela peut être parmi les expériences les plus fortes de la vie, puisque cela mêle d'une part l'amour, d'autre part la sexualité, énergies fondamentales par excellence.

Bon, cela fait beaucoup d'hypothèses, mais il me paraissait intéressant de partager ces réflexions. Je terminerai en citant deux jeunes femmes d'un forum bien connu (OJ pour ne pas le citer ... j'adore utiliser cette figure de style qui est tout à fait hypocrite ;-) qui ont écrit en quelques phrases une belle illustration de leur ressenti de ces jeux, en tout cas qui me touche beaucoup et qui résonne en moi, et qui mêle le trouble d'être infantilisée tout en se sentant femme, joli paradoxe s'il en est (mais la vraie vie est pleine de paradoxes) :

S‘il me prend par la main tout doucement avec son regard qui me dit "alors là, tu va en recevoir une et tu sais que tu l'as méritée"... je me sens totalement "petite", "fragile" et plus il est doux plus je me sens docile. Limite hypnotisée.
Je ne cherche pas vraiment à être infantilisée, mais quand ça arrive c'est toujours délicieux. 
 
Rose


J'aime ce que tu dis là Rose...et j'aime aussi le terme "être grondée". Je trouve cela à la fois terriblement doux, chaud, sensuel, enveloppant.
J'aime me retrouver sur les genoux... raconter des secrets inavouables au creux de l'oreille... me blottir... me cacher dans son cou... rougir de confusion, en rire nerveusement, essayer de m'échapper de son emprise car j'en aurais trop dit... trop honte de moi tout d'un coup, baisser les yeux... me sentir petite dans son grand regard qui interroge... me sentir nue, dévoilée, transparente... offerte à son inquisition bienveillante. C'est de cette façon que j'aime être infantilisée, par un trouble qui me renvoie à ce que je pouvais ressentir enfant... tout en étant femme.
Am

samedi 26 mars 2011

Orage













Ce soir là la pluie menaçait. L'atmosphère était lourde. Une tension de plus en plus forte régnait dans l'air, un de ces moments où tout notre être n'aspire qu'à une chose, entendre un coup de tonnerre libérateur et annonciateur des premières gouttes qui apporteraient enfin la fraîcheur attendue.

Marion était sur les nerfs. A plusieurs reprises je l'avais menacée, lui indiquant que si elle continuait à être insupportable, elle en subirait les conséquences. Mais au fond de moi-même je sentais qu'elle aspirait au dénouement des tensions intérieures exacerbées par les conditions météorologiques.

- Marion ! Si tu n'arrêtes pas, tu sais ce qui va t'arriver !
- Je m'en fiche ! D'ailleurs tu n'as pas le droit !

Les paroles stériles s'étaient succédées. J'avais tenté de raisonner ma petite princesse, mais toutes mes tentatives s'étaient heurtées à son incompréhension. Elle ne démordait pas de sa position. Au moment où je perdais patience, l'orage éclata. Ce fut comme une inspiration.

- Bien. J'arrête de discuter, ma petite Marion. Puisque mes paroles sont sans effet, je vais te donner la fessée que je te promets depuis tout à l'heure. Mais avant cela tu vas te rafarichir les idées dehors !

La pluie commençait à tomber. De lourdes gouttes tièdes s'écrasaient sur le sol. Je pris Marion par le coude et l'entrainait dehors.

- Non ! Sam ! Qu'est ce que tu fais ?
- Je t'emmène dehors ... pour te rafraichir les idées ... je te réchaufferai ensuite, ne t'inquiète pas ..

Marion savait comment elle allait être réchauffée, et cette allusion à ses futures rougeurs bien ciblées la firent paniquer.

- Sam ! S'il te plait ! Je ... je sais ... j'ai été chiante ! Je te demande pardon !
- Marion ... j'apprécie beaucoup que tu reconnaisses que ton attitude a été très pénible ...
- Oui ! Excuse-moi ...
- Oui. Je vais t'excuser. Après ....

La pluie s'était maintenant transformée en un rideau fin et dru, et nous fûmes rapidement trempés tous les deux. Marion était vêtue d'un tee-shirt qui collait à sa peau maintenant, faisant ressortir ses petits seins qui pointaient sous l'étoffe mouillée. Sa jupette d'été était également trempée, et l'eau s'écoulait sur ses jambes en petits canaux ruisselants. Au bout de quelques minutes de sermon j'annonçais :

- Il est temps de rentrer maintenant.

Marion me suivit, la tête basse, piteuse.

- Marion. Tu sais que je t'aime beaucoup. C'est pourquoi je vais te punir, en espérant que cette punition porte ses fruits.
- Sam !

Marion joignit les mains et les tordit nerveusement. Elle tourna son visage vers moi, les cheveux trempés, et je ne sus si les gouttes qui perlaient sur ses joues provenaient uniquement de la pluie ou si quelques larmes s'étaient mélangées à elles. Elle était debout devant moi. Elle était touchante. Elle était belle.

J'écartais la table basse qui se trouvait devant le canapé, ce qui annonçait le début imminent de la punition. Le canapé dégagé, j'attirais Marion vers moi sans ménagement. Je m'assis et je la basculais sur mes genoux.

- Tu es trempée, Marion. Je ne voudrais pas que tu prennes froid !

Je relevais sa jupette. Sa petite culotte gorgée elle aussi d'eau faisait ressortir ses petites fesses rebondies. Marion gigoterait, battrait des jambes, essaierait de se dégager. Je songeais à l'instant où, dans quelques minutes, nous ferions l'amour, où je la pénètrerais, et cette pensée fit bondir le désir en moi.

- Marion ... tu es toute mouillée ...

Dans quelques secondes ma main allait s'abattre sur le coton mouillé de la petite culotte.

Week-end













Il y a des week-ends sombres, tristes et nostalgiques, où j'aimerais que l'ailleurs soit déjà là.
Mais je ne regrette rien.

mercredi 9 mars 2011

Sam ...arrête ...














Il pleuvait. Le vent soufflait par rafales. C’était l’hiver, un froid presque méchant, prêt à glacer les os, à balayer le visage de pluie mouillée. Une escapade sur le bord de mer en voiture. Un chocolat chaud, une bière. Quelques photos de la digue, de Marion.

Nous avions petit à petit échangé des moments tendres.

-         Sam ... j’ai envie que tu me prennes dans tes bras ...

Nous avions regardé un film. Marion était pelotonnée contre moi, en pyjama. J’ai savouré ce premier moment d’intimité, et je sentais le désir, si le besoin s’en faisait sentir, de punir ma petite princesse si elle se montrait désagréable, insolente, impertinente ... si elle dépassait les bornes ... alors oui je lui administrerais une fessée ... pour lui faire comprendre que se conduire comme une gamine ... conduit à être punie comme une gamine.

Le soir, dans le lit, nous avions longuement parlé tous les deux, dans le noir, sur l’oreiller.

-         Sam ...
-         Oui ?

La main de Marion sur ma poitrine, sa tête enfouie dans mon épaule, mes bras l’entouraient et j’étais bien.

-         Tu sais ... je me sens toute petite quand tu me grondes, quand je sens que cela bascule ...
-         ...
-         Tu sais ... j’ai ouvert le tiroir de la commode tout à l’heure ... et j’ai vu ...
-         Oui ?
-         Le martinet ... cela m’a beaucoup troublée ...
-         ...
-         Dis ... tu crois que tu me le donnerais un jour, en vrai ?
-         Un jour où tu ferais une très grosse bêtise ... oui ... je te le donnerais ...
-         Ca me fait peur ... mais cela m’attire en même temps ...
-         Oui ... c’est normal ...

Cette conversation m’apportait une vague de bien-être et le sourire était sur mes lèvres.

-         Dis ... tu sais ... j’ai été sage aujourd’hui ... mais je crois que demain je le serai moins ... cela m’excite beaucoup quand je pense que je peux être reprise en main ...
-         Oui ... tu sais ... si demain tu dépasses les bornes ... alors oui je te ferai savoir qu’il est nécessaire que tu te conduises autrement ...

Je sentis Marion troublée.

-         Si tu te conduis comme une gamine ... je te punirai comme une gamine ...
-         Sam ... arrête ...
-         Je te coucherai sur mes genoux ...
-         Sam ... arrête ...
-         Et je te donnerai une bonne fessée ... pour te faire comprendre ...
-         Sam ...

Le son de sa voix était devenu un souffle.

-         Et si nécessaire ... ce sera une fessée ... déculottée ...
-         Sam ... arrête ...
-         Et si tu t’entêtes ...
-         Sam ...
-         Alors j’irai ouvrir ce tiroir ...
-         S’il te plaît ... arrête ...
-         Marion ... c’est moi qui pose le cadre.

Dans un murmure à peine audible Marion me répondit : « Je sais ... ».

vendredi 4 mars 2011

Sam ... Merci ...













C'était l'une des premières fois où nous nous rencontrions. Un week-end dans une vieille ferme au bord de la mer. Nous nous étions promenés longuement sur la plage balayée par les embruns, nous avions pris un verre dans le seul bar ouvert, un peu triste, et nous nous étions réfugiés le soir dans cette vieille demeure dont les meubles en bois semblaient résonner de mille souvenirs. J'avais allumé un feu. Au dehors la pluie tombait. Un cadre traditionnel, rassurant.

- Marion !

Mon ton était ferme, n'appelant aucune réplique. Ma petite princesse baissa la tête, hésitant entre se rebeller ou accepter les réprimandes qui se termineraient, elle le savait, par la punition qu'elle redoutait parmi toutes. Je venais de préparer à manger et de demander à Marion de mettre le couvert. Celle-ci avait tout d'abord protesté en riant :

- Ben ! Les petites princesses se font servir, tu ne sais pas ?

J'avais répondu en plaisantant :

- Marion ... oui, mais cela ne les dispense pas de mettre la main à la pâte ... j'ai fait un feu, j'ai fini de préparer à manger, nous allons passer une bonne soirée, alors je te demande de participer ...

Sans me regarder, Marion jeta, désinvolte, mais d'une voix que je sentis cependant moins assurée :

- Eh bien moi je ne veux pas. Je suis fatiguée, alors tu mets aussi le couvert.
- Marion, tu m'aides tout de suite où tu vas avoir des ennuis !
- Oh, ça va ! Je vais te le mettre ton couvert !

Marion prit les assiettes et d'un air maussade les posa bruyamment sur la table. Sa mauvaise humeur m'exaspéra.

- Marion ! Tu reprends ces assiettes et tu les poses doucement !

Marion hésita, reprit les assiettes, les posa doucement et me regarda avec un sourire ironique :

- Voilà ! Tu es content maintenant ?
- Marion !

Je fis rapidement le tour de la table. Marion était en pyjama. Sans lui laisser le temps de protester, ma main claqua par deux fois ses deux petites fesses rebondies.

- Aie ! Mais c'est pas juste, je n'ai rien fait !
- Oui, tu n'as rien fait d'autre que d'être impertinente et désagréable toute la journée ! Et je te prie de finir de mettre ce couvert sans rechigner maintenant ! Ou alors je te le ferai sentir d'une autre manière !

Vexée, Marion porta sa main à ses fesses pour les frotter rapidement et s'exécuta sans plus attendre. Au moment de s'asseoir, elle ne put s'empêcher de nouveau de me provoquer.

- Pffff ... tu n'as même pas débouché le vin ! Tu me demandes de mettre le couvert mais toi tu ne fais rien !

C'en était trop. Gardant mon calme, j'annonçai avec une voix douce :

- Bien. Puisque tu ne semble pas avoir compris ce que je t'ai dit, et comme je n'ai pas l'intention de continuer à passer la soirée de cette manière, nous allons régler nos comptes, ma petite princesse.

Je me levais et saisissant Marion par le coude, je l'obligeais à me suivre jusqu'à une chaise qui se trouvait le long du mur.

- Ma petite Marion ... puisque tu te conduis comme une gamine ... tu vas recevoir une punition de gamine ...
- Mais ...
- Tais-toi. Tu sais que j'aime te faire plaisir, te faire à manger, te ménager des surprises. Mais il y a une chose que je ne supporte pas, c'est de devoir obéir au moindre de tes caprices. Et comme je vois que tu as besoin d'être recadrée, ma petite princesse, je vais m'y employer immédiatement.

Je m'assis sur la chaise. Saisissant Marion par le poignet, je l'attirais vers moi et la basculais sur mes genoux.

- Sam ! Non ! S'il te plait !

Sans obéir à ses protestations, ma main s'abattit à plusieurs reprises par dessus son pyjama. Les claques sèches n'étaient pas très fortes, mais suffisamment pour faire sentir à ma petite Marion qu'elle avait dépassé les bornes. Ma main allait en alternant d'une fesse à l'autre, insistant parfois sur l'une des deux fesses, rougissant méthodiquement les courbes arrondies qui s'offraient à moi. Marion commença à gigoter et essaya de ramener sa main pour protéger son séant. Un simple mouvement la fit de nouveau basculer en avant, et ce faisant, ses bras se tendirent et ses mains se posèrent sur le sol pour retrouver l'équilibre. Ses petites fesses commençaient à chauffer et rosir sous le pyjama. J'hésitais un instant à déculotter ma petite princesse et à continuer cette fessée méritée, mais je décidais que la leçon devait avoir porté ses fruits. Trois bonnes claques sur chaque fesse ponctuèrent la fin de la punition.

- Bon. J'espère que nous allons pouvoir manger tranquillement cette fois-ci !

Marion repris son souffle et se releva lentement. A son regard noir je compris qu'elle était en colère. J'en eus immédiatement la confirmation lorsqu'au moment de se rasseoir elle me jeta d'un air de défi :

- Pfff ! Même pas eu mal !

Piqué au vif, je lui répondis :

- Ah bon ! Tu n'as même pas eu mal ! Alors c'est que j'ai été trop gentil sans doute, et que cette punition n'a servi à rien ! Je vais réparer cela immédiatement ma petite princesse ...

De nouveau je saisis le poignet de Marion qui me jeta un regard d'effroi.

- Sam ! S'il ... s'il te plait ... non ... je ... si ! J'ai eu mal, je te promets, je te ...

Marion ne put finir sa phrase. Je l'entrainais déjà vers la chambre en l'obligeant à me précéder dans l'escalier.

- Monte ma petite princesse ... puisque apparemment la fessée que je t'ai administrée n'a pas suffi, je vais te donner une vraie fessée, cette fois-ci, comme j'aurais du tout de suite le faire.

Marion savait ce que j'entendais par une vraie fessée.

- Sam ! S'il te plait, non, j'ai trop honte !
- Tu aurais du y penser avant ...

Nous étions arrivés devant le lit sur lequel je m'assis. J'obligeais Marion à me regarder dans les yeux.

- Bien. Je crois que tu t'es conduite comme une vraie gamine, Marion.

Dans l'attente de son châtiment à venir, Marion, gênée, attendait la suite. Elle aurait voulu que les réprimandes cessent. Elle aurait voulu que ce soit déjà fini. Elle regrettait ce qui s'était passé. Mille papillons s'agitaient dans son ventre. Elle était redevenue petite fille, honteuse à l'idée d'être déculottée et fessée pour ses bêtises.

