mardi 2 novembre 2010

Le martinet













C’était une matinée d’automne ensoleillée, et nous venions de nous réveiller doucement, dans les bras l’un de l’autre. La veille Marion avait été punie pour son comportement, et ses fesses avaient rougi juste après sa douche. Sa culotte de pyjama baissée, couchée sur le ventre, j’avais glissé le polochon en travers du lit pour bien faire ressortir ses petites fesses rebondies et ma main avait longuement claqué la peau nue. Marion avait pleuré, et je l’avais tout aussi longuement consolée dans mes bras. Je m’étais levé et avait préparé le petit déjeuner que je venais d’apporter sur un plateau à ma petite princesse. Je m’étais donné de la peine et j’avais disposé, en plus du café et du jus d’orange, deux croissants accompagnés d’un yaourt et d’une pomme coupée en morceaux. Je posais le plateau entre nous deux.

-         Et bien Marion … tu as compris la leçon hier soir ?
-         Sam … s’il te plait … je n’aime pas quand on en parle …
-         Tu n’aimes pas quoi au juste ?
-         J’aime pas. C’est tout !
-         Tu n’aimes pas que je te rappelle que tu te conduis comme une gamine ?
-         …
-         Tu n’aimes pas que je te rappelle que tu as encore besoin d’être prise en main, au sens propre du terme ? Fessée comme une gamine ?
-         Sam … arrête …
-         Tu n’aimes pas que je te rappelle que tu rougis quand je baisse ta petite culotte sur tes cuisses ? C’est ça ?
-         Ah ! T’es franchement relou, là ! D’abord je la méritais pas !

Au fond d’elle-même, Marion était loin d’être fière et savait pertinemment que la fessée de la veille avait été amplement méritée. Mais elle ne pouvait s’empêcher de s’énerver lorsque je lui remémorais son comportement et ses conséquences fâcheuses.

-     Et bien puisque c’est comme ça !
-     Eeeeh !

Je poussais une exclamation. Marion venait de renverser le plateau sur le lit. Le jus d’orange mêlé au café s’écoulait dans les plis des draps, entre deux trainées blanches de yaourt. Marion regretta aussitôt son geste, comprenant instantanément son incongruité.

 -         Bravo ! C’est très malin ça !

J’étais furieux.

-         Sam … je … je suis désolé … je … je ne voulais pas …
-         Tu ne voulais pas mais tu l’as fait quand même !
-         Je … je vais nettoyer …
-         Oui. Tu ranges tout, tu mets les draps dans la machine, et on règlera ça ensuite …

Marion se leva. Son bas de pyjama était trempé.

 -         Enlève aussi ton pantalon de pyjama. Et reste comme ça d’ailleurs …


Marion rougit et s’exécuta en silence. Une demi-heure plus tard, Marion était devant moi, tête baissée, mains croisées derrière le dos.

-         Tu sais ce qui t’attend n’est-ce pas ?
-         …
-         Encore une fessée … pourtant la dernière ne datait que de hier soir …
-         Excuse-moi …
-         Oui. Après.
-         …

-         Marion … je me demande si cela sert à quelque chose les fessées que je te donne … quand je vois ton comportement …
-         …
-         Décidément … je me demande si un jour je ne devrais pas acheter un martinet … peut-être que quelques lanières de cuir te feraient revenir à la raison beaucoup plus rapidement …

L’évocation de ce possible châtiment eut un effet immédiat. Je sentis Marion frémir.

-         Bon. Je vais te fesser de nouveau puisque tu n’as pas compris la leçon hier soir …

Je m’approchais de Marion et lui prit le bras. Je la forçais à se retourner et j’appliquais, toujours debout, quelques claques sèches sur ses cuisses nues. Marion poussa quelques « Aie ! » mais n’osa pas protester.

-         Puisque tu n’as pas encore compris … tu recevras de nouveau une fessée ce soir … je ne te la donne pas maintenant, comme cela tu auras le temps aujourd’hui de méditer sur ta conduite …
-         …
-         Et finalement … je crois que le martinet n’est pas une si mauvaise idée que cela … je vais m’en procurer un … un bon vieux martinet classique … comme cela … le jour où tu referas une grosse bêtise … nous l’aurons à portée de main ...

Marion blêmit.

-         Sam … je … je peux venir dans tes bras … s’il …s’il te plait …

Je sentis que Marion acceptait sa punition, acceptait qu’un tel instrument fasse son apparition, mais qu’elle avait un besoin immense d’être rassurée. J’ouvris mes bras. Elle s’y jeta, le cœur battant.

-         Ma petite princesse … ce n’est pas parce que tu es une petite princesse … que tu n’as pas des devoirs … et c’est mon rôle que de te les rappeler …
-         Dis … tu … tu me donnerais vraiment le martinet ?
-         Si tu le mérites … oui … je crois que parfois … cela te ferait vraiment du bien … quand tu dépasses vraiment les bornes … quand tu fais n’importe quoi …
-         Et … tu vas … vraiment … en acheter un ?
-         Oui.

Je caressai doucement les cuisses et les fesses de Marion.

-         Tu sais … je te punirai pour ton bien … avec le martinet si nécessaire … mais je serai toujours là après … pour te consoler … tu peux en être sûre …

Marion se rapprocha un peu plus près. Mes mains remontèrent sur ses reins, puis caressèrent son dos. Elles atteignirent ses épaules, puis son cou, ses cheveux, sa nuque … Nos lèvres se rapprochèrent.

-         Sam … je te demande pardon pour ce matin …
-         Oui … mais n’oublie pas que tu seras entièrement pardonnée … ce soir … après …
-         Je sais …

Un doux, long et tendre baiser mêla nos lèvres comme un ultime point d'orgue à notre conversation.

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