dimanche 28 mars 2010

Ce matin là ... (deuxème partie)

Dès que nous eûmes franchi la porte, Marion se dirigea vers la table. Elle, d'ordinaire impulsive, semblait avoir soudain perdu sa taquinerie habituelle. Elle se tourna vers moi, et son regard s'attarda quelques secondes sur les branches souples et jaunes que je tenais dans ma main. Je la vis avaler sa salive et me regarder avec un air suppliant. Elle ouvrit la bouche, comme pour prononcer quelques mots, mais la referma aussitôt et baissa la tête, comme si elle avait soudain renoncé à argumenter, comme si elle avait décidé de s'abandonner à la punition que je lui avais promise, comme si elle avait hâte d'en finir. Une vague de compassion traversa mon être,  mêlée d'une détermination sans faille d'aller jusqu'au bout et de cingler les fesses de ma petite Marion qui commençait à retirer lentement ses chaussures. Le silence s'était fait. Une chaussure tomba, puis l'autre, avec un bruit mat sur le sol. Marion prit le temps de les aligner l'une à côté de l'autre, sans oser me regarder.

Un rayon de soleil fit son apparition, baignant de ses rayons la pièce. Ironie du sort, ce soleil tant attendu arrivait trop tard. Marion avait déjà posé ses deux mains sur la table. Tout en maintenant fermement l'épaisse planche de bois, elle leva son regard sur ce soleil et ferma les yeux quelques instants, comme pour se laisser pénétrer par cette lumière, se nourrir de cette chaleur, se donner peut-être du courage. Le soleil disparut. Marion eut un frisson et rouvrir les yeux.

- Marion ... tu vas recevoir ta punition maintenant ...

Je m'approchais lentement d'elle. Les branches souples et jaunes du saule pleureur formaient comme un faisceau de verges au bout de mon bras. J'imaginais déjà les fesses et peut-être les cuisses blanches de Marion bientôt zébrées de rouge. Je posais délicatement ces branches sur la table, de façon à ce que Marion puisse les voir. Marion m'attendait, debout, sans bouger, ses mains aggrippant toujours le rebord de la table.

- Marion ... penche toi sur la table, s'il te plait ... mets tes mains de l'autre côté ...

Je sentis Marion frissonner à l'idée d'allonger son buste sur cette table, les seins contre le bois dur, offrant encore plus ses fesses, ses cuisses, ses jambes ... Elle glissa ses mains sur la table, loin devant elle. Je la sentais encore plus vulnérable, le corps penché en avant, et je fus ému de son attitude.

- C'est bien ...

J'avais prononcé cette simple phrase d'un ton calme et rassurant.

- Sam ... je ... j'ai peur ...

Un sourire monta sur mes lèvres. Qu'elle était belle ainsi à partager avec moi ce moment là. Lentement, je relevais sa jupe sur ses reins, découvrant une simple culotte de coton blanche. Les deux magnifiques globes de ses petites fesses apparurent, enserrés par l'étoffe, créant des courbes voluptueuses qui m'émurent au plus haut point. Je sentais que dans ce jeu que nous avions entre nous se jouait quelque chose de fort, d'essentiel, pour chacun d'entre nous deux, au dela du conscient. J'étais heureux d'être là, heureux de vivre intensément ces instants, en pleine conscience. Je me saisis d'une branche.

- Marion ... oui, si tu n'avais pas peur ... où serait la punition ?
- Sam ...
- Tu me fais confiance, n'est-ce-pas ?
- Sam ... oui ... mais ...
- Marion ... la prochaine fois, tu mettras des bas ? Tu te couvriras mieux ?
- ...
- Marion ... je vois que tu trembles un peu ... comme je te l'ai promis, je vais te réchauffer, maintenant ...

Le premier coup tomba et s'abattit sur ses fesses. Marion sursauta.

- Ouuuchhh !

Cinq fois de suite la souple branche jaune se releva et s'abattit, zébrant les fesses de Marion de jolies striures rouges en dessous de sa culotte blanche. Marion n'avait pas bougé ses mains.

- Marion ... je suis fier de toi ...
- Je ... je peux retirer mes mains maintenant ?
- Oui, Marion ... tu peux ...

Marion se releva brusquement, le visage défait par les larmes, et se précipita sans me regarder dans mes bras. Je lâchais la verge improvisée, ramenant instinctivement mes bras autour d'elle. Je sentais son corps contre moi, encore tremblant, le visage enfoui dans mon épaule, me serrant de toutes ses forces. Un immense bien-être m'envahit et une onde de désir traversa mon corps.

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