- Sam .. je suis trop grande pour ... pour ...
- Pour quoi ma petite princesse ?
- Sam ... je ... non ...
- Si ... dis-le puisque tu as commencé ... pour ?
- Pour ... recevoir ...

Les mots sortaient difficilement de sa bouche. Quelques larmes embuèrent ses yeux.

- Oui ... continue ...
- Une .. une ...

Le dernier mot ne put sortir de sa gorge.

- Eh bien ... je vais te donner mon avis moi ..  puisque tu te comportes comme une gamine .. ton comportement nécessite une réponse appropriée .. alors je pense .. que tu n'es pas trop grande ... pour ... recevoir ... une punition ... appropriée. Une ... fessée ... déculottée ...

Le temps des réprimandes était terminé. Je tendis mes bras et je baissais lentement le pyjama de Marion. Elle avala sa salive mais ne protesta pas. Lorsque son pyjama fut à terre, je fixais Marion dans les yeux et tendit doucement la main pour l'inviter à se coucher sur mes genoux. Le contraste entre mes reproches sévères et ce geste presque tendre eut pour résultat d'embuer un peu plus ses yeux. Marion savait qu'elle allait recevoir de nouveau une fessée, mais qu'il s'y mêlerait beaucoup d'amour de ma part. Lorsqu'elle était dans cet état elle me touchait profondément. Il se passait alors quelque chose d'indicible, un moment de rencontre partagé très fort, très loin, comme si soudain nous nous révélions à nous-mêmes tous les deux. Marion renifla et vint se coucher lentement sur mes genoux, les fesses encore protégées par sa petite culotte.

- Et bien ma petite Marion ... tu sais ce qui va se passer, maintenant, n'est-ce pas ?

Marion ne le savait que trop. Lorsque je fis glisser sa petite culotte le long de ses fesses et de ses cuisses, sa main essaya de m'en empêcher. De nouveau je lui saisis le poignet et le ramenais tendrement mais fermement sur son dos. Je sentis Marion au bord des larmes alors qu'elle attendait que la première claque s'abatte sur ses fesses déjà rougies. Enfin ma main s'abattit, Marion commença à gigoter, essayant désespérément de s'échapper. Mais je la tenais fermement, et ses jambes battirent de plus en plus rapidement au rythme des claques. Enfin je m'arrêtais. Marion reprit son souffle, toujours allongée sur mes genoux, son visage enfoui sur le lit. Enfin je la relevais. Nos regards se croisèrent avec une infinie douceur.

- Marion ... je vais te prendre maintenant ...

Marion frissonna. Nos corps se rapprochèrent et s'entremêlèrent.

...

Nous ramassâmes nos vêtements épars, jetés tout autour du lit. Nous étions bien.

- Et si nous allions manger maintenant ma petite princesse ? Tu seras agréable maintenant ?

Un sourire mêlé de gêne me répondit. Marion baissa les yeux. Je m'approchai d'elle.

- Marion ...
- Oui ...
- Je t'aime ...

Pour toute réponse ses lèvres frôlèrent les miennes dans un doux baiser. Elle murmura :

- Sam ... Merci ...

dimanche 27 février 2011

Parenthèse

  











Il y a bien longtemps que je n'ai pas écrit sur ce blog. Je n'ai jamais été très régulier, et pour tout dire je me suis consacré au "réel" ces derniers mois. Le "virtuel", s'il a ses charmes et peut servir tantôt d'exutoire, tantôt de miroir ou de journal "extime", ne remplace pas le réel, la vraie vie. Et ce moyen d'expression me parait parfois un peu vain. En même temps relire mes posts et revoir les quelques photos publiées ne me déplaît pas, et puis ce blog m'a permis aussi d'assumer mes fantasmes et de faire de belles rencontres. Je verrai bien la suite.

Au passage une photo de lune. La nuit, avec au loin, la lumière ... une image qui m'évoque le tunnel de lumière auquel font allusion les rescapés d'une NDE (Near Death Experience).

Messages les plus consultés