jeudi 7 mai 2009

To spank or not to spank ... that is another question

Une fois le fantasme apprivoisé, la question qui vient à l'esprit est le passage à l'acte. J'ai parfois lu ou entendu l'argument selon lequel il serait dangereux de mettre en pratique ses fantasmes. Je pense qu'en fait certains fantasmes servent uniquement à mettre en route la libido, ne vont pas être forcément partagés avec le (la) partenaire, et ne sont pas forcément "réalisables" sans porter atteinte au partenaire (physiquement ou psychologiquement). Ceux-là ne sont pas à réaliser !

L'important pour moi, c'est que la réalisation d'un fantasme s'opère entre adultes consentants, d'une part, et respecte le partenaire dans sa réalisation d'autre part, ce qui nécessite de rester en permanence à l'écoute de l'autre, le but ultime de l'échange étant le plaisir partagé et au bout du compte une meilleure connaissance de soi.

To speak or not to speak ... that is the question

Quand on lit les réflexions des personnes sur les forums autour de la fessée, beaucoup de témoignages font état d'une grande culpabilité autour de ce fantasme, renforcée par le fait que très souvent ces personnes n'en ont jamais parlé hors internet.

Je n'ai pas échappé à ce processus de culpabilisation, sans doute renforcé par une éducation occidentale judéo-chrétienne, et il m'a fallu aussi du temps pour me libérer et considérer finalement que ce fantasme était un fantasme parmi d'autres (entrer dans un sex-shop, aller au rayon DVD et voir la panoplie de ce qui est offert - enfin, plutôt vendu - donc qui reflète en quelque sorte les goûts variés de l'humanité - est assez instructif).

Mais ce qui a été le plus libérateur au bout du compte, c'est d'en parler "dans la vraie vie", avec des personnes qui ont expérimenté ou non, qui ont d'autres désirs. On s'aperçoit que l'on n'est pas tout seul, que l'on a en face de soi des vraies personnes, avec des qualités, des défauts, comme nous . Ne pas se sentir jugé, être compris, ça fait tout simplement du bien, beaucoup de bien.

Je me souviens la fois où j'en ai parlé à mon meilleur ami. Là aussi, ce fut libérateur, car il avait la maturité d'écoute et le recul nécessaire. Il est clair aussi que je n'en parle pas à n'importe qui ... mais cette parole m'a permis d'assumer ce désir et de ne pas le refouler (ça, ça ne fait pas du tout du bien ...).

